L’EUR/DZD termine le mois d’août en repli après plusieurs séances passées autour de 155 dinars pour un euro. La paire reste néanmoins proche de ses plus hauts récents, dans un environnement économique marqué par une inflation persistante en zone euro, les anticipations de hausse des taux de la BCE et les incertitudes entourant les marchés de l’énergie.
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Cette situation est importante car une modification des anticipations de taux européens peut rapidement avoir un impact sur les prix de l’euro face aux autres devises, tandis que le dinar reste fortement exposé aux revenus énergétiques de l’Algérie. Pour les particuliers, entreprises importatrices et acteurs exposés au change, ces mouvements influencent indirectement les coûts des produits importés, l’inflation et le coût de la vie.
La semaine qui débute sera donc particulièrement sensible aux nouvelles actualités Forex, avec notamment la publication de l’inflation d’août en zone euro le 1er septembre et une réunion de la BCE prévue les 9 et 10 septembre.
L’euro a gagné du terrain en août avant de céder en fin de semaine
Le cours de l’EUR/DZD est passé de 152,992 DZD le 30 juillet à 154,534 DZD le 28 août, soit une progression d’environ 1,0 % sur la période couverte par les données fournies. Le mouvement s’est surtout accéléré à partir du 19 août, lorsque la paire est passée de 153,849 à 155,135 DZD en une séance.
Depuis ce mouvement, le marché s’est maintenu au voisinage de 155 DZD avant de reculer vendredi. Entre la clôture du 21 août à 155,129 et celle du 28 août à 154,534, la paire a perdu environ 0,38 %.
La Banque d’Algérie affichait de son côté une cotation de référence de 154,9243 DZD pour un euro le 28 août. L’écart avec les données de marché publiées par Investing.com reflète notamment des méthodologies et horaires de cotation différents.
Du côté européen, l’inflation annuelle de la zone euro s’est établie à 2,9 % en juillet, contre 2,8 % en juin. La hausse des prix reste donc nettement supérieure à l’objectif de 2 % de la BCE, notamment dans un contexte où les tensions énergétiques continuent d’alimenter les préoccupations du marché.
Les dernières enquêtes PMI apportent toutefois un soutien à l’euro : l’activité du secteur privé de la zone euro a progressé en août à son rythme le plus rapide de l’année, portée par l’amélioration des nouvelles commandes et de l’industrie manufacturière. Les pressions sur les prix se sont parallèlement modérées dans l’enquête.
La BCE conserve néanmoins un biais restrictif. Le compte rendu de sa réunion des 22 et 23 juillet, publié le 27 août, montre qu’un nouveau relèvement des taux était considéré comme probable si l’inflation ne ralentissait pas suffisamment. Les marchés anticipent largement une hausse de 25 points de base en septembre, de 2,25 % à 2,50 %.
En Algérie, l’environnement est également contrasté. Le FMI estime que la croissance pourrait atteindre 3,8 % en 2026 et souligne que la hausse des prix des hydrocarbures soutient les recettes d’exportation et les finances publiques. Mais l’institution relève aussi la diminution des réserves de change, l’importance des déficits budgétaires et la persistance d’une prime élevée sur le marché parallèle des changes.
Cette dépendance aux hydrocarbures reste essentielle pour comprendre le dinar. Une hausse durable des revenus pétroliers et gaziers améliore généralement la capacité extérieure du pays, tandis qu’une baisse prolongée des prix de l’énergie représenterait une source de pression supplémentaire sur la monnaie.
Le repli vers 154,50 DZD teste le momentum de court terme

La clôture du 28 août à 154,534 DZD ramène l’EUR/DZD vers une première zone importante située autour de 154,45-154,50. Ce niveau correspond à plusieurs points bas observés les 27 et 28 août et constitue donc le premier pivot à surveiller.
Le RSI à 14 périodes calculé sur la série quotidienne fournie ressort autour de 65,3 au 28 août. Il demeure au-dessus de 50, ce qui traduit un momentum encore positif, mais il a nettement reculé après avoir dépassé 80 durant la poussée du 19 au 25 août. Le marché est donc sorti d’une situation de forte tension acheteuse.
Le MACD calculé sur les mêmes données reste positif à environ 0,509, contre une ligne de signal proche de 0,441. L’écart entre les deux se réduit toutefois, ce qui montre que l’impulsion haussière perd de la vitesse après le mouvement de la mi-août.
Ces calculs constituent des analyses techniques basées exclusivement sur les clôtures communiquées pour la période du 30 juillet au 28 août.
