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EUR/USD : analyse technique, perspectives et niveaux clés

Par Dailyforex équipe

L'équipe de DailyForex.com est composée de traders, d'analystes et de rédacteurs du monde entier, chacun apportant une perspective unique sur le marché Forex et utilisant différentes stratégies pour vous aider à améliorer votre trading Forex. ...

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L’EUR/USD repart à la hausse à l’approche du 24 mars, porté par le recul du dollar après le report annoncé de frappes américaines sur des infrastructures iraniennes. Ce mouvement est important parce qu’il intervient dans un environnement où l’inflation, l’énergie et les anticipations de taux redessinent rapidement l’équilibre entre les grandes devises. Les particuliers exposés au marché des changes, aux ETF dollar ou aux contrats CFD suivent donc de près le cours de l'EUR/USD, car il reflète à la fois le climat géopolitique, le coût de la vie via l’énergie et l’écart de ton entre la Fed et la BCE. Dans cet environnement, les actualités Forex redeviennent un moteur immédiat de volatilité.

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Le rebond de l’euro s’explique par un marché tiraillé entre pétrole et banques centrales

Le principal catalyseur des derniers jours a été la séquence géopolitique au Moyen-Orient.

Le dollar s’était raffermi quand les marchés ont cherché un refuge face à l’envolée du pétrole et au risque d’escalade, avant de reperdre du terrain le 23 mars après l’annonce par Donald Trump d’un report de cinq jours des frappes prévues contre des installations énergétiques iraniennes. Reuters indiquait alors une baisse de 0,7 % du dollar contre l’euro, avec un euro remontant vers 1,158.

La Fed a ajouté une deuxième couche d’incertitude. Le 18 mars, elle a laissé ses taux inchangés dans une fourchette de 3,50 % à 3,75 %, tout en relevant sa prévision d’inflation 2026 à 2,7 % et en gardant une seule baisse de taux dans son scénario médian pour cette année. Jerome Powell a aussi expliqué que l’énergie et les tarifs douaniers continuaient de compliquer la désinflation. Pour l’EUR/USD, cela signifie que le billet vert conserve un soutien structurel tant que les rendements américains restent élevés.

Côté européen, le message est plus nuancé mais moins accommodant qu’il y a encore quelques semaines. La BCE a maintenu son taux directeur à 2 % le 19 mars, tout en signalant que la flambée de l’énergie liée au conflit avec l’Iran constituait un risque haussier pour l’inflation et baissier pour la croissance. Depuis, Peter Kazimir et Luis de Guindos ont répété que la BCE agirait si les effets de second tour s’installaient. Goldman Sachs anticipe désormais deux hausses de 25 points de base, en avril puis en juin.

Le point faible de l’euro reste toutefois l’environnement économique européen. Le moral des investisseurs allemands mesuré par l’indice ZEW s’est effondré en mars à -0,5, signe que la hausse des coûts énergétiques et l’incertitude sur l’approvisionnement pèsent déjà sur la perception de la reprise. Autrement dit, l’euro bénéficie du reflux du dollar, mais il reste vulnérable dès que les inquiétudes sur la croissance de la zone euro reprennent le dessus.

Là où en est le marché des changes à très court terme

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Le cours de l'EUR/USD a clôturé le 23 mars à 1,1625, après 1,1571 le 20 mars, 1,1589 le 19 mars et 1,1452 le 18 mars. La paire a donc rebondi nettement depuis le creux provoqué par la poussée d’aversion au risque du milieu de semaine dernière, tout en revenant au contact de ses plus hauts récents.

Du côté des analyses techniques, la lecture quotidienne reste constructive mais moins simple qu’un mouvement linéaire. Les données d’Investing au 23 mars à 15h53 GMT montrent un RSI 14 jours à 60,18, un MACD à 0,001, une moyenne mobile simple à 50 jours à 1,1557 et une moyenne mobile simple à 200 jours à 1,1519. Les moyennes mobiles de court, moyen et long terme restent orientées à l’achat, ce qui confirme que la paire évolue toujours au-dessus de ses repères de tendance majeurs.

Les seuils à surveiller sur la semaine ressortent assez clairement. Le pivot classique se situe à 1,1617. Au-dessus, les résistances immédiates sont à 1,1644 puis 1,1667. En cas de repli, les supports les plus visibles se trouvent à 1,1594 puis 1,1567, avant une zone plus basse vers 1,1544. Dans la pratique, cela place l’EUR/USD dans une zone charnière : la paire a repris de la hauteur, mais elle n’a pas encore totalement effacé le stress inflationniste et géopolitique des dernières séances.

Ce positionnement est particulièrement utile pour les traders particuliers qui comparent les spreads et l’exécution proposés par les meilleurs brokers Forex. Tant que le marché reste dominé par les titres sur la guerre, l’énergie et les banques centrales, les faux départs peuvent se multiplier, même lorsque le biais de fond reste favorable à l’euro.

Les scénarios les plus crédibles jusqu’à la fin de la semaine

À horizon une semaine, le scénario central reste celui d’un EUR/USD ballotté entre deux forces contraires. D’un côté, la détente relative observée le 23 mars a fait refluer le dollar refuge et a redonné de l’air aux actifs risqués. De l’autre, le conflit n’est pas réglé, le détroit d’Ormuz reste au cœur des préoccupations et la hausse passée du pétrole continue de nourrir les anticipations d’inflation. Cette combinaison entretient une forte volatilité sur les devises.

Dans un scénario favorable, la poursuite de l’accalmie diplomatique et une détente supplémentaire des rendements américains permettraient à l’EUR/USD de s’installer au-dessus de 1,1617 puis de tester 1,1644 et 1,1667. Ce scénario serait renforcé si le marché continuait de considérer que la BCE devra rester vigilante face à l’inflation importée, sans que la croissance européenne se dégrade brutalement.

Dans un scénario plus défensif, un retour de la tension sur le pétrole ou un discours plus ferme de la Fed redonnerait un avantage au dollar. Une rechute sous 1,1594 exposerait alors la paire à 1,1567, voire 1,1544. Ce risque reste crédible, car la Fed n’a pas fermé la porte à une politique durablement restrictive et plusieurs responsables monétaires américains ont souligné que la hausse de l’énergie pouvait retarder la désinflation.

Le calendrier de la semaine compte aussi. Les investisseurs surveillent les enquêtes d’activité flash et tout nouveau signal sur l’impact économique du choc énergétique, aussi bien aux États-Unis qu’en zone euro. Pour un site d'actualités dédié aux marchés, c’est précisément ce type de semaine où le flux macroéconomique compte presque autant que les déclarations politiques.

Conclusion

L’EUR/USD aborde la semaine du 24 mars avec un biais de reprise, mais sans vraie visibilité durable. Le reflux du dollar a aidé la paire à remonter, alors que la BCE paraît moins sereine sur l’inflation et que la Fed reste prudente face aux effets de l’énergie sur les prix. Le marché garde donc un ton plus ferme au-dessus de 1,1617, mais la prudence reste de mise tant que le contexte géopolitique et l’environnement économique peuvent modifier très vite les anticipations de taux. Pour les traders qui suivent les actualités du trading, l’EUR/USD reste l’un des meilleurs baromètres de la semaine à venir.

L'équipe de DailyForex.com est composée de traders, d'analystes et de rédacteurs du monde entier, chacun apportant une perspective unique sur le marché Forex et utilisant différentes stratégies pour vous aider à améliorer votre trading Forex.

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