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ArcelorMittal : analyse technique, chute du cours et niveaux clés

Par Dailyforex équipe

L'équipe de DailyForex.com est composée de traders, d'analystes et de rédacteurs du monde entier, chacun apportant une perspective unique sur le marché Forex et utilisant différentes stratégies pour vous aider à améliorer votre trading Forex. ...

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ArcelorMittal accélère sa baisse. L'action abandonne 2,41 % mardi et environ 6,3 % sur une semaine, dans un environnement où les inquiétudes géopolitiques viennent s'ajouter aux incertitudes entourant la demande mondiale d'acier. Le groupe vient surtout d'annoncer qu'il n'était plus en mesure de redémarrer son immense site ukrainien de Kryvyi Rih dans des conditions suffisamment sûres après plusieurs frappes de missiles.

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Cette nouvelle est importante pour les actionnaires car ArcelorMittal prévoit une dépréciation non monétaire d'environ 1 milliard de dollars. Elle intervient alors que l'industrie sidérurgique européenne doit déjà composer avec la concurrence asiatique, les coûts de l'énergie et une croissance économique incertaine.

Les investisseurs qui suivent les actualités financières doivent toutefois distinguer le choc ukrainien de la situation opérationnelle du reste du groupe. Les derniers résultats avaient montré une amélioration des marges et des perspectives européennes, soutenue notamment par les nouvelles protections commerciales.

La chute s’accélère après le sommet de début septembre

Le retournement d'ArcelorMittal est désormais significatif.

L'action avait atteint 68,56 euros en séance le 8 septembre, son plus haut niveau sur 52 semaines. Elle termine le 29 septembre à 59,82 euros, soit près de 13 % sous ce sommet.

La baisse s'est particulièrement accélérée au cours des dernières séances.

Après une clôture à 63,82 euros le 22 septembre, ArcelorMittal est passé à 63,38 euros le lendemain, puis 62 euros le 24 septembre. Le recul s'est poursuivi à 61,78 euros vendredi et 61,30 euros lundi.

Mardi, les vendeurs ont repris la main : le titre ouvre à 61,76 euros, atteint 61,94 euros au plus haut, puis termine exactement sur son plus bas de séance à 59,82 euros.

Cette clôture au point bas montre que la pression est restée forte jusqu'à la fin des échanges.

Le principal catalyseur propre à l'entreprise vient d'Ukraine.

ArcelorMittal a annoncé le 25 septembre qu'il ne pouvait plus redémarrer de manière sûre et durable son usine de Kryvyi Rih. Le site a subi quatre frappes de missiles en cinq semaines, faisant cinq morts et 17 blessés parmi les employés. Les installations de production ont également subi d'importants dégâts.

Le groupe prévoit désormais une dépréciation non monétaire d'environ 1 milliard de dollars, principalement liée aux immobilisations du site.

L'impact sur les résultats opérationnels pourrait toutefois être moins important que ne le suggère ce montant. Des analystes de J.P. Morgan cités par Reuters estimaient que cