Les Mines d’Or d’Afrique du Sud en Péril

Par: DailyForex.com

À 4 heures du matin, lorsqu’ils vont attaquer le premier quart de travail, les mineurs doivent soumettre leurs empreintes digitales aux contrôles de sécurité et se faufiler dans les tourniquets (mesure de sécurité supplémentaire) avant de descendre sur près de 3 kilomètres jusqu’à la mine de Sibanye Gold Driefontein. Loin dans le manteau rocheux, dans l’air humide, les mineurs tentent de briser une roche pleine d’or grâce à des explosions pour découvrir leur trésor.

Mines d’or

La majorité des mines d’or les plus profondes et les plus abondantes du monde se trouvent à environ 40 miles au sud-ouest de Johannesburg. Plus la mine est profonde, plus il est coûteux et difficile d’en extraire de l’or. La plupart des mines est prête à être explorée, mais les coûts importants de l’exploitation minière pourraient bientôt surpasser la valeur de l’or dans la mine.

Or

Sécurité minièreet Zama-zamas

En plus du fait de creuser, un autre facteur de coût pour les exploitations minières est le problème de la sécurité, y compris les mineurs illégaux appelés « zama-zamas ». Ils ne sont pas découragés par les profondeurs importantes et les niveaux élevés de sécurité des mines. Dans une mine voisine, une grève sauvage a dénombré plus de 450 zama-zamas aidés par des mineurs légaux. On estime que près de 4 % de la production d’or est perdue aux zama-zamas. Des équipes tactiques ont même été la cible de tirs alors qu’elles poursuivaient ces mineurs illégaux.

L’industrie minière sud-africaine est en déclin constant. En 1980, l’industrie minière représentait environ 20 % du PIB du pays. Elle fait moins de 10 % aujourd’hui du fait des coûts élevés et des faibles coûts des matières premières notamment. 70 000 emplois dans le secteur minier ont disparu en une demi décennie, et plus encore sont attendus. De nombreux zama-zamas sont d’anciens mineurs.

La législation gouvernementale

L’industrie minière en Afrique du Sud a également subi de plein fouet la nouvelle législation gouvernementale. Le Ministre des mines d’Afrique du Sud a introduit une charte qui oblige les entreprises à s’assurer que près de trente pour cent de leurs actions soient détenus par des noirs. Les entreprises sont tenues de maintenir ce niveau de propriété noire en permanence. Cela signifie que les entreprises doivent verser environ 1 % de leur chiffre d’affaires chaque année aux actionnaires noirs. À titre d’exemple, en 2016, les actionnaires noirs auraient reçu 5,8 milliards de rands sur les 5,9 milliards de rands versés sous forme de dividendes.

Alors que les hauts dirigeants de l’industrie minière sont blancs, presque tous les mineurs sont noirs. Le gouvernement se dit outré par cette inégalité, et c’est peut-être la raison qui l’a poussé à rédiger et à adopter cette loi aussi rapidement, sans vraiment tenir compte des ramifications que la nouvelle loi impliquait.

La première charte minière d’Afrique du Sud a été introduite en 2004, puis révisée en 2010 après de longues négociations entre le gouvernement et les leaders de l’industrie. La nouvelle charte vient d’être présentée et est si difficile à comprendre que la Chambre des Mines est allée en justice pour la bloquer. Roger Baxter, PDG de la Chambre, a déclaré que les nouvelles règles mettent en péril les emplois miniers et dissuaderont les investisseurs.

Les ressources d’Afrique du Sud sont déjà difficiles à vendre aux investisseurs mondiaux. Une enquête récente classe l’Afrique du Sud 74esur 104 juridictions minières. Le taux de chômage atteint 27,7 % et le pays est entré en récession au premier trimestre 2017, présentant un paysage fragile pour les investissements extérieurs.

Les prochaines élections apportent plus de confusion encore. Le Congrès national africain est profondément divisé. La charte est soutenue par le président Jacob Zuma avec d’autres politiques populistes qui, selon lui, font partie de sa « transformation économique radicale », bien que d’autres personnes estiment que c’est pour détourner l’attention des scandales de corruption. Le Député président Cyril Ramaphosa est le chef de fil de l’appel à la création d’une nouvelle charte. Malheureusement, un changement au sommet serait nécessaire pour voir un véritable changement dans l’industrie minière sud-africaine - ce qui peut être difficile à mettre en œuvre à court terme.

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