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Action Stellantis : analyse technique, perspectives et niveaux clés

Par Dailyforex équipe

L'équipe de DailyForex.com est composée de traders, d'analystes et de rédacteurs du monde entier, chacun apportant une perspective unique sur le marché Forex et utilisant différentes stratégies pour vous aider à améliorer votre trading Forex. ...

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L’action Stellantis subit une nouvelle vague de ventes alors que les investisseurs s’inquiètent du coût des droits de douane en Amérique du Nord et des incertitudes entourant la restructuration industrielle du constructeur. La possible fermeture ou cession de l’usine canadienne de Brampton, révélée vendredi, intervient au moment où Washington, Ottawa et Mexico renégocient leurs relations commerciales.

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Cette pression est importante parce que l’Amérique du Nord reste l’un des marchés essentiels à la rentabilité de Stellantis. Toute augmentation durable des coûts de production ou des taxes à l’importation peut affecter les marges, les prix des véhicules et, à terme, la capacité du constructeur à financer son redressement.

Les actionnaires et les particuliers exposés au secteur automobile via les meilleurs brokers font donc face à une période d’incertitude élevée. La baisse intervient alors même que les résultats opérationnels commencent à s’améliorer, ce qui montre que le marché reste surtout préoccupé par la vitesse du redressement et par les risques extérieurs.

Les droits de douane et Brampton ravivent les inquiétudes

La séance du 17 août prolonge un mouvement négatif déjà engagé depuis plusieurs jours.

D’après l’historique du CAC 40, Stellantis a clôturé à 4,430 euros, soit une baisse de 4,11 % sur la séance. Entre la clôture du 10 août à 4,878 euros et celle du 17 août, le recul atteint environ 9,18 %. Le titre touche simultanément un plus bas intrajournalier de 4,418 euros, pratiquement au niveau de son plus bas sur 52 semaines situé à 4,416 euros.

Ces chiffres diffèrent légèrement des -4,03 % et -9,34 % mentionnés dans l’intitulé, probablement en raison d’un horaire ou d’une source de cotation différente. Pour la cohérence de cette analyse, les calculs reposent sur les données historiques fournies.

Le catalyseur le plus récent vient du Canada. Le syndicat Unifor a indiqué le 14 août que Stellantis envisageait la fermeture et la vente de son usine de Brampton, en Ontario. Le site employait environ 2 200 personnes avant son arrêt pour réoutillage. Stellantis affirme de son côté chercher une solution industrielle durable pour l’usine.

Cette nouvelle est étroitement liée au problème des tarifs douaniers. Le projet initial de produire le Jeep Compass à Brampton avait déjà été abandonné au profit d’une usine située dans l’Illinois après l’instauration de nouveaux droits de douane américains.

Les discussions commerciales nord-américaines constituent désormais un risque encore plus large. Reuters rapporte que certaines propositions américaines de révision des règles commerciales pourraient ajouter au moins 2 milliards de dollars de coûts annuels à chacun des grands constructeurs automobiles de Detroit selon des estimations internes à deux groupes. Parmi les propositions figurent une hausse de la part de contenu américain requise pour bénéficier de tarifs préférentiels.

Stellantis estime déjà que l’impact net des droits de douane atteindra entre 1 et 1,2 milliard d’euros en 2026. Le groupe avait absorbé environ 300 millions d’euros de coûts tarifaires nets au premier semestre.

La faiblesse du titre ne signifie pourtant pas que tous les fondamentaux se détériorent.

Au deuxième trimestre, Stellantis a enregistré 43,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit une hausse de 13 % sur un an. Les revenus en Amérique du Nord ont progressé de 32 %, tandis que les livraisons consolidées mondiales ont augmenté de 10 %. Le bénéfice net est redevenu positif à 293 millions d’euros.

Le problème se situe davantage au niveau des marges. Le résultat opérationnel ajusté n’a atteint que 773 millions d’euros, soit une marge de 1,8 %. L’Europe élargie est restée déficitaire sur cette base, avec une marge opérationnelle ajustée de -0,6 %.

