L’euro termine la semaine en progression face au dinar algérien, avec un EUR/DZD revenu à 153,716 le 7 août après avoir évolué autour de 153 en début de semaine. Cette remontée intervient alors que l’Algérie bénéficie toujours de prix des hydrocarbures élevés, mais reste confrontée à des déséquilibres budgétaires et extérieurs qui entretiennent l’incertitude autour de sa monnaie.
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Le mouvement est important parce qu’un euro plus cher renchérit en dinars les importations provenant de la zone euro. L’impact peut se transmettre aux prix de certains biens, aux coûts des entreprises et, indirectement, au coût de la vie. À l’inverse, un environnement énergétique favorable soutient les recettes extérieures algériennes et peut réduire la pression sur le dinar.
Les importateurs, les voyageurs, les entreprises exposées au commerce avec l’Europe et les lecteurs des actualités Forex sont directement concernés. La semaine à venir devrait rester dominée par l’évolution du pétrole, la politique de la Banque centrale européenne et la capacité du dinar à conserver les gains enregistrés face aux principales devises.
Le rebond de fin juillet se prolonge en août
Le cours de l’EUR/DZD évoluait à 151,829 le 7 juillet. Après plusieurs semaines relativement stables autour de 152, la paire a accéléré à partir du 29 juillet.
Elle est passée de 151,858 le 28 juillet à 152,525 le lendemain, puis à 153,166 le 31 juillet. Au cours de la semaine du 3 au 7 août, le marché est resté proche de 153 avant une nouvelle progression vendredi.
La clôture communiquée du 7 août ressort à 153,716, en hausse d’environ 0,36 % par rapport au 31 juillet. Depuis le 7 juillet, la progression atteint près de 1,24 %.
La hausse reste modérée, mais elle place désormais la paire près de la partie supérieure de son écart annuel, compris entre 149,731 et 156,381.
Cette évolution doit être replacée dans le contexte économique algérien. Le Fonds monétaire international estime que la croissance devrait rester robuste à 3,8 % en 2026, soutenue notamment par le niveau élevé des hydrocarbures. Le FMI considère néanmoins que les marges budgétaires et extérieures se sont érodées après une forte augmentation des importations et un déficit courant important en 2025.
L’institution souligne notamment que la hausse des prix du pétrole et du gaz devrait améliorer les recettes d’exportation et les finances publiques à court terme. Elle avertit cependant que les déficits budgétaires restent importants et que les réserves internationales ont diminué.
Le pétrole reste donc déterminant. L’OPEP+ a décidé le 2 août d’augmenter ses quotas de production d’environ 188 000 barils par jour à partir de septembre, avec la participation de l’Algérie parmi les sept pays concernés. Cette hausse de l’offre pourrait peser sur les prix si les exportations du Golfe se normalisent, même si les conflits en Iran, en Ukraine et les perturbations logistiques maintiennent actuellement une prime de risque.
L’EUR/DZD franchit ses moyennes mobiles après le rebond de vendredi

La dernière cotation fournie, à 153,716, place l’EUR/DZD au-dessus des moyennes mobiles observées lors du dernier relevé technique complet disponible.
Les dernières analyses techniques publiées le 6 août au soir donnaient encore un RSI à 14 périodes de 38,555 et un MACD à −0,029. Le RSI signalait alors une pression vendeuse et le MACD restait négatif. Le StochRSI était à 0 et le Williams %R à −90,72, deux lectures correspondant à une situation très tendue à la baisse au moment du relevé.
La moyenne mobile simple à 50 périodes ressortait à 153,370, tandis que la MM200 se situait à 152,699. Le dernier cours du 7 août se trouve désormais au-dessus de ces deux références, ce qui améliore nettement la configuration de prix par rapport au relevé technique du 6 août.
Il faut toutefois distinguer les deux temporalités : le RSI et le MACD cités ci-dessus ont été calculés avant l’accélération du vendredi 7 août. Leur prochaine mise à jour pourrait donc montrer une amélioration du momentum.
Niveau | Zone | Commentaire |
Résistance supérieure | 154,50 | Prochain objectif en cas de poursuite de la hausse |
Résistance immédiate | 153,85 | Proximité des sommets récents |
Dernier cours | 153,716 | Cotation communiquée au 7 août |
MM50 | 153,370 | Premier pivot dynamique |
Support principal | 153,00 | Zone défendue durant la première semaine d’août |
MM200 | 152,699 | Référence de fond |
Support secondaire | 152,50 | Ancienne zone de transition fin juillet |
Support inférieur | 151,70 | Base du mouvement haussier récent |
La première résistance se situe autour de 153,85. Elle correspond à la zone des plus hauts enregistrés les 3 et 6 août.
Une clôture au-dessus de 153,85 ouvrirait la voie à 154,00, puis à 154,50. La partie supérieure de l’écart annuel située autour de 156,38 resterait encore éloignée.
À la baisse, la zone de 153,37, correspondant à la MM50 du dernier relevé, constitue un premier pivot. Une clôture sous 153,00 augmenterait le risque d’un retour vers 152,70 puis 152,50.
