Le cours de l’or a rebondi vendredi au-dessus de 4 000 dollars l’once, mais il termine malgré tout une semaine difficile, marquée par une baisse d’environ 2,5 %. La remontée des préoccupations inflationnistes, alimentée par les tensions entre les États-Unis et l’Iran et par le risque de hausse des prix de l’énergie, continue de peser sur le métal précieux.
Les meilleurs courtiers Forex en ligne
Cette situation est importante car une inflation durablement élevée pourrait inciter la Réserve fédérale américaine à conserver des taux élevés, voire à les relever de nouveau.
Un tel environnement économique augmente le rendement relatif des obligations et pénalise généralement l’or, qui ne verse aucun revenu. Les investisseurs particuliers, les détenteurs de métaux précieux et les entreprises exposées aux matières premières sont directement concernés par cette volatilité et par son impact potentiel sur les prix, les coûts et le coût de la vie.
Les anticipations de taux ont dominé les échanges
L’or a clôturé le 17 juillet à 4 017,60 dollars l’once, en hausse de 1,12 % sur la séance. Ce rebond n’a toutefois pas suffi à effacer les pertes accumulées depuis la clôture du 10 juillet à 4 121,08 dollars. Sur la semaine, le recul atteint ainsi environ 2,5 %, tandis que la baisse ressort à près de 3,4 % depuis le 19 juin, selon l’historique fourni.
La principale pression est venue du changement de lecture des risques géopolitiques. Les tensions au Moyen-Orient auraient normalement dû soutenir la demande de valeur refuge. Elles ont cependant également fait remonter les prix de l’énergie et les craintes d’inflation, ce qui a renforcé les anticipations de taux américains durablement élevés. Reuters indiquait vendredi que l’or se dirigeait vers sa plus forte baisse hebdomadaire depuis six semaines malgré son rebond de fin de séance.
Cette réaction avait déjà été observée le 13 juillet, lorsque l’or avait chuté d’environ 3 % après l’annonce du rétablissement d’un blocus naval américain contre l’Iran. Le marché avait alors privilégié le risque d’une inflation alimentée par l’énergie et d’une politique monétaire plus restrictive plutôt que le statut de refuge du métal jaune.
Les statistiques américaines ont néanmoins offert un soutien ponctuel. Une publication d’inflation plus faible que prévu avait permis à l’or de gagner plus de 2 % le 14 juillet, illustrant la forte sensibilité actuelle du marché aux anticipations concernant la Réserve fédérale.
Dans ses dernières communications, la Fed a maintenu son objectif d’inflation de 2 % et souligné que les pressions sur les prix demeuraient supérieures à ce niveau. Les minutes de juin indiquent toutefois que certains facteurs inflationnistes, notamment liés aux droits de douane, pourraient perdre de leur intensité au cours des prochaines années.
Du côté de la demande, le World Gold Council signalait des sorties nettes d’environ 8,9 milliards de dollars des fonds indiciels adossés à l’or en juin, principalement en Amérique du Nord. Ces retraits constituent un frein de court terme, même si les flux restent positifs sur l’ensemble du premier semestre 2026.
Ces éléments restent au centre des actualités financières, car l’or réagit simultanément au dollar, aux rendements obligataires, à l’inflation et au niveau d’aversion au risque.
Le seuil des 4 000 dollars concentre les décisions

La clôture à 4 017,60 dollars replace le marché légèrement au-dessus du seuil psychologique des 4 000 dollars, après un plus bas hebdomadaire à 3 959,69 dollars.
Les cours fournis montrent une succession de sommets descendants depuis le pic du 22 juin à 4 191,62 dollars. La moyenne mobile simple calculée sur les dix dernières séances de l’échantillon se situe autour de 4 070 dollars. Le prix reste donc inférieur à cette référence courte, ce qui confirme que le rebond de vendredi n’a pas encore inversé la dynamique observée depuis le début du mois.
Niveau | Zone | Interprétation |
Résistance majeure | 4 122 dollars | Ancien sommet des 9 et 10 juillet |
Résistance immédiate | 4 080 dollars | Zone testée les 14 et 15 juillet |
Dernier cours | 4 017,60 dollars | Clôture du 17 juillet |
Support principal | 3 970 dollars | Zone défendue en fin de semaine |
Support critique | 3 959 dollars | Plus bas des séances du 17 et du 24 juin |
Le RSI à 14 séances, calculé uniquement sur l’historique communiqué, ressort autour de 51,9. Il se situe donc dans une zone neutre, sans situation évidente de surachat ou de survente. Cette lecture doit être interprétée avec prudence, car l’échantillon fourni ne comprend que 21 séances.
