L’euro recule légèrement face au dollar à l’approche d’une décision importante de la Banque centrale européenne. Le cours de l’EUR/USD évolue autour de 1,1410, pris entre le soutien apporté au billet vert par les tensions géopolitiques et les attentes d’un possible durcissement monétaire en zone euro.
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Cette situation est importante, car les décisions de la BCE et de la Réserve fédérale influencent directement les coûts de financement, les prix des importations et l’inflation. Une variation durable de la paire peut également affecter le coût de l’énergie, le pouvoir d’achat des ménages européens et les marges des entreprises exposées au commerce international.
Les particuliers qui suivent les devises, les entreprises importatrices ou exportatrices et les traders consultant les actualités Forex sont directement concernés. La volatilité pourrait augmenter autour de la réunion de la BCE du 23 juillet, alors que les marchés tentent d’évaluer l’impact du pétrole sur les prochaines décisions de taux.
Le dollar profite de la recherche de sécurité
L’EUR/USD a terminé la séance du 20 juillet à 1,1412, en baisse de 0,13 %. La paire reste proche de ses niveaux de fin juin, mais elle a échoué à plusieurs reprises sous la zone comprise entre 1,1450 et 1,1485.
Depuis le creux du 24 juin à 1,1325, l’euro a repris environ 0,8 % face au dollar. Cette progression reste néanmoins modeste et la paire demeure nettement inférieure à son sommet annuel de 1,2079.
Le dollar a bénéficié lundi d’une nouvelle demande de sécurité liée à l’intensification du conflit entre les États-Unis et l’Iran. Les inquiétudes concernant l’approvisionnement énergétique et la navigation dans la région ont favorisé le billet vert, tandis que l’indice dollar progressait autour de 100,91.
Le pétrole joue un rôle central dans l’équilibre actuel. La remontée du Brent au-dessus de 90 dollars a renforcé les craintes d’une nouvelle poussée inflationniste en Europe. Les marchés intègrent désormais deux relèvements supplémentaires des taux de la BCE d’ici le début de l’année 2027, avec une première hausse possible dès septembre.
La réunion du 23 juillet devrait toutefois se solder par un maintien du taux de dépôt à 2,25 %. Une enquête Reuters menée auprès de 74 économistes montre que la majorité attend une pause cette semaine, malgré la hausse récente des prix de l’énergie.
L’inflation de la zone euro a ralenti à 2,8 % en juin, contre 3,2 % en mai. Cette baisse plaide pour la prudence, mais la BCE doit désormais déterminer si la remontée du pétrole risque de relancer durablement les prix à la consommation.
Aux États-Unis, les derniers chiffres des prix à la production ont réduit les attentes de hausse immédiate des taux. Le PPI américain a reculé de 0,3 % en juin, alors que le consensus attendait une stabilité. Cette publication a momentanément pesé sur le dollar avant que les tensions géopolitiques ne lui redonnent du soutien.
La Réserve fédérale conserve néanmoins un discours prudent. Son rapport monétaire de juillet indique que l’inflation reste supérieure à l’objectif de 2 %, notamment à cause des chocs d’offre et de la hausse des prix de l’énergie.
La paire reste enfermée sous 1,1450

Les analyses techniques quotidiennes conservent un biais négatif. Le RSI à 14 séances ressort à 41,649, ce qui traduit une pression vendeuse modérée sans situation de survente.
Le MACD s’établit autour de -0,001 et maintient un signal vendeur. La dynamique reste donc fragile malgré les rebonds observés au-dessus de 1,1400.
La moyenne mobile à 50 jours se situe autour de 1,1436. L’EUR/USD évolue légèrement sous ce niveau, ce qui confirme que la zone 1,1435-1,1450 agit actuellement comme un obstacle immédiat. Les données techniques disponibles classent l’orientation quotidienne globale en « vente forte ».
La valeur exacte et actualisée de la moyenne mobile à 200 jours n’était pas disponible de manière suffisamment fiable dans les sources consultées. Elle n’est donc pas indiquée afin d’éviter d’introduire une donnée approximative.