Niveau | Zone | Lecture |
Résistance | 155,35 DZD | Sommet répété des séances du 24 au 27 août |
Résistance majeure | 155,90 DZD | Zone proche du plus haut du 21 août à 155,912 |
Support | 154,45 DZD | Creux récent des 27 et 28 août |
Support secondaire | 153,85 DZD | Ancienne zone de cours avant l’accélération du 19 août |
MM50 | 153,343 DZD | Dernière valeur publique vérifiable trouvée, datée du 7 août |
MM200 | 152,799 DZD | Dernière valeur publique vérifiable trouvée, datée du 7 août |
La source publique la plus récente retrouvée pour les moyennes mobiles spécifiques à l’EUR/DZD est un relevé Investing.com daté du 7 août, qui situait alors la MM50 simple à 153,343 et la MM200 simple à 152,799. Elles ne doivent donc pas être présentées comme des valeurs recalculées au 28 août : l’historique de 22 séances fourni ne permet pas de calculer correctement une moyenne sur 50 ou 200 jours.
Une semaine dominée par l’inflation européenne et le seuil des 154,45 DZD
À l’horizon d’une semaine, le premier facteur susceptible de provoquer de la volatilité sera la publication, le 1er septembre, de l’estimation rapide de l’inflation d’août en zone euro. Eurostat a officiellement confirmé cette date de publication.
Reuters rapporte que les économistes surveillent la possibilité d’une inflation atteignant environ 3,3 %, ce qui constituerait un plus haut de trois ans. Une donnée proche ou supérieure à ce niveau renforcerait probablement les anticipations de resserrement de la BCE et pourrait soutenir l’euro. Une surprise nettement inférieure pourrait au contraire réduire la pression en faveur d’une hausse de taux.
Dans le scénario favorable à l’euro, un retour au-dessus de 155,35 DZD ouvrirait de nouveau la voie vers 155,90 DZD. Le dépassement de cette dernière zone permettrait ensuite de surveiller le sommet sur 52 semaines communiqué par Investing.com, à 156,381 DZD.
À l’inverse, une clôture durable sous 154,45 DZD fragiliserait la dynamique de court terme. La zone des 153,85 DZD deviendrait alors le prochain objectif naturel, avant les environs de 153,30-153,35 DZD.
La trajectoire du dinar dépendra parallèlement du marché énergétique. Le FMI considère que les prix plus élevés des hydrocarbures améliorent actuellement les recettes extérieures de l’Algérie, mais prévient que la volatilité des hydrocarbures et la diminution des coussins budgétaires et externes restent des risques majeurs.
Pour les traders comparant les conditions proposées par les meilleurs brokers, il faut également garder à l’esprit que l’EUR/DZD est une paire exotique. Les écarts entre cours acheteur et vendeur peuvent être sensiblement plus importants que sur l’EUR/USD, et la liquidité disponible dépend fortement de l’intermédiaire et des horaires de marché.
Points clés pour les traders
Tant que l’EUR/DZD reste au-dessus de 154,45 DZD, la hausse enregistrée depuis le début du mois d’août n’est pas complètement remise en cause.
Un retour au-dessus de 155,35 DZD remettrait 155,90 DZD au centre des préoccupations, tandis qu’un dépassement de cette zone exposerait le sommet annuel de 156,381 DZD.
Une baisse sous 154,45 DZD augmenterait le risque d’un retour vers 153,85 DZD, surtout si l’inflation européenne surprend à la baisse ou si les anticipations de hausse de taux de la BCE diminuent.
Conclusion
L’EUR/DZD aborde la nouvelle semaine dans une configuration plus hésitante après l’accélération observée à la mi-août. L’euro conserve des soutiens fondamentaux liés à la résilience de l’activité économique européenne et à la perspective d’un nouveau resserrement monétaire de la BCE, mais l’incertitude entourant l’inflation, les prix de l’énergie et le contexte géopolitique entretient une forte volatilité.
Le niveau de 154,45 DZD constitue désormais le principal seuil de court terme. Sa préservation permettrait à la paire de maintenir une structure favorable vers 155,35 puis 155,90 DZD. Une baisse sous ce niveau modifierait en revanche l’équilibre de la semaine et renforcerait le risque d’un retour vers 153,85 DZD.
La publication de l’inflation européenne du 1er septembre devrait être le principal catalyseur immédiat pour l’EUR/DZD, avant la réunion de la BCE des 9 et 10 septembre. Dans ce contexte, la paire reste particulièrement sensible aux changements d’anticipations de taux et aux évolutions des marchés énergétiques.