Start Trading Now Get Started

Schneider Electric : analyse technique, perspectives et niveaux clés

Par Dailyforex équipe

L'équipe de DailyForex.com est composée de traders, d'analystes et de rédacteurs du monde entier, chacun apportant une perspective unique sur le marché Forex et utilisant différentes stratégies pour vous aider à améliorer votre trading Forex. ...

Lire la Suite

L’action Schneider Electric aborde la publication de ses résultats semestriels sous pression, après trois séances consécutives de baisse et un recul de près de 10 % depuis le début du mois. L’incertitude ne porte pas seulement sur la croissance : les investisseurs veulent savoir si la demande liée aux centres de données compense toujours l’impact des devises, des droits de douane et de la hausse des coûts.

Les meilleurs courtiers Forex en ligne

1
Get Started 74% of retail CFD accounts lose money Read Review

L’enjeu est important pour les actionnaires, mais aussi pour l’ensemble du CAC 40, dont Schneider Electric constitue l’une des principales valeurs industrielles. Les résultats donneront également une indication sur la solidité des investissements mondiaux dans l’intelligence artificielle, l’électrification et les infrastructures énergétiques.

Dans un environnement économique marqué par la volatilité, les tensions commerciales et les préoccupations du marché autour de l’inflation, les marges seront aussi surveillées que le chiffre d’affaires. La publication officielle est prévue le 30 juillet à 7 h 30, heure de Paris, avant une présentation de la direction à 8 h 30.

La croissance des centres de données face aux devises et aux tarifs douaniers

Schneider Electric arrive à cette échéance après un premier trimestre particulièrement dynamique. Le groupe a réalisé 9,767 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit une progression organique de 11,2 %. La branche Energy Management a avancé de 12,8 %, soutenue par les centres de données, tandis que l’automatisation industrielle a progressé de 4,4 %.

La croissance a été particulièrement forte en Amérique du Nord, à +14,4 % en données organiques, et en Chine et Asie de l’Est, à +14,2 %. Le modèle Systems, qui regroupe notamment des projets d’infrastructures complexes, a progressé de 16 %.

La demande provenant des centres de données reste le principal moteur fondamental du dossier. Schneider fournit les équipements de distribution électrique, les baies informatiques et les systèmes de refroidissement nécessaires aux infrastructures d’intelligence artificielle. Les centres de données et réseaux représentaient environ 30 % des commandes du groupe lors de la publication annuelle de février.

L’intégration de Motivair, spécialiste américain du refroidissement liquide, renforce cette exposition. La technologie devient stratégique à mesure que la densité énergétique des serveurs augmente. Au premier trimestre, le groupe avait déjà signalé que les centres de données demeuraient le premier moteur de croissance d’Energy Management.

Les risques ne sont toutefois pas négligeables. Schneider Electric anticipait à la fin avril un impact négatif des devises compris entre 750 et 850 millions d’euros sur son chiffre d’affaires annuel. Le groupe indiquait également vouloir compenser en valeur l’effet des matières premières et des droits de douane par ses hausses de prix.

Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient pourraient aussi avoir perturbé une partie de l’activité au deuxième trimestre, principalement dans la zone South Asia & International. Cette région demeure minoritaire à l’échelle du groupe, mais elle peut peser sur le rythme de croissance géographique.

Pour les lecteurs suivant les actualités financières, les éléments décisifs seront donc la croissance organique, l’évolution des prix, la capacité à absorber les tarifs douaniers et les commentaires de la direction sur les commandes liées à l’IA.

Le titre revient tester une zone décisive de long term

Schneider Electric a clôturé la séance du 29 juillet à 256,80 €, en baisse de 1,98 %. Depuis son sommet de 285,40 € du 30 juin, le titre abandonne 10,02 %. Il reste également environ 12,6 % sous son plus haut sur 52 semaines de 293,70 €, selon l’historique communiqué.

