Le cours du pétrole a terminé la semaine sur des niveaux très élevés, avec le WTI autour de 98,71 dollars le 13 mars, après un plus haut journalier à 99,32 dollars. Le marché reste dominé par un choc d’offre lié à la guerre impliquant l’Iran, à la fermeture du détroit d’Ormuz et à la crainte d’une perturbation durable des exportations du Golfe.
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Cette poussée est importante bien au-delà du marché de l’énergie, car elle influence l’inflation, les coûts de transport, le coût de la vie et les anticipations de politique monétaire. Pour les investisseurs qui suivent les actualités financières, le pétrole brut est redevenu l’un des actifs les plus sensibles au contexte géopolitique mondial.
Ce mouvement concerne directement les traders sur matières premières, les entreprises exposées aux coûts énergétiques et les particuliers qui comparent les meilleurs brokers en France pour suivre la volatilité sur le cours du pétrole. Dans l’immédiat, le marché ne traite pas un simple rebond technique : il réévalue un risque d’approvisionnement mondial.
Le marché pétrolier rattrapé par un choc géopolitique majeur
Le principal moteur de la semaine reste la désorganisation de l’offre mondiale. Reuters rapportait le 12 mars que le pétrole avait bondi d’environ 9 % sur une seule séance, avec un Brent à 100,46 dollars et un WTI à 95,70 dollars, après des attaques contre des tankers et la confirmation par l’IEA d’une perturbation historique de l’approvisionnement.
L’Agence internationale de l’énergie estime désormais que le marché fait face à la plus forte rupture d’approvisionnement de son histoire récente. Dans son rapport de mars, elle indique qu’environ 20 millions de barils par jour de brut et de produits sont actuellement perturbés, tandis que la croissance de la demande mondiale 2026 a été abaissée à 640 000 barils par jour.
Pour tenter de contenir la flambée, l’IEA a coordonné une libération record de plus de 400 millions de barils de stocks stratégiques. Reuters précisait le 15 mars que l’Asie-Océanie commencerait les livraisons immédiatement, alors que l’Europe et les Amériques suivraient d’ici la fin mars. Cette mesure peut calmer une partie de la panique, mais elle ne règle pas le problème de fond tant que le détroit d’Ormuz reste perturbé.
Le marché a aussi retenu que, malgré ce soutien exceptionnel, les cours ont déjà gagné plus de 40 % sur le mois selon Reuters. Cela entretient une forte incertitude sur l’inflation mondiale et sur la réaction des banques centrales, ce qui explique pourquoi le pétrole est redevenu un thème central dans les actualités du trading.
Les repères du marché restent tendu

Sur le plan des analyses techniques, le WTI clôturait à 98,71 dollars le 13 mars, après une ouverture à 96,74 dollars et une fourchette de séance comprise entre 92,04 et 99,32 dollars. Investing précise aussi que le contrat a changé d’échéance le 15 mars vers le contrat mai 2026, ce qui doit être gardé à l’esprit dans la lecture des niveaux.
Les signaux de tendance restent orientés à la hausse. Investing affichait au 13 mars un RSI 14 à 63,178, un MACD à 1,18, une moyenne mobile simple 50 jours à 94,86 dollars et une moyenne mobile simple 200 jours à 87,39 dollars. Le résumé journalier ressortait en Strong Buy pour les indicateurs comme pour les moyennes mobiles.
Repère | Niveau | Lecture |
Cours du pétrole WTI | 98,71 $ | Clôture du 13 mars |
RSI 14 | 63,178 | Momentum positif sans excès majeur |
MACD | 1,18 | Signal encore porteur |
MM50 | 94,86 $ | Support de tendance court/moyen terme |
MM200 | 87,39 $ | Socle de long terme |
Plus haut du jour | 99,32 $ | Première zone de tension immédiate |
Zone psychologique | 100,00 $ | Seuil surveillé par le marché |
La lecture des points pivots sur Investing est en revanche peu exploitable sur cette échéance précise, le tableau affichant 98,71 dollars sur la plupart des repères le 13 mars, probablement en lien avec la transition de contrat. Il est donc plus prudent, à ce stade, de retenir comme seuil immédiat la zone 99,30-100 dollars en résistance, puis 96,70-95,70 dollars comme première zone de soutien observée sur la semaine.
Les scénarios à surveiller jusqu’à la fin de la semaine prochaine
À horizon une semaine, le scénario central reste celui d’un marché extrêmement nerveux, avec une prime de risque géopolitique toujours élevée. Tant que les perturbations autour du détroit d’Ormuz se prolongent, le biais reste orienté vers des prix durablement fermes, même si les annonces de libération de stocks peuvent provoquer des phases de respiration.
Dans le scénario de poursuite, un maintien au-dessus de 96,70 puis de 95,70 dollars laisserait ouverte une nouvelle tentative vers 99,30 puis 100 dollars. En cas de franchissement durable de cette zone, le marché pourrait chercher à revaloriser plus franchement le risque d’offre, surtout si les infrastructures régionales restent menacées.
Cette lecture reste cohérente avec des analyses techniques encore favorables et avec un marché déjà revenu sur ses plus hauts depuis 2022.
Le scénario de détente exigerait au contraire un signal crédible de réouverture partielle des flux ou un effet plus rapide qu’attendu de la libération des réserves stratégiques. Dans ce cas, le WTI pourrait revenir vers 94,86 dollars, sa moyenne mobile 50 jours, sans remettre en cause immédiatement la tendance de fond.
Le risque principal reste que le marché du pétrole ne réagisse plus seulement aux fondamentaux classiques d’offre et de demande, mais à la durée du conflit. C’est ce qui entretient aujourd’hui la volatilité sur les matières premières et pousse de nombreux intervenants à surveiller le cours du pétrole presque en temps réel.
Conclusion
Le pétrole brut aborde la semaine du 16 mars dans un environnement dominé par la tension géopolitique, la crainte d’une rupture d’approvisionnement et une forte volatilité. À court terme, le marché conserve une structure solide tant que le WTI tient au-dessus de la zone 95,70-96,70 dollars, avec la barre des 100 dollars comme seuil psychologique majeur. Pour les investisseurs qui suivent les actualités financières, le message est clair : le pétrole redevient un baromètre central du risque mondial, bien au-delà du seul univers des matières premières.