Microsoft traverse une phase de marché moins indulgente : les investisseurs veulent toujours croire au potentiel de l’IA, mais ils commencent à “facturer” plus cher les dépenses d’infrastructure et à exiger des preuves rapides sur la rentabilité. Résultat, la valeur devient plus sensible aux moindres signaux sur Azure, Copilot et les marges, ce qui augmente la volatilité et l’incertitude autour du dossier. Sur un site d’actualités suivi par les traders, Microsoft illustre bien ce changement d’ambiance : la vision long terme ne suffit plus, il faut aussi convaincre sur le court terme.
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Du “tout IA” aux arbitrages : ce qui a recentré le marché
Le point de bascule de ces dernières semaines vient surtout de la publication des résultats du T2 fiscal 2026 (fin janvier). Microsoft a confirmé l’ampleur de ses investissements IA et un rythme robuste sur Azure, mais la combinaison “capex record + cloud un peu moins explosif qu’espéré” a ravivé les craintes sur la génération de cash à court terme.
Trois éléments fondamentaux pèsent particulièrement sur le sentiment :
- Capex et rentabilité de l’IA : Reuters souligne la rotation actuelle sur les mégacaps, avec des investisseurs plus sceptiques face à l’ampleur des dépenses IA. Microsoft est explicitement cité parmi les valeurs sanctionnées, avec une baisse marquée depuis le début d’année.
- Azure sous surveillance permanente : sur la séquence de résultats, Microsoft a indiqué une croissance Azure autour de 39% sur le trimestre et a guidé une progression stable 37%–38% sur le trimestre suivant (janvier-mars), ce qui nourrit des lectures très sensibles “au dixième de point”.
- Cadre réglementaire : en Europe, le cloud fait l’objet d’une attention accrue (ouverture d’un chantier de surveillance/évaluation du secteur, selon Reuters fin 2025), un risque de bruit de fond qui peut réapparaître dans les périodes de nervosité boursière.
Où en est le titre : niveaux clés et signaux de trading
Le dernier cours de référence observé est 401,32 $ (clôture du 13/02/2026).
Côté analyses techniques, le tableau reste défensif :
- RSI (14) : 42,053
- MACD : -1,060
- MM50j : 405,41
- MM200j : 444,80
Niveaux techniques
Niveau | Zone | Commentaire |
Résistance | 403,33 | premier seuil de reprise |
Résistance | 404,98 | zone d’offre suivante |
Résistance | 405,87 | résistance supérieure court terme |
Pivot | 402,44 | point d’équilibre |
Support | 400,79 | pivot court terme |
Support | 399,90 | soutien suivant |
Support | 398,25 | niveau d’alerte |
Lecture pratique : le prix reste sous la MM50 (~405) et très loin de la MM200 (~445), ce qui maintient des signaux de trading prudents tant qu’un catalyseur ne réactive pas un flux acheteur plus durable.
Repère de valorisation
Selon Yahoo Finance (au 13/02/2026), Microsoft se traite autour de 25,11x les bénéfices (P/E trailing) et 24,27x en forward.
Scénarios à 2 semaines (horizon bi-mensuel)
Scénario central : volatilité contenue autour de 402
Tant que le titre évolue proche du pivot 402,44, le marché peut rester en mode “attente” : alternance de rebonds techniques et de retours de pression vendeuse au gré des news IA (capex, partenariats, concurrence) et de la lecture sur Azure.
Scénario de reprise : réintégration au-dessus de 403,33 puis 404,98–405,87
Un retour au-dessus de 403,33, puis 404,98/405,87, serait cohérent avec un apaisement des craintes “capex vs profits” et un regain d’appétit pour les mégacaps.
Scénario de risque : glissade sous 400,79 vers 399,90 puis 398,25
Sous 400,79, la zone 399,90 devient rapidement un test ; une extension vers 398,25 correspondrait à un marché plus “risk-off”, typique quand les investisseurs réduisent l’exposition aux grandes valeurs de croissance.
Conclusion
Microsoft reste un dossier de qualité, mais le marché est moins patient : la question dominante n’est plus “qui gagnera l’IA ?”, mais “à quel coût, et quand la rentabilité se verra-t-elle dans les chiffres ?”. À deux semaines, les niveaux 402,44 / 400,79 / 405,87 structurent le biais de court terme. Pour intervenir sur la valeur (au comptant ou via CFD), privilégier les meilleurs brokers en France (régulation, spreads, exécution, gestion du risque) devient crucial quand la volatilité reprend et que les signaux de trading se retournent vite.