Niveau | Zone | Commentaire |
Résistance majeure | 1,1485 | Sommet du 15 juillet et zone de rejet récente |
Résistance immédiate | 1,1450 | Seuil régulièrement testé depuis début juillet |
Support immédiat | 1,1400 | Niveau psychologique et pivot de court terme |
Support principal | 1,1325 | Plus bas sur 52 semaines et creux du 24 juin |
Support secondaire | 1,1280 | Prochaine zone possible en cas d’accélération baissière |
Le niveau de 1,1450 constitue la première barrière importante. Un dépassement durable ouvrirait la voie vers 1,1485, puis vers 1,1530.
À l’inverse, une clôture sous 1,1400 affaiblirait la structure récente. La paire pourrait alors revenir vers 1,1375, puis vers le support majeur de 1,1325.
La proximité du plus bas annuel renforce l’importance de cette dernière zone. Une baisse sous 1,1325 constituerait une dégradation plus profonde et pourrait relancer les vendeurs vers 1,1280, voire 1,1200.
Quels scénarios envisager jusqu’à vendredi ?
La décision de la BCE sera le principal catalyseur de la semaine. Le niveau des taux devrait rester inchangé, mais la réaction de l’euro dépendra surtout du discours de Christine Lagarde sur l’inflation énergétique et la possibilité d’une hausse en septembre. La réunion et la conférence de presse sont officiellement programmées le 23 juillet.
Scénario favorable
Un maintien au-dessus de 1,1400, suivi d’un passage au-dessus de 1,1450, permettrait d’envisager une reprise vers 1,1485 puis 1,1530.
Ce scénario serait favorisé par un discours plus ferme de la BCE, laissant entendre qu’une hausse des taux pourrait intervenir rapidement si les prix de l’énergie continuaient d’augmenter.
Une baisse des anticipations de hausse des taux américains apporterait également un soutien à l’euro, en réduisant l’avantage de rendement du dollar.
Scénario neutre
Une évolution comprise entre 1,1400 et 1,1450 traduirait la poursuite de l’attentisme. Le RSI inférieur à 50 et le MACD négatif limiteraient la reprise, tandis que le support psychologique empêcherait une accélération immédiate de la baisse.
Cette hypothèse serait cohérente avec une BCE prudente, refusant de s’engager clairement sur septembre.
Scénario défavorable
Une clôture sous 1,1400 exposerait la paire à un retour vers 1,1375 puis 1,1325.
La perte du creux annuel ouvrirait un risque de baisse vers 1,1280, surtout si le dollar bénéficiait d’une nouvelle demande de sécurité ou si la Fed adoptait un discours plus restrictif.
Les clients des meilleurs brokers devront tenir compte d’une possible augmentation des écarts de cotation autour de la décision de la BCE. Les déclarations de Christine Lagarde peuvent provoquer des mouvements rapides, parfois dans des directions opposées en quelques minutes.
Points clés pour les traders
Le maintien au-dessus de 1,1400 préserve la possibilité d’un rebond vers 1,1450.
Une clôture au-dessus de 1,1485 améliorerait nettement la dynamique à court terme.
Le RSI à 41,649 montre une pression vendeuse modérée, sans survente.
Le MACD négatif et le cours inférieur à la MM50 maintiennent un biais prudent.
Une baisse sous 1,1325 ouvrirait un risque de repli vers 1,1280.
La BCE, le pétrole et les anticipations de taux de la Fed seront les principaux moteurs de la semaine.
Conclusion
L’EUR/USD aborde la décision de la BCE dans une configuration fragile. Le dollar conserve le soutien de la demande de sécurité, tandis que l’euro bénéficie des anticipations d’un possible relèvement des taux en septembre.
Le seuil de 1,1450 constitue la première résistance à surveiller. Son dépassement permettrait de viser 1,1485 puis 1,1530. À l’inverse, une baisse sous 1,1400 remettrait rapidement les supports de 1,1375 et 1,1325 au centre des préoccupations.
La communication de la BCE devrait départager ces scénarios. Un discours ferme sur l’inflation pourrait renforcer l’euro, tandis qu’une approche plus prudente face au ralentissement économique favoriserait le dollar.