Le MACD calculé sur ce même historique reste négatif, à environ -27,9, sous sa ligne de signal proche de -20. L’histogramme ressort également négatif, ce qui traduit une pression encore présente malgré le rebond du 17 juillet.
Les données externes disponibles donnent une lecture légèrement plus constructive sur une série historique plus longue. Investing.com affichait un RSI à 14 jours proche de 56,8, un MACD légèrement positif et une moyenne mobile à 50 jours située autour de 4 011 dollars. Le dernier cours se situait donc marginalement au-dessus de cette moyenne.
Les estimations de la moyenne mobile à 200 jours divergent selon les fournisseurs et les instruments considérés. Certaines sources la placent autour de 4 200 dollars, tandis que d’autres l’estiment plus près de 4 495 dollars. Cette différence s’explique notamment par l’utilisation de contrats à terme, de flux spot distincts ou de périodes de calcul différentes. Il n’est donc pas possible de retenir une valeur unique avec une précision suffisante à partir du seul historique fourni.
Les traders qui consultent des analyses techniques devront par conséquent surveiller en priorité les niveaux issus des cours récents plutôt qu’une moyenne longue dont la valeur varie fortement entre les plateformes.
Les scénarios à surveiller cette semaine
À horizon d’une semaine, la zone comprise entre 3 970 et 4 080 dollars devrait déterminer l’orientation immédiate du marché.
Un maintien au-dessus de 3 970 dollars, suivi d’un dépassement de 4 080 dollars, permettrait d’envisager un retour vers 4 122 dollars. Une clôture journalière au-dessus de cette seconde résistance améliorerait sensiblement le momentum et pourrait ouvrir la voie vers 4 180, puis 4 200 dollars, zones correspondant à plusieurs sommets observés depuis la fin juin.
À l’inverse, une rechute sous 3 970 dollars exposerait rapidement le support de 3 959 dollars. Une clôture sous ce seuil signalerait une reprise de la pression vendeuse, avec un risque de repli vers 3 944 dollars, puis vers la zone psychologique de 3 900 dollars.
Le scénario central reste celui d’une évolution instable entre 3 970 et 4 122 dollars. Le marché manque pour l’instant d’une impulsion suffisamment forte pour dépasser durablement cette zone.
Plusieurs événements pourraient toutefois modifier rapidement cet équilibre :
les nouvelles déclarations des responsables de la Réserve fédérale ;
les données américaines sur l’activité, l’emploi et l’inflation ;
l’évolution du dollar et des rendements obligataires américains ;
le niveau des prix du pétrole et les tensions dans le détroit d’Ormuz ;
les flux entrants ou sortants des fonds adossés à l’or.
Le prochain rendez-vous monétaire de la Fed, programmé les 28 et 29 juillet 2026, restera en arrière-plan des échanges. Les divisions signalées au sein de la banque centrale entre les partisans d’un relèvement des taux et ceux d’un statu quo entretiennent l’incertitude.
Points clés pour les traders
Une clôture au-dessus de 4 080 dollars renforcerait le scénario d’un rebond vers 4 122 dollars.
Le RSI proche de la zone neutre laisse de la place à un mouvement dans les deux directions.
Un passage sous 3 959 dollars augmenterait le risque d’un recul vers 3 944, puis 3 900 dollars.
Les fluctuations de l’énergie et des taux américains pourraient produire une volatilité élevée.
Les conditions de spreads, de financement et d’exécution proposées par les meilleurs brokers doivent être comparées avant toute exposition au XAU/USD.
Conclusion
Le cours de l’or a retrouvé le seuil des 4 000 dollars, mais il n’a pas encore effacé les conséquences de la baisse hebdomadaire. La persistance des tensions géopolitiques soutient théoriquement la demande de refuge, tandis que leur impact sur les prix de l’énergie nourrit les craintes d’inflation et de taux américains durablement élevés.
Pour la semaine du 20 juillet, la zone de 3 970 dollars constitue le principal point d’appui. Tant qu’elle résiste, un rebond vers 4 080 puis 4 122 dollars reste possible. Une clôture sous 3 959 dollars dégraderait en revanche la configuration et renforcerait le risque d’un mouvement vers 3 900 dollars.