L’EUR/DZD évolue près de ses sommets annuels, mais la paire manque d’élan clair en ce début de semaine. Ce mouvement compte car il reflète à la fois la remontée des inquiétudes inflationnistes en zone euro et l’effet des prix de l’énergie sur l’Algérie, grand exportateur d’hydrocarbures. Pour les particuliers qui suivent les actualités Forex, les flux sur cette paire donnent donc un signal utile sur la volatilité, le contexte économique régional, l’inflation importée et l’impact sur les prix dans les deux zones.
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L’euro face au dinar algérien dans un climat de tensions énergétiques
Le principal moteur récent côté euro est le retour d’un choc énergétique. Eurostat a confirmé une inflation de 2,6% en zone euro en mars 2026, contre 1,9% en février, avec une nette contribution de l’énergie. En parallèle, Christine Lagarde a indiqué le 17 avril que la guerre avec l’Iran faisait peser un risque à la fois sur la croissance et sur l’inflation de la zone euro, tandis que plusieurs responsables de la BCE jugent possible un environnement de taux plus élevés plus longtemps.
Côté algérien, la hausse du pétrole joue plutôt comme un facteur de soutien macroéconomique pour le dinar, même si elle s’accompagne aussi d’un risque d’inflation importée. L’IEA a indiqué que le conflit au Moyen-Orient avait bouleversé ses perspectives sur le marché pétrolier 2026, tandis que Reuters rapporte que le Brent évoluait autour de 99 dollars et qu’Alger a encore mis en avant son secteur énergétique avec un nouveau permis d’exploration accordé à BP. Pour une économie où les hydrocarbures restent centraux, ce contexte limite en partie la faiblesse du DZD.
Le contraste entre ces deux blocs explique l’hésitation actuelle du marché. D’un côté, l’euro bénéficie d’anticipations monétaires moins accommodantes qu’attendu. De l’autre, la hausse de l’énergie améliore la toile de fond extérieure de l’Algérie. C’est précisément ce tiraillement qui maintient le cours de l'EUR/DZD dans une zone élevée, sans véritable accélération directionnelle.
Les niveaux qui dominent le marché en ce moment

Au 19 avril 2026, l’EUR/DZD cote autour de 155,59, après une clôture précédente à 155,78. La paire a évolué entre 155,33 et 156,34 sur la séance récente, avec une performance annuelle d’environ +3,71% et une borne haute 52 semaines à 156,38, ce qui confirme une installation proche des plus hauts de l’année.
Les analyses techniques disponibles pointent toutefois vers un essoufflement de court terme. Le RSI 14 jours ressort à 39,974 et le MACD à -0,004, tous deux classés en signal vendeur par Investing. Les moyennes mobiles à 5, 10, 20, 50 et 100 jours restent au-dessus ou très proches du prix actuel, ce qui traduit une pression baissière immédiate, alors que la moyenne mobile 200 jours, vers 155,16-155,20, reste encore sous les cours et préserve une structure de fond plus stable.
Voici les seuils les plus utiles pour la semaine :
Niveau | Zone | Commentaire |
Résistance 1 | 155,72 | première barrière immédiate |
Résistance 2 | 155,79 | zone de relance vers les sommets |
Résistance 3 | 155,82 | proximité du haut récent |
Support 1 | 155,63 | premier pivot de court terme |
Support 2 | 155,59 | seuil central à surveiller |
Support 3 | 155,53 | base défensive avant repli plus net |
MM50 | 155,80 | pression court/moyen terme |
MM200 | 155,16-155,20 | socle de tendance de fond |
Ces niveaux sont cohérents avec un marché qui ralentit après une phase d’ascension. Pour les traders qui comparent les devises, l’EUR/DZD ne donne pas encore un message de panique, mais plutôt celui d’une volatilité modérée dans une zone tendue.
Ce qu’il faut surveiller sur l’EUR/DZD d’ici la fin de semaine
Sur un horizon d’une semaine, le scénario central reste celui d’une paire enfermée entre 155,53 et 155,82. Tant que les cours restent sous 155,72/155,79, le marché peut continuer à corriger légèrement ou à stagner, avec un risque de retour vers 155,53 puis 155,20 si le dinar profite encore du soutien énergétique. À l’inverse, un retour durable au-dessus de 155,79 remettrait rapidement en jeu la zone des 156,00 puis le sommet annuel proche de 156,38. Cette lecture reste une interprétation de marché fondée sur les niveaux techniques actuels et non une certitude.
Le facteur le plus sensible demeure la combinaison inflation-énergie-BCE. Si les responsables de la BCE durcissent encore leur ton, l’euro peut être soutenu. Mais si le pétrole reste élevé, l’Algérie conserve un coussin fondamental qui freine une envolée de l’EUR/DZD. Pour les lecteurs qui consultent aussi les meilleurs brokers Forex afin de suivre les paires exotiques, cette configuration plaide surtout pour une gestion stricte du risque, car la liquidité de l’EUR/DZD n’a rien de comparable avec celle de l’EUR/USD.
Conclusion
L’EUR/DZD reste porté par un euro encore soutenu par les attentes de politique monétaire, mais la paire fait face à une vraie zone de friction à court terme. La remontée de l’inflation en zone euro renforce l’incertitude, tandis que la hausse de l’énergie améliore en partie le cadre fondamental algérien. En pratique, la semaine s’ouvre avec un biais d’attente : la zone 155,53-155,82 concentre désormais l’essentiel de l’arbitrage, et seule une sortie nette de ce couloir donnerait un signal plus propre pour la suite.