Ces résultats avaient déjà déçu les investisseurs fin juillet. Reuters souligne que le résultat opérationnel avait manqué les attentes et que le directeur général Antonio Filosa avait prévenu que le redressement stratégique prendrait du temps. L’action avait alors terminé la séance du 30 juillet en baisse de plus de 4 %.

Le groupe conserve cependant ses objectifs 2026 : croissance du chiffre d’affaires à un rythme « mid-single digit », marge opérationnelle ajustée à un chiffre faible et amélioration du cash-flow industriel. Stellantis prévoit toutefois que l’amélioration du second semestre sera principalement concentrée sur le quatrième trimestre, après les arrêts estivaux de production du troisième trimestre.

Cette combinaison entre amélioration opérationnelle lente et risques tarifaires immédiats explique la forte présence du dossier Stellantis dans les actualités financières du moment.

Le titre entre en zone de survente près de 4,42 euros

Les analyses techniques disponibles après la séance du 17 août montrent une nette détérioration du momentum.

Investing.com classe actuellement Stellantis en « Strong Sell ». Les douze moyennes mobiles suivies, de la MM5 à la MM200, délivrent toutes un signal négatif.

Le RSI à 14 périodes tombe à 22,578. Une valeur inférieure à 30 correspond généralement à une zone de survente, ce qui traduit l’intensité de la pression vendeuse récente mais augmente également la possibilité d’un rebond purement technique.

Le MACD ressort à -0,059 et reste orienté à la vente. La moyenne mobile à 50 jours se situe à 4,699 euros et la MM200 à 4,945 euros. Le titre évolue donc nettement sous ses deux références.

Niveau
Zone
Lecture
Résistance majeure
4,88 €
Sommet du 10 août et ancienne zone de soutien
Résistance intermédiaire
4,70 €
Proximité de la MM50
Résistance immédiate
4,62 €
Ancienne zone travaillée du 12 au 14 août
Support principal
4,42 €
Plus bas du 17 août et plancher 52 semaines
Support suivant
4,30 €
Seuil inférieur en cas de poursuite de la baisse
MM200
4,945 €
Référence de tendance longue

Le seuil de 4,42 euros est particulièrement important. Le titre y a inscrit son plus bas du jour et se trouve pratiquement sur son plus bas des douze derniers mois.

Le problème pour les acheteurs est que les anciennes zones de soutien deviennent désormais des obstacles. Les 4,62 euros correspondent aux clôtures des 12, 13 et 14 août, tandis que la MM50 située autour de 4,70 euros renforce la résistance supérieure.

La survente n’est donc pas, à elle seule, un signal de reprise. Un RSI proche de 22 indique surtout que la baisse est devenue très rapide.

Quels scénarios pour Stellantis au cours des prochains jours ?

À l’horizon d’une semaine, la zone de 4,42 euros devrait être déterminante.

Dans un premier scénario, le plancher tient et le niveau extrêmement bas du RSI entraîne des rachats de positions vendeuses. Une remontée au-dessus de 4,62 euros permettrait alors d’envisager un retour vers 4,70 euros, niveau correspondant approximativement à la MM50 actuelle.

Un dépassement de 4,70 euros améliorerait la configuration, mais il faudrait retrouver 4,88 euros pour neutraliser réellement une partie de la baisse enregistrée depuis le 10 août.

Le scénario négatif reste toutefois dominant tant que ces résistances ne sont pas reprises.

Une clôture sous 4,42 euros signifierait l’inscription d’un nouveau plus bas sur 52 semaines et ouvrirait potentiellement la voie vers 4,30 euros. Sous ce niveau, la zone psychologique de 4,20 euros deviendrait une extension possible.

Les fondamentaux peuvent également continuer à provoquer des mouvements importants.

Le premier risque concerne les négociations entre les États-Unis et le Canada, alors qu’une nouvelle échéance tarifaire intervient mercredi 19 août. Le dossier de Brampton pourrait rester directement lié à l’issue de ces discussions.

La renégociation plus large des règles commerciales nord-américaines reste également problématique. Les constructeurs américains craignent qu’un durcissement des exigences de contenu local augmente encore leurs coûts, alors que Stellantis cherche précisément à restaurer ses marges en Amérique du Nord.

