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EUR/USD : analyse technique, perspectives et niveaux clés

Par Dailyforex équipe

L'équipe de DailyForex.com est composée de traders, d'analystes et de rédacteurs du monde entier, chacun apportant une perspective unique sur le marché Forex et utilisant différentes stratégies pour vous aider à améliorer votre trading Forex. ...

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L’EUR/USD arrive à un point sensible, alors que les investisseurs attendent la publication de l’inflation américaine du mois de juin. La paire a reculé vers 1,1390 sous l’effet d’un dollar soutenu par les tensions géopolitiques, la remontée du pétrole et les anticipations d’une politique monétaire américaine durablement restrictive.

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L’enjeu dépasse le seul marché des changes. Une inflation américaine plus persistante renforcerait la pression sur les taux d’intérêt, avec un impact potentiel sur les prix, le coût du crédit et le coût de la vie. Une nouvelle hausse des coûts énergétiques pourrait également compliquer la tâche de la Banque centrale européenne, déjà confrontée à un environnement économique incertain.

Les entreprises importatrices, les investisseurs internationaux, les voyageurs et les traders actifs sur les devises sont directement concernés. À court terme, la réaction du dollar au rapport sur les prix à la consommation devrait déterminer si l’euro conserve la zone de 1,1380 ou poursuit son recul vers les plus bas de juin.

Le dollar reprend l’avantage avant le rapport sur les prix américains

Le cours de l’EUR/USD a clôturé le 13 juillet à 1,1388 selon l’historique communiqué, contre 1,1442 le 6 juillet. La paire abandonne ainsi environ 0,47 % sur une semaine.

Depuis le sommet du 16 juin à 1,1609, la baisse atteint environ 1,90 %. La pression vendeuse s’est néanmoins atténuée après le creux du 24 juin à 1,1359, sans permettre à l’euro de dépasser durablement la zone de 1,1450.

Le dollar a bénéficié lundi d’une demande prudente dans un contexte marqué par la reprise des tensions entre les États-Unis et l’Iran et par les inquiétudes autour du détroit d’Ormuz. Le billet vert est resté globalement stable, tandis que la hausse du pétrole ravivait les craintes inflationnistes à l’échelle mondiale.

La publication la plus attendue interviendra le 14 juillet à 8 h 30, heure de New York. Le Bureau of Labor Statistics doit dévoiler l’indice des prix à la consommation de juin, dernière statistique majeure avant la réunion de la Réserve fédérale des 28 et 29 juillet.

Le consensus présenté par plusieurs économistes anticipe une baisse mensuelle de 0,2 % du CPI, après la forte hausse du mois précédent. L’inflation annuelle pourrait ralentir de 4,2 % à environ 3,8 %, tandis que l’inflation sous-jacente serait attendue autour de 2,8 %.

Ces chiffres devront toutefois être interprétés avec prudence. Le recul attendu provient en grande partie de la baisse temporaire des prix de l’essence pendant la période de cessez-le-feu au Moyen-Orient. La nouvelle remontée du pétrole pourrait donc exercer une pression supplémentaire sur les prochains rapports d’inflation.

Les actualités Forex restent également influencées par les dernières déclarations de la Fed. Christopher Waller a indiqué que des chiffres d’inflation sous-jacente trop élevés pourraient justifier une nouvelle hausse des taux. Les minutes de la réunion de juin ont par ailleurs montré que certains responsables avaient déjà envisagé un relèvement lors de cette réunion.

La banque centrale américaine a maintenu en juin son taux directeur dans une fourchette de 3,50 % à 3,75 %. Le ralentissement des créations d’emplois en juin, limitées à 57 000 postes, avait pourtant réduit les anticipations de hausse immédiate des taux.

Du côté européen, l’inflation annuelle de la zone euro a ralenti à 2,8 % en juin, contre 3,2 % en mai. Cette baisse donne davantage de latitude à la BCE, mais les tensions énergétiques limitent sa capacité à adopter une position clairement accommodante.

La BCE avait relevé ses taux lors de sa réunion de juin et estime que l’inflation pourrait rester supérieure à son objectif pendant une partie de l’année 2027. Le taux de dépôt est actuellement situé autour de 2,25 %, et les investisseurs anticipent encore plusieurs ajustements au cours des prochains trimestres.

L’euro repasse sous ses principales moyennes mobiles

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À 1,1388, la paire évolue sous sa moyenne mobile à 50 jours, estimée à 1,1423, et sous sa moyenne mobile à 200 jours, proche de 1,1409. Les données quotidiennes disponibles le 13 juillet donnaient un signal globalement négatif sur l’ensemble des moyennes mobiles suivies.

Le retour sous ces deux repères montre que les vendeurs ont repris l’avantage à court terme. La zone de 1,1400 à 1,1425 devra être reconquise pour réduire cette pression.

Le premier support apparaît à 1,1380, niveau proche du plus bas enregistré le 13 juillet. Il est suivi par la zone de 1,1350 à 1,1325, qui correspond aux principaux creux observés entre le 24 et le 26 juin.

