Stellantis aborde la fin février avec une pression inhabituelle pour une valeur du CAC 40 : une révision stratégique brutale sur l’électrification, une charge massive liée au recentrage EV, et un signal très négatif pour les investisseurs particuliers — la suspension du dividende. Dans cet environnement, la volatilité s’est installée et chaque titre de presse peut déclencher des mouvements rapides, ce qui remet le dossier au premier plan des actualités financières.
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Le recentrage EV et la note de crédit ont ravivé l’incertitude sur le dossier
Le point de bascule a été l’annonce, début février, d’une dépréciation de 22,2 Md€ liée au recul d’une partie des ambitions EV et à une remise à plat plus large (qualité, coûts, chaîne de valeur), avec une perte attendue sur le second semestre 2025 et pas de dividende en 2026. Le marché a interprété ce “reset” comme la confirmation que la transition EV sera plus longue, plus coûteuse, et plus heurtée que prévu pour Stellantis.
À cette nervosité s’est ajoutée une dégradation de la perception du risque de crédit : Moody’s et S&P ont abaissé Stellantis à leur plus bas niveau “investment grade”, en citant des perspectives de rentabilité et de cash-flow plus faibles que prévu. Cela a renforcé l’idée que le dossier restera très sensible au cycle, au pricing (rabais) et à la discipline financière.
Enfin, un élément de calendrier compte beaucoup pour une analyse bi-mensuelle : Stellantis doit publier ses résultats annuels 2025 le 26 février 2026. À court terme, le marché se positionne sur ce risque d’événement, avec une attention particulière sur les flux de trésorerie industriels, la trajectoire 2026 et la crédibilité opérationnelle.
Stellantis autour de 6,47 € : repères de prix et configuration suivie par le marché
Sur Euronext Paris, le titre a clôturé le 23/02/2026 à 6,472 €, après une chute historique le 6 février (séance à -25% sur la donnée Investing) qui a cassé la dynamique de début d’année.
Les analyses techniques à horizon journalier restent dominées par des signaux vendeurs, même si certains oscillateurs ne sont plus en survente extrême après la capitulation du début du mois :
- RSI (14) : 45,658 (zone neutre, mais fragile)
- MACD (12,26) : -0,017 (biais négatif)
- MM50 j (simple) : 6,557 €
- MM200 j (simple) : 7,298 €
Niveaux clés (court terme)
Niveau | Zone | Commentaire |
Résistance | 6,52 – 6,56 | Zone des premiers plafonds (R1/R3 “classiques”) |
Pivot | 6,50 – 6,51 | Zone charnière de reprise/affaiblissement (pivot “classique”) |
Support | 6,46 – 6,43 | Zone de défense immédiate (S2/S3 “classiques”) |
Support majeur | 5,73 | Plus bas du mois lors de la séance de choc |
Lecture pratique : tant que le titre reste sous la MM50 et très loin de la MM200, le marché traite surtout les rebonds comme techniques et exige une amélioration tangible du discours sur cash-flow et discipline EV. Dans ce contexte, les signaux de trading les plus suivis sont la capacité à se maintenir au-dessus de 6,43–6,46 et, à l’inverse, une réintégration durable au-dessus de 6,52–6,56.
Évaluation (repère)
Sur MarketScreener, Stellantis affiche un P/E 2026 estimé autour de 9,1x et un P/B d’environ 0,31x (données de valorisation publiées sur la fiche). Ces multiples “value” expliquent l’intérêt de certains investisseurs… mais la décote peut persister tant que le marché doute du cash-flow et de la trajectoire industrielle.
Scénarios pour les deux prochaines semaines
Scénario central (2 semaines) : marché suspendu aux résultats du 26 février
Tant que le titre reste au-dessus de 6,43–6,46, un rebond vers 6,50–6,56 reste plausible, mais il dépendra du ton de la publication et surtout des éléments sur cash-flow industriel, capex et trajectoire 2026.
Scénario de risque : retour de pression avant/après l’événement
Une rechute sous 6,43 remettrait rapidement la zone des 5,73 dans le radar, surtout si le marché juge la guidance 2026 trop fragile ou si le “reset” EV se traduit par davantage de coûts et de volatilité opérationnelle.
Points de vigilance (très concrets sur la quinzaine)
- Publication des résultats annuels 2025 (26/02) et réaction du marché sur dividende, cash-flow, marge et calendrier produits.
- Lecture des agences et des investisseurs obligataires après les dégradations (sensibilité aux annonces de liquidité et à la discipline financière).
Conclusion
Stellantis reste une valeur importante du CAC 40, mais le titre traverse une zone de turbulences où l’incertitude stratégique (EV), la crédibilité du cash-flow et l’absence de dividende dominent le narratif. À horizon deux semaines, la publication du 26 février est le point de passage : au-dessus de 6,43–6,46, le marché peut tenter de reconstruire ; en dessous, le risque d’un retour sur les plus bas reste élevé.
Dans ce contexte, ceux qui opèrent via CFD ou produits dérivés doivent être particulièrement attentifs aux conditions d’exécution et aux frais : comparer les meilleurs brokers en France (spreads, financement overnight, accès Euronext, gestion du risque en gap) devient un élément pratique quand la volatilité s’accélère autour d’un événement de résultats.