La baisse s’est accélérée à l’approche des comptes : 265,60 € le 27 juillet, 262,00 € le 28 juillet, puis 256,80 € le 29 juillet. Ce mouvement traduit une réduction de l’exposition avant un événement susceptible de provoquer un écart important dès l’ouverture.

Le RSI à 14 séances, calculé à partir des clôtures fournies, ressort autour de 33,8. Il se rapproche ainsi de la zone traditionnellement associée à un marché survendu, sans encore garantir un retournement. Une source de marché indépendante affichait parallèlement une lecture journalière négative et un RSI proche de 34,5.

Le MACD calculé sur l’historique transmis reste négatif, autour de -3,66, sous sa ligne de signal proche de -2,97. Cette configuration confirme que le momentum de court terme demeure défavorable avant la publication. La profondeur limitée de l’historique fourni impose néanmoins de considérer ce calcul comme indicatif.

La moyenne mobile à 50 séances était estimée à 272,68 € cinq séances avant la clôture du 29 juillet, tandis que la moyenne à 200 séances ressortait à 253,78 €. Le cours se situe donc nettement sous la première, mais encore légèrement au-dessus de la seconde.

Niveau
Zone
Lecture
Résistance
262,55 €
Plus haut de la séance du 29 juillet et premier obstacle
Résistance
268,00 €
Ancienne zone de stabilisation de juillet
Résistance
273,00 €
Proximité de la moyenne mobile à 50 séances
Support
255,70 €
Plus bas du 29 juillet
Support
252,00–254,00 €
Zone proche de la moyenne mobile à 200 séances
Support secondaire
245,00 €
Objectif potentiel en cas d’accélération vendeuse

La proximité du support de long terme augmente la sensibilité de l’action aux résultats. Des chiffres supérieurs aux attentes pourraient provoquer un rachat rapide des positions vendeuses. À l’inverse, une déception sur les marges ou les commandes placerait la zone des 252 € sous forte pression.

Les analyses techniques doivent ici être replacées dans le contexte particulier d’une publication de résultats : les écarts d’ouverture peuvent rendre les niveaux intermédiaires moins efficaces pendant les premières minutes de cotation.

Ce que le marché attend des résultats semestriels

Le consensus compilé par Schneider Electric entre le 26 juin et le 6 juillet table sur un chiffre d’affaires de 10,882 milliards d’euros au deuxième trimestre, correspondant à une croissance organique de 10,6 %. Sur l’ensemble du premier semestre, les analystes attendent 20,661 milliards d’euros de revenus et une progression organique de 11 %.

L’EBITA ajusté semestriel est attendu à 3,822 milliards d’euros, pour une marge de 18,5 %. Le bénéfice net part du groupe atteindrait 2,354 milliards d’euros et le bénéfice ajusté par action 4,44 €.

Indicateur attendu
Consensus semestriel
Chiffre d’affaires
20,661 milliards d’euros
Croissance organique
11,0 %
EBITA ajusté
3,822 milliards d’euros
Marge d’EBITA ajusté
18,5 %
Résultat net part du groupe
2,354 milliards d’euros
BPA ajusté
4,44 €

La réaction du marché dépendra surtout de l’écart par rapport à ces estimations. Une croissance élevée mais accompagnée d’une marge inférieure à 18,5 % pourrait être mal accueillie. À l’opposé, une bonne discipline tarifaire et une confirmation de la cible annuelle soutiendraient la confiance.

Pour 2026, la direction vise toujours une croissance organique de l’EBITA ajusté comprise entre 10 % et 15 %. Cet objectif repose sur une progression organique des revenus de 7 % à 10 % et une amélioration organique de la marge comprise entre 50 et 80 points de base.

Le marché pourrait particulièrement réagir aux commentaires concernant :

  • le carnet de commandes des centres de données et les dépenses des grands opérateurs cloud ;

  • la contribution de Motivair et du refroidissement liquide ;

  • l’évolution de l’automatisation industrielle en Chine et en Europe ;

  • les hausses de prix destinées à compenser les matières premières et les tarifs douaniers ;

  • l’exposition au dollar et la nouvelle estimation de l’impact des devises ;

  • les éventuelles perturbations au Moyen-Orient.

