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S&P500 : analyse technique, perspectives et niveaux clés

Par Dailyforex équipe

L'équipe de DailyForex.com est composée de traders, d'analystes et de rédacteurs du monde entier, chacun apportant une perspective unique sur le marché Forex et utilisant différentes stratégies pour vous aider à améliorer votre trading Forex. ...

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Le cours du S&P500 termine la semaine sur une note défensive, après une nette dégradation du sentiment de marché liée à la flambée du pétrole, à l’aggravation du conflit au Moyen-Orient et à un rapport sur l’emploi américain plus faible qu’attendu. Vendredi 6 mars, l’indice a clôturé à 6 740,02 points, en baisse de 1,33 % sur la séance et de 2,02 % sur la semaine, ce qui en fait sa plus mauvaise semaine depuis plusieurs mois.

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C’est un signal important, car le marché actions américain se retrouve pris entre deux forces contraires : d’un côté, un ralentissement économique qui pourrait raviver l’espoir de baisses de taux ; de l’autre, un choc énergétique qui menace de relancer l’inflation et de retarder l’assouplissement monétaire. Pour les investisseurs particuliers, les gérants et les lecteurs d’actualités financières, le S&P500 redevient ainsi un thermomètre direct du climat économique mondial.

Une semaine dominée par le pétrole, l’emploi et le retour du risque

Le fil conducteur de la semaine a été la montée de l’incertitude géopolitique. Reuters souligne que l’intensification du conflit au Moyen-Orient a propulsé le Brent au-dessus de 90 dollars et nourri la crainte d’un choc inflationniste via l’énergie, au moment même où les marchés tentaient déjà de digérer des valorisations élevées et des interrogations sur la croissance.

À cela s’est ajouté un choc macroéconomique venu des États-Unis. Le rapport sur l’emploi publié le 6 mars a montré une destruction surprise de 92 000 emplois non agricoles en février, alors que le taux de chômage est remonté à 4,4 %. Ce chiffre affaiblit la lecture d’une économie encore robuste, mais il ne garantit pas pour autant un soutien rapide de la Fed, car la hausse du pétrole complique le tableau de l’inflation et du coût de la vie.

Le marché avait pourtant tenté de respirer au milieu de la semaine. Le 4 mars, l’indice avait rebondi de 0,78 % à 6 869,50 points sur l’idée d’une possible détente diplomatique avec l’Iran et d’un apaisement temporaire sur l’énergie. Ce rebond n’a pas tenu, preuve que les investisseurs restent extrêmement sensibles à la moindre évolution du contexte géopolitique.

En arrière-plan, d’autres facteurs continuent de peser. Reuters a rappelé fin février que les inquiétudes liées aux droits de douane américains et aux effets potentiels de l’IA sur certains segments de marché avaient déjà entamé l’appétit pour le risque. Goldman Sachs estime d’ailleurs que les actions mondiales font face à un risque de correction de court terme, même si la banque ne voit pas encore un véritable marché baissier durable.

Les seuils à surveiller maintenant sur l’indice américain

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À la clôture du 6 mars, le S&P500 évoluait donc à 6 740,02 points. Techniquement, la dégradation de court terme est visible : les meilleurs brokers notent que l’indice est passé sous sa moyenne mobile à 100 jours en début de semaine, tandis que plusieurs mesures de volatilité se sont tendues, le VIX ayant touché son plus haut niveau depuis près d’un an vendredi.

Les mesures de momentum confirment cet affaiblissement, sans signal de capitulation extrême à ce stade. L’analyse technique affiche un RSI 14 à 39,27 et un MACD à -28,94, deux lectures compatibles avec une pression vendeuse encore dominante sur l’horizon journalier.

Du côté des moyennes mobiles, la structure de court terme s’est nettement refroidie.

MarketScreener donne une MM20 à 6 880,19 points, une MM50 à 6 905,22 points et une MM100 à 6 848,06 points, toutes situées au-dessus du niveau de clôture actuel. Une autre mesure de suivi de marché situe la MM200 autour de 6 582,53 points, ce qui montre que la tendance de fond reste moins dégradée que la dynamique des dernières semaines.

Pour les niveaux immédiats, la première zone de support se situe autour de 6 711-6 712 points, correspondant au point bas de la séance de vendredi. En dessous, 6 700 points constitue un seuil psychologique évident, puis la zone de 6 580-6 585 points attire l’attention comme repère de moyen terme proche de la MM200. À la hausse, la première résistance passe par 6 773 points, soit le plus haut de vendredi, puis par la zone 6 830-6 848 points, avant le bloc plus lourd de 6 900-6 905 points.

Sur le plan de la valorisation, le marché reste cher malgré le repli récent. FactSet indique que le S&P 500 se traite sur un forward P/E de 21,2, au-dessus de sa moyenne sur 5 ans (20,0) et de sa moyenne sur 10 ans (18,8). Autrement dit, la baisse de la semaine soulage un peu les excès, mais ne fait pas disparaître la sensibilité de l’indice à la hausse des taux réels ou à une surprise inflationniste.

Quels scénarios pour la semaine du 9 au 13 mars ?

Sur un horizon hebdomadaire, le scénario central reste celui d’un marché nerveux, très dépendant des nouvelles sur le Moyen-Orient et de la publication du CPI américain mercredi 11 mars, date confirmée par le calendrier officiel du Bureau of Labor Statistics. Reuters souligne déjà que ce chiffre d’inflation sera l’un des grands tests de la semaine, avec un consensus de +0,2 % sur un mois selon son sondage.

Le scénario le plus constructif serait celui d’un reflux du pétrole, d’un CPI sans mauvaise surprise et d’un marché capable de reprendre 6 773 points, puis 6 830-6 848 points. Dans ce cas, le cours du S&P500 pourrait stabiliser la séquence de correction et revenir tester la zone des 6 900 points, qui correspond à la fois à une résistance technique et à un seuil psychologique important.

À l’inverse, une inflation plus forte, un nouveau bond de l’énergie ou une aggravation militaire au Moyen-Orient entretiendraient la pression sur les prix des actions. Une cassure nette sous 6 711 points puis sous 6 700 points rouvrirait un risque de glissement vers la zone des 6 580 points, avec une volatilité susceptible de rester élevée tant que le marché ne retrouve pas de visibilité sur la Fed et sur les coûts énergétiques.

Le point à ne pas négliger est que le marché n’est pas encore dans un effondrement de fond. Reuters rappelle que, malgré la baisse récente, l’indice restait encore à un peu plus de 3 % de son record de clôture de fin janvier. Cela plaide plutôt pour une phase de tension et de réajustement que pour un changement de régime définitivement acté.

Conclusion

Le S&P500 entre dans la nouvelle semaine sous pression, avec une combinaison délicate de choc pétrolier, d’incertitude géopolitique et de doutes sur la trajectoire monétaire américaine. La faiblesse du marché du travail a certes ravivé l’idée d’un assouplissement plus tard en 2026, mais l’impact sur les prix de l’énergie et sur l’inflation empêche toute lecture simple. Pour les traders comme pour les investisseurs, le message est clair : le marché américain reste un pivot central des indices boursiers, mais il évolue à court terme dans un environnement où la volatilité et la sensibilité aux statistiques peuvent dominer le reste.

L'équipe de DailyForex.com est composée de traders, d'analystes et de rédacteurs du monde entier, chacun apportant une perspective unique sur le marché Forex et utilisant différentes stratégies pour vous aider à améliorer votre trading Forex.

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