Les cotations de plateformes doivent par ailleurs être distinguées du taux de change commercial officiel de la Banque d’Algérie. Cette dernière affichait par exemple un cours EUR/DZD de 151,5661 le 29 juillet. Les différences de méthodologie et de marché expliquent qu’une cotation indicative puisse diverger du cours bancaire officiel.
Le pétrole et la BCE guideront la semaine du 10 août
Pour la semaine du 10 au 14 août, le scénario central repose sur une évolution comprise entre 153,00 et 154,50.
La dynamique observée vendredi favorise momentanément l’euro, mais plusieurs forces fondamentales peuvent limiter sa progression.
Du côté européen, la BCE a maintenu ses taux inchangés le 23 juillet. Le taux de dépôt reste à 2,25 %, le taux de refinancement à 2,40 % et le taux de prêt marginal à 2,65 %. L’inflation de la zone euro était encore de 2,8 % en juin, et la banque centrale estime que le choc énergétique pourrait maintenir l’inflation au-dessus de son objectif pendant une partie de 2027.
Cette situation limite la possibilité d’un assouplissement monétaire rapide et peut apporter un soutien relatif à l’euro.
En Algérie, la hausse des hydrocarbures représente l’effet opposé. Le FMI considère que des prix énergétiques élevés renforcent les recettes d’exportation et réduisent le déficit courant attendu en 2026. Pour une économie encore très dépendante du pétrole et du gaz, cet effet constitue un soutien potentiel au dinar.
La décision récente de l’OPEP+ complique toutefois ce scénario. Une augmentation progressive de l’offre pourrait peser sur le brut si les tensions géopolitiques diminuent. Une baisse importante du pétrole réduirait alors l’avantage extérieur dont bénéficie actuellement l’Algérie.
Le marché des changes algérien reste enfin marqué par une forte différence entre le marché officiel et les circuits parallèles. Les autorités ont modifié en juillet les modalités de l’allocation touristique : le droit de change doit désormais être fourni via une carte bancaire internationale plutôt qu’en espèces, afin de limiter les abus et les sorties de monnaies étrangères.
Scénario de hausse vers 154,50
Une clôture au-dessus de 153,85 confirmerait la poursuite de la progression observée vendredi.
La paire pourrait alors tester 154,00 puis 154,50. Une extension au-dessus de ce niveau permettrait d’envisager 155,00 au cours des séances suivantes.
Ce scénario serait favorisé par un renforcement de l’euro, une baisse du pétrole ou une augmentation des inquiétudes concernant les réserves et les comptes publics algériens.
Scénario de stabilisation entre 153,00 et 153,85
Il s’agit du scénario central pour la semaine.
Après l’accélération de vendredi, une phase d’hésitation autour de 153,30-153,70 permettrait aux indicateurs retardés de rattraper le mouvement des prix.
Le maintien au-dessus de la MM50 située autour de 153,37 conserverait un biais constructif, tandis que la résistance de 153,85 limiterait la progression.
Scénario de repli vers 152,50
Une clôture sous 153,00 remettrait en question l’accélération récente.
La paire pourrait alors revenir vers la MM200, proche de 152,70, puis vers le support de 152,50.
Une baisse plus importante du taux EUR/DZD pourrait être favorisée par une nouvelle progression des hydrocarbures, améliorant les perspectives de recettes extérieures de l’Algérie, ou par un affaiblissement généralisé de l’euro.
Points clés pour les traders
L’EUR/DZD termine la semaine à 153,716, soit environ 0,36 % au-dessus de sa clôture du 31 juillet.
Le cours se situe désormais au-dessus des MM50 et MM200 du dernier relevé disponible.
Le RSI à 38,555 et le MACD à −0,029 datent du 6 août, avant la forte remontée de vendredi.
Un dépassement de 153,85 ouvrirait la voie à 154,00 puis 154,50.
Une baisse sous 153,00 exposerait 152,70 puis 152,50.
Le pétrole, les décisions de l’OPEP+ et la politique de la BCE resteront les principaux facteurs fondamentaux.
Les meilleurs brokers doivent être comparés notamment selon les spreads, les frais de conversion et la disponibilité réelle de l’EUR/DZD, qui reste moins liquide que les grandes paires.
Les écarts entre taux officiels et cotations de plateformes doivent être pris en compte avant d’interpréter les signaux de trading ou toute cotation affichée.
Conclusion
L’EUR/DZD aborde la semaine du 10 août avec un momentum de prix plus favorable à l’euro. La paire a terminé vendredi à 153,716 et évolue désormais au-dessus des moyennes à 50 et 200 périodes relevées la veille.
La résistance de 153,85 constitue le premier test. Son dépassement permettrait d’envisager une progression vers 154,00 puis 154,50. À l’inverse, un retour sous 153,00 signalerait un essoufflement et exposerait 152,70 puis 152,50.
La trajectoire dépendra surtout de l’équilibre entre deux forces : une BCE qui maintient des taux relativement élevés, favorable à l’euro, et des prix des hydrocarbures qui soutiennent les finances extérieures algériennes. L’évolution du pétrole restera donc probablement le principal facteur susceptible de modifier rapidement ce scénario hebdomadaire.