À la hausse, 1,1450 représente la première résistance. Ce seuil a bloqué plusieurs tentatives de progression depuis la fin juin. Au-dessus, la zone de 1,1480 à 1,1500 constitue une barrière plus importante.

Niveau
Zone
Commentaire
Résistance immédiate
1,1450
Sommets répétés de début juillet
Résistance majeure
1,1480–1,1500
Ancienne zone de soutien de juin
Support immédiat
1,1380
Plus bas du 13 juillet
Support majeur
1,1325–1,1350
Zone des creux de juin
MM50 jours
1,1423
Pression à court terme
MM200 jours
1,1409
Pivot de fond

Le RSI à 14 périodes calculé sur les 22 observations communiquées ressort à environ 46,8. Il se situe dans une zone neutre, mais son orientation récente reflète une perte de momentum.

Le MACD calculé sur ce même échantillon reste négatif, autour de -0,0034. Il évolue néanmoins légèrement au-dessus de sa ligne de signal, située autour de -0,0038, ce qui traduit un ralentissement de la pression vendeuse plutôt qu’un retournement déjà confirmé.

Ces résultats doivent être interprétés avec réserve : l’historique transmis couvre seulement 22 observations. Les valeurs du RSI et du MACD peuvent donc différer de celles obtenues avec une série quotidienne complète.

Les analyses techniques suggèrent ainsi une configuration fragile. Une stabilisation reste possible tant que 1,1380 tient, mais la paire doit revenir au-dessus de 1,1425 puis de 1,1450 pour retrouver une orientation plus constructive.

Quels scénarios pour l’EUR/USD au cours des sept prochains jours ?

La réaction au CPI américain devrait déterminer la première impulsion de la semaine. Le marché surveillera ensuite les déclarations du président de la Fed, Kevin Warsh, les prix à la production américains et les ventes au détail.

Scénario favorable à l’euro

Une inflation américaine inférieure aux attentes réduirait la probabilité d’une nouvelle hausse rapide des taux de la Fed. Une baisse des rendements obligataires pourrait alors affaiblir le dollar.

Dans ce scénario, un retour au-dessus de 1,1425 permettrait de viser 1,1450. Une clôture quotidienne au-dessus de 1,1450 ouvrirait la voie vers 1,1480, puis vers le seuil psychologique de 1,1500.

Le franchissement de 1,1500 améliorerait plus nettement la configuration et placerait 1,1570 puis 1,1610 comme objectifs secondaires.

Scénario d’attente

Un CPI proche du consensus pourrait maintenir la paire entre 1,1380 et 1,1450. Les opérateurs pourraient alors attendre de nouveaux signaux sur les politiques respectives de la Fed et de la BCE.

Cette configuration favoriserait des mouvements rapides autour des publications, mais sans direction durable. Les spreads pourraient s’élargir pendant les annonces, un élément à prendre en compte lors de la comparaison des meilleurs brokers.

Scénario favorable au dollar

Une inflation supérieure aux attentes renforcerait les anticipations de hausse des taux américains. Le dollar pourrait également profiter d’une nouvelle aggravation des tensions géopolitiques et d’un mouvement de recherche de sécurité.

Une clôture sous 1,1380 exposerait 1,1350, puis le plus bas annuel communiqué à 1,1325. Sous ce niveau, la baisse pourrait se prolonger vers 1,1280, puis 1,1200.

Ce scénario serait également soutenu par un écart croissant entre les taux américains et européens. La Fed maintient actuellement un taux directeur supérieur à celui de la BCE, ce qui continue d’offrir un avantage de rendement au dollar.

Points clés pour les traders

  • L’EUR/USD conserve un biais fragile tant qu’il reste sous 1,1425 et 1,1450.

  • Le support de 1,1380 déterminera si le repli reste contenu ou s’étend vers 1,1325.

  • Un CPI américain inférieur aux attentes pourrait ramener la paire vers 1,1480.

  • Un chiffre supérieur au consensus augmenterait le risque d’un nouveau recul de l’euro.

  • La hausse du pétrole constitue une source supplémentaire d’incertitude pour la Fed comme pour la BCE.

Conclusion

L’EUR/USD entame la semaine sous pression, à proximité d’un support important situé autour de 1,1380. Le dollar bénéficie encore des tensions géopolitiques et d’un différentiel de taux favorable, mais le ralentissement du marché du travail américain limite les anticipations de resserrement monétaire trop agressif.

La publication de l’inflation américaine du 14 juillet sera donc décisive. Un retour au-dessus de 1,1450 améliorerait les perspectives de l’euro, tandis qu’une clôture sous 1,1380 exposerait rapidement la zone de 1,1325.

À l’horizon d’une semaine, la paire devrait rester particulièrement sensible aux rendements obligataires, au pétrole et aux commentaires des banques centrales. La volatilité pourrait s’intensifier autour des statistiques américaines, dans un contexte économique où les préoccupations liées à l’inflation restent dominantes.

L'équipe de DailyForex.com est composée de traders, d'analystes et de rédacteurs du monde entier, chacun apportant une perspective unique sur le marché Forex et utilisant différentes stratégies pour vous aider à améliorer votre trading Forex.

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