Le marché de l’EUR/DZD arrive au 22 mars dans un environnement plus tendu que prévu quelques semaines plus tôt. La paire a clôturé autour de 153,024 le 20 mars, après être remontée depuis la zone des 151,4-152,2 observée à la mi-mars. Ce redressement intervient alors que l’euro est soutenu par une BCE plus vigilante face au risque inflationniste, tandis que le dinar algérien reste indirectement appuyé par la flambée des prix de l’énergie.
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C’est important parce que cette paire reflète désormais bien plus qu’un simple différentiel monétaire. Elle intègre le choc pétrolier, les conséquences inflationnistes du conflit au Moyen-Orient, ainsi que la sensibilité de l’Algérie aux revenus hydrocarbures. Pour les entreprises, les investisseurs et les traders qui suivent les devises, cela signifie une volatilité plus politique et plus macroéconomique qu’à l’accoutumée.
Cette configuration concerne donc autant les opérateurs exposés à l’Afrique du Nord que les lecteurs d’actualités Forex à la recherche d’une paire périphérique devenue plus intéressante dans le contexte énergétique actuel.
Le pétrole et la BCE ont changé le ton du marché
Le principal fait nouveau de la semaine écoulée est la montée brutale des tensions énergétiques. Reuters a rapporté les 19 et 20 mars une envolée des prix du gaz et du pétrole après des frappes touchant des infrastructures clés au Moyen-Orient, avec un risque inflationniste accru pour l’Europe et un soutien mécanique pour les exportateurs d’hydrocarbures. Pour l’Algérie, cette toile de fond reste structurellement favorable au dinar via l’amélioration potentielle des recettes extérieures.
En parallèle, la BCE a maintenu son taux directeur à 2 % le 19 mars, mais son discours s’est durci. Christine Lagarde a insisté sur les risques haussiers pour l’inflation, et François Villeroy de Galhau a indiqué le 20 mars qu’une hausse de taux était désormais plus probable qu’une baisse si le choc énergétique persistait. Ce changement de ton soutient l’euro à court terme.
Le marché se retrouve donc face à deux soutiens fondamentaux opposés : un euro renforcé par une banque centrale plus prudente, et un dinar qui profite indirectement d’un baril élevé.
C’est exactement ce qui explique la stabilité relative mais nerveuse observée récemment dans les actualités financières sur la paire.
Les seuils qui encadrent la paire à court terme

Au 20 mars, l’EUR/DZD cote 153,024, avec un point haut journalier à 153,374 et un point bas à 152,153. Sur les dernières séances, la paire s’est redressée après avoir touché 151,424 le 13 mars, ce qui montre un retour progressif vers le haut de sa zone récente.
Du côté des analyses techniques, les signaux restent modérément positifs sans emballement. Investing.com fait ressortir un RSI 14 jours à 50,508, donc neutre, un MACD à 0,092 en léger signal d’achat, une MM50 à 152,448 et une MM200 à 152,310, toutes deux sous le cours récent. La structure reste donc légèrement favorable à l’euro, mais sans accélération franche.
Les niveaux techniques les plus utiles à surveiller restent les mêmes à très court terme :
Niveau | Zone | Commentaire |
Résistance | 152,731 | premier seuil de relance |
Résistance | 152,851 | extension haussière immédiate |
Support | 152,551 | premier appui de court terme |
Support | 152,491 | deuxième niveau de défense |
MM50 | 152,448 | tendance intermédiaire |
MM200 | 152,310 | tendance de fond |
Le fait que le marché cote désormais au-dessus de ces repères montre que le biais immédiat s’est un peu raffermi, mais l’écart reste trop limité pour parler d’impulsion puissante. Pour les traders, les signaux de trading restent donc davantage des signaux de suivi que de rupture.
Ce que le marché peut envisager jusqu’à la fin mars
Sur un horizon d’une semaine, le scénario central reste celui d’une paire orientée légèrement à la hausse tant que l’euro conserve l’appui du discours de la BCE et que le marché n’anticipe pas un choc trop favorable au seul dinar. Un maintien au-dessus de la zone 152,73-152,85 laisserait ouverte une poursuite vers la zone des récents sommets proches de 153,3-153,6 observés les 19 et 20 mars.
À l’inverse, si les marchés donnent davantage de poids au soutien pétrolier pour l’Algérie, ou si l’euro reperd un peu de terrain face à un regain d’aversion au risque, la paire pourrait revenir tester 152,55, puis 152,49. Ce serait alors un retour dans sa zone d’équilibre récente plutôt qu’un véritable retournement baissier.
Dans ce type de marché, l’intérêt n’est pas tant la vitesse du mouvement que la qualité de l’exécution. C’est aussi pour cela que les intervenants comparent souvent les meilleurs brokers Forex lorsqu’ils travaillent des paires moins liquides que les grandes majeures.
Conclusion
Pour une publication datée du 22/03/2026, l’EUR/DZD apparaît plus sensible qu’auparavant au choc énergétique mondial. Le cours de l'EUR/DZD est actuellement soutenu par un euro mieux tenu grâce au virage plus prudent de la BCE, mais il reste freiné par l’effet potentiellement positif des prix de l’énergie sur l’Algérie.
À très court terme, la paire garde donc un biais légèrement haussier, sans vraie explosion de volatilité. La zone 152,55-152,49 reste le socle défensif, tandis que 152,73-152,85 demeure la zone de confirmation immédiate. Cela suffit à maintenir l’EUR/DZD parmi les parités à surveiller dans les actualités du trading consacrées aux devises émergentes et périphériques.