Scénario positif à horizon d’une semaine

Une publication supérieure au consensus, accompagnée d’une confirmation ou d’un relèvement des objectifs annuels, pourrait permettre un retour au-dessus de 262,55 €. La reconquête de 268 € ouvrirait ensuite la voie vers 272,70–273 €, puis 278 €.

Un dépassement de 273 € améliorerait nettement le momentum de court terme. Les signaux de trading deviendraient alors plus constructifs, notamment si le mouvement s’accompagne de volumes supérieurs à la moyenne.

Scénario intermédiaire

Des résultats proches des attentes et des objectifs inchangés pourraient maintenir le titre entre 255,70 € et 268 €. Le marché se concentrerait alors sur le ton de la direction, avec une volatilité élevée mais sans orientation durable immédiate.

Scénario négatif

Une marge inférieure à 18,5 %, un ralentissement des commandes ou une révision défavorable de l’impact des devises pourraient entraîner un passage sous 255,70 €. La moyenne mobile à 200 séances, proche de 253,78 €, constituerait alors la principale zone de défense.

Une clôture sous 252 € augmenterait le risque d’une baisse vers 245 €, voire vers 238–240 € en cas de forte déception. Les investisseurs utilisant les meilleurs brokers devront tenir compte du risque de glissement à l’ouverture et de l’élargissement possible des écarts de cotation.

Valorisation de Schneider Electric

Au cours de clôture de 256,80 €, Schneider Electric se négocie environ 27,3 fois le bénéfice par action attendu pour 2026, sur la base du consensus de 9,42 € par action. Le multiple tombe à environ 22,9 fois les résultats anticipés pour 2027, avec un BPA attendu de 11,21 €.

Cette valorisation intègre déjà une croissance soutenue des activités liées à l’électrification et aux centres de données. Elle rend donc le titre sensible à toute déception sur les marges ou le rythme des commandes. Une moyenne sectorielle parfaitement comparable et suffisamment récente n’a pas pu être vérifiée de manière fiable ; elle n’est donc pas avancée ici.

Points clés pour les traders

  • Le consensus attend 20,661 milliards d’euros de chiffre d’affaires semestriel et une marge d’EBITA ajusté de 18,5 %.

  • Le support immédiat se situe à 255,70 €, devant une zone majeure comprise entre 252 € et 254 €.

  • Un retour au-dessus de 262,55 €, puis de 268 €, réduirait la pression vendeuse.

  • Le RSI proche de 34 traduit une forte dégradation du momentum, sans confirmer à lui seul un rebond.

  • Les commentaires sur les centres de données, les devises et les tarifs douaniers devraient déterminer la réaction après publication.

Conclusion

Schneider Electric aborde ses résultats dans une configuration particulièrement sensible. La baisse récente a ramené l’action près de sa moyenne de long terme, mais les attentes fondamentales restent élevées grâce à la demande provenant des centres de données et des infrastructures d’intelligence artificielle.

Le seuil de 255,70 € constitue le premier niveau à surveiller. Sa préservation, associée à des résultats supérieurs au consensus, pourrait favoriser un rebond vers 268 €, puis 273 €. Une publication décevante exposerait au contraire la zone 252–254 €, dont la perte ouvrirait un risque de correction plus profonde.

Au-delà des chiffres semestriels, le véritable test portera sur la capacité de Schneider Electric à préserver ses marges malgré les devises, les droits de douane et la hausse des coûts, tout en maintenant son exposition aux investissements structurels dans l’énergie et l’intelligence artificielle.

L'équipe de DailyForex.com est composée de traders, d'analystes et de rédacteurs du monde entier, chacun apportant une perspective unique sur le marché Forex et utilisant différentes stratégies pour vous aider à améliorer votre trading Forex.

Les Avis sur les Brokers Forex les Plus Visités