Le cours de l’EUR/DZD aborde la nouvelle semaine dans une zone charnière, après plusieurs séances de repli puis un léger rebond en fin de semaine. Ce mouvement intervient alors que le marché digère à la fois la remontée des prix de l’énergie, le repositionnement des attentes sur la Banque centrale européenne et le rôle particulier du dinar algérien, dont l’évolution officielle reste encadrée par la Banque d’Algérie.
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C’est important parce que la paire se trouve au croisement de plusieurs thèmes très sensibles pour les particuliers comme pour les entreprises : inflation importée, coût de la vie, tensions sur l’énergie et volatilité sur les devises. Pour les acteurs qui suivent les actualités Forex, les actualités financières et les analyses techniques, l’EUR/DZD redevient un baromètre utile du contexte économique entre Europe et Afrique du Nord.
Le marché hésite après un reflux hebdomadaire, sur fond de pétrole et de BCE
Sur la semaine écoulée, l’EUR/DZD a reculé d’environ 0,64 %, avec un point haut proche de 153,55 et un point bas vers 151,49 avant de terminer autour de 152,58 selon les relevés de change récents. La Banque d’Algérie affichait de son côté un taux journalier officiel de 152,2748 dinars pour 1 euro le 6 mars 2026, ce qui confirme un marché revenu près de ses niveaux d’équilibre de court terme.
Le principal moteur fondamental côté euro reste la réévaluation du risque inflationniste en zone euro. Reuters a rapporté ces derniers jours que la flambée de l’énergie liée au conflit au Moyen-Orient fait remonter les inquiétudes autour de l’inflation, alors même que l’inflation de la zone euro est ressortie à 1,9 % en février et que plusieurs responsables de la BCE appellent à la vigilance avant la réunion du 19 mars. Cette incertitude réduit la visibilité sur la trajectoire des taux et soutient par intermittence la monnaie unique.
Côté algérien, la toile de fond reste différente. L’Algérie bénéficie traditionnellement d’un soutien relatif quand les prix du pétrole montent, ce qui peut limiter la pression sur le dinar dans le cadre du régime de change administré. La poussée récente du Brent au-delà de 80 dollars, avec des pointes signalées au-dessus de 90 dollars dans un contexte de perturbation du détroit d’Ormuz, constitue donc un facteur à surveiller de près pour l’équilibre EUR/DZD.
Les seuils qui comptent maintenant sur l’EUR/DZD

Au moment de la rédaction, le cours de l’EUR/DZD évolue autour de 152,56, après une clôture précédente à 151,82 et une fourchette quotidienne récente comprise entre 151,77 et 152,60. En rythme plus large, la paire affiche encore une hausse annuelle d’environ 5,9 %, mais elle reste sous son sommet sur 52 semaines situé à 156,305, ce qui montre qu’une partie de la pression acheteuse s’est normalisée depuis le pic de janvier.
Les signaux de momentum restent légèrement constructifs à court terme. L’analyse technique donne un RSI 14 proche de 64,6, un MACD positif à 0,132, une moyenne mobile 5 jours à 152,428, une moyenne mobile 50 jours à 151,993 et une moyenne mobile 200 jours à 152,185. Autrement dit, le rebond de court terme existe, mais il s’inscrit dans une zone où la paire n’est pas loin de ses moyennes majeures, ce qui peut freiner l’accélération.
Pour la lecture opérationnelle, la première zone de support se situe vers 151,50, correspondant au point bas hebdomadaire récent. En dessous, 151,17 constitue un second repère important, puisqu’il s’agit du plus bas observé depuis le début de 2026 dans les historiques disponibles. À la hausse, 153,55 représente la première résistance immédiate, puis 154,00-154,65 forme une zone plus lourde avant le sommet annuel de 156,31.
Quelle trajectoire pour la semaine à venir ?
Sur un horizon hebdomadaire, le scénario central pour trader avec les meilleurs Brokers Forex reste celui d’un EUR/DZD orienté dans un couloir assez étroit, mais avec une volatilité plus élevée qu’en début d’année. Tant que la paire reste au-dessus de 151,50, le marché peut revenir tester 153,55 puis la zone des 154,00. En revanche, une rechute sous 151,50 remettrait rapidement en jeu 151,17, avec un risque de glissement supplémentaire si le sentiment sur l’euro se dégrade avant ou après les prochains rendez-vous de la BCE.
Le facteur décisif restera le dosage entre deux forces contraires. D’un côté, l’euro peut être soutenu si la remontée des coûts énergétiques nourrit les préoccupations du marché sur l’inflation européenne et éloigne les baisses de taux. De l’autre, le dinar peut profiter indirectement d’un environnement pétrolier plus ferme, ce qui limite l’impact sur les prix de l’EUR/DZD tant que la Banque d’Algérie maintient une gestion ordonnée du change officiel.
Le principal risque pour la semaine n’est donc pas seulement technique, mais macroéconomique : aggravation des tensions au Moyen-Orient, nouveau choc sur le pétrole, changement de ton de la BCE, ou reprise plus marquée de l’aversion au risque mondiale. Dans un tel environnement, les analyses techniques restent utiles, mais elles doivent être relues à la lumière du contexte économique et de la spécificité du marché algérien.
Points clés pour les traders
Momentum de court terme encore positif au-dessus de 151,50, avec un RSI 14 proche de 64,6 et un MACD légèrement haussier.
La zone 153,55 puis 154,00-154,65 reste le principal plafond à surveiller cette semaine.
Une cassure sous 151,50 fragiliserait nettement la paire et replacerait 151,17 au centre du scénario.
Conclusion
L’EUR/DZD démarre la semaine dans un équilibre instable. L’euro profite d’un retour de l’incertitude sur l’inflation et la politique monétaire en zone euro, tandis que le dinar conserve un soutien potentiel via la remontée des prix de l’énergie et l’encadrement officiel du change. Pour les traders, le message est clair : le cours de l’EUR/DZD n’est pas dans une phase de panique, mais il reste exposé à une volatilité accrue, ce qui oblige à surveiller de très près les annonces macroéconomiques, le pétrole et les flux sur les devises.