Le second risque concerne l’Europe. Stellantis y affiche toujours une marge opérationnelle ajustée négative malgré une progression de 3 % des ventes EU30 au deuxième trimestre. Sa part de marché est revenue à 16 %, soit 80 points de base de moins qu’un an auparavant hors Leapmotor.

Parallèlement, la concurrence chinoise continue de progresser rapidement. Les immatriculations européennes de BYD ont plus que doublé en juin, celles de SAIC ont augmenté de 47 % et celles de Leapmotor ont été multipliées par plus de six. Stellantis reste beaucoup plus important en volumes absolus, mais cette progression illustre la pression concurrentielle sur les prix.

Points clés pour les traders

  • Le seuil de 4,42 euros constitue le support immédiat et correspond pratiquement au plus bas sur 52 semaines.

  • Le RSI à 22,58 montre une situation de survente extrême, mais le MACD à -0,059 et l’ensemble des moyennes mobiles conservent un signal négatif.

  • Une remontée au-dessus de 4,62 euros constituerait le premier signe de stabilisation ; 4,70 puis 4,88 euros resteraient ensuite les principales résistances.

  • Une clôture sous 4,42 euros augmenterait le risque d’une extension vers 4,30 puis 4,20 euros.

  • Les négociations commerciales nord-américaines et l’avenir de l’usine de Brampton constituent les principaux catalyseurs immédiats.

Une valorisation difficile à lire après les pertes exceptionnelles

La valorisation de Stellantis exige actuellement une certaine prudence.

Investing.com valorise l’entreprise autour de 13 milliards d’euros au cours actuel et affiche un objectif moyen à douze mois d’environ 5,78 euros parmi les analystes suivis, avec une fourchette très large allant de 4 à 10 euros.

Le ratio cours/bénéfice historique n’est toutefois pas pertinent dans la situation actuelle. Les comptes ont été fortement affectés par les importantes dépréciations enregistrées lors du recentrage de la stratégie électrique, ce qui rend les bénéfices des douze derniers mois négatifs et empêche une comparaison propre avec la moyenne sectorielle. Une source de marché calculait encore un PER négatif d’environ -0,60 au 14 août.

Dans ce contexte, la capacité à restaurer durablement les marges et le cash-flow industriel est plus informative que le PER historique. Stellantis prévoit justement une amélioration de ces deux éléments, mais prévient que les progrès du second semestre seront surtout concentrés au quatrième trimestre.

Conclusion : 4,42 euros devient le seuil critique pour Stellantis

La chute de Stellantis traduit moins un effondrement immédiat de l’activité qu’une perte de confiance dans la vitesse du redressement.

Les résultats du deuxième trimestre montrent de véritables améliorations : revenus en hausse de 13 %, livraisons en progression de 10 %, retour au bénéfice et forte reprise en Amérique du Nord. Mais une marge opérationnelle ajustée de seulement 1,8 %, les pertes persistantes en Europe et un impact tarifaire attendu pouvant atteindre 1,2 milliard d’euros continuent de peser sur la perception des investisseurs.

À cela s’ajoute désormais le dossier de l’usine canadienne de Brampton, qui rappelle à quel point les décisions commerciales américaines peuvent modifier directement l’organisation industrielle de Stellantis.

Du côté du marché, la situation est extrême : RSI à 22,58, MACD négatif et cours inférieur aux MM50 et MM200.

Pour les prochains jours, 4,42 euros constitue donc la ligne de défense essentielle. Une stabilisation pourrait provoquer un rebond vers 4,62 puis 4,70 euros compte tenu de la survente. Une perte de 4,42 euros ouvrirait en revanche un nouveau territoire baissier, avec 4,30 euros comme premier objectif.

La publication est donc particulièrement pertinente pour les investisseurs qui surveillent les analyses techniques et les mouvements exceptionnels de marché : Stellantis est désormais à un niveau où le moindre changement concernant les tarifs, Brampton ou la stratégie de redressement peut produire une forte volatilité.

L'équipe de DailyForex.com est composée de traders, d'analystes et de rédacteurs du monde entier, chacun apportant une perspective unique sur le marché Forex et utilisant différentes stratégies pour vous aider à améliorer votre trading Forex.

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