Le cours du pétrole arrive au 10 mars dans un environnement de choc. Le Brent a bondi jusqu’à 119,50 dollars le 9 mars avant de finir la séance Investing autour de 107,75 dollars, tandis que le WTI a dépassé 100 dollars pour la première fois depuis 2022 dans un marché bouleversé par la guerre impliquant l’Iran et par la désorganisation des flux au Moyen-Orient.
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C’est un mouvement important parce qu’il ne touche pas seulement l’énergie. Il pèse sur l’inflation, sur le coût de la vie, sur les devises, sur les actions et sur l’ensemble des matières premières. Pour les investisseurs qui suivent les actualités financières, les analyses techniques et les grandes tendances macro, le pétrole redevient le baromètre central du risque mondial.
Le marché bascule d’un scénario d’abondance à un scénario de pénurie
Le changement de régime a été brutal. Reuters soulignait le 6 mars que le choc au Moyen-Orient avait déjà commencé à détruire les prévisions d’excédent mondial formulées quelques semaines plus tôt, l’IEA ayant encore envisagé en février un surplus d’offre d’environ 3,7 millions de barils par jour pour 2026. Trois jours plus tard, ce scénario était largement remis en cause par les perturbations d’approvisionnement.
Le 9 mars, Reuters a rapporté que le Brent avait grimpé d’environ 25 % dans la séance, à un plus haut depuis mi-2022, sous l’effet combiné des craintes sur le détroit d’Ormuz et des réductions de production en Irak, au Koweït et aux Émirats arabes unis. Le même jour, Reuters indiquait aussi que l’Arabie saoudite avait commencé à proposer du brut via des appels d’offres inhabituels pour compenser une partie des perturbations logistiques régionales.
La séquence a été progressive mais très rapide. Reuters rappelle qu’au 3 mars, le Brent avait déjà clôturé à 81,40 dollars, puis à 85,41 dollars le 5 mars, avant 92,69 dollars le 6 mars. Les données historiques Investing montrent ensuite une clôture à 108,23 dollars le 8 mars puis à 107,75 dollars le 9 mars, après un pic intraday à 119,46 dollars. Cela illustre une volatilité extrême, avec une hausse qui s’est accélérée bien au-delà d’un simple rebond technique.
Les niveaux à surveiller de près sur le Brent

À très court terme, les signaux techniques sur le Brent sont devenus plus instables qu’ils n’en ont l’air. Investing affiche un RSI 14 autour de 46,14, un MACD positif à 1,29 et un résumé global en Strong Sell pour les indicateurs, tandis que les moyennes mobiles donnent une lecture plus équilibrée. Autrement dit, le marché conserve une impulsion de fond forte, mais la vitesse du mouvement a provoqué des lectures contradictoires entre momentum et tendance.
Les moyennes mobiles publiées le 9 mars placent la MM5 simple à 103,97 dollars, la MM20 simple à 105,41 dollars, la MM50 simple à 94,09 dollars et la MM200 simple à 80,76 dollars. Le Brent reste donc très au-dessus de ses repères de moyen et long terme, ce qui confirme que la pression haussière de fond domine encore malgré les prises de bénéfices intraday.
Pour les seuils opérationnels, la première zone de support se situe autour de 103,5-104 dollars, proche des moyennes courtes. En dessous, 100 dollars constitue un seuil psychologique majeur, puis la zone de 94 dollars devient le support de moyen terme le plus visible. À la hausse, 110,70 dollars correspond au haut récent du 8 mars dans les historiques Investing, puis 119,50 dollars reste la résistance immédiate majeure après le pic du 9 mars.
Quels scénarios pour la semaine du 10 au 13 mars ?
Sur un horizon hebdomadaire, le scénario central reste celui d’un marché extrêmement sensible aux nouvelles géopolitiques. Tant que le Brent se maintient au-dessus de 103-104 dollars, le marché peut continuer à travailler une zone haute avec des retours possibles vers 110 dollars, puis vers 119,50 dollars si les craintes sur l’offre persistent. Cette lecture reste cohérente avec un marché qui demeure très au-dessus de ses moyennes majeures.
Le scénario plus prudent serait un reflux progressif si les flux logistiques s’améliorent ou si des mesures de stabilisation, comme des libérations de réserves stratégiques, prennent forme. Reuters rapporte déjà que les pays du G7 discutent de réponses d’urgence, tandis que plusieurs gouvernements cherchent à limiter l’impact sur les prix domestiques. Dans ce cas, le Brent pourrait revenir tester 100 dollars, voire la zone des 94 dollars.
Le principal risque pour les traders reste cependant l’ampleur du choc inflationniste. Reuters notait le 8 mars que la flambée du pétrole menaçait de raviver un véritable choc sur les prix mondiaux. Pour ceux qui suivent les actualités du trading ou comparent les meilleurs brokers pour le trading du pétrole, cela signifie que le cours du pétrole doit être lu non seulement comme un marché d’énergie, mais aussi comme le point de départ possible d’une nouvelle vague de volatilité sur toutes les classes d’actifs.
Conclusion
Le pétrole entre dans la nouvelle semaine dans une phase exceptionnelle. Le marché est passé en quelques jours d’un débat sur l’excès d’offre à une inquiétude immédiate sur la disponibilité physique du brut. Tant que le Moyen-Orient reste au centre des tensions, la prime de risque restera élevée. Pour les investisseurs sur les matières premières, le message est simple : la tendance reste haussière de fond, mais la volatilité est désormais suffisamment forte pour imposer une gestion très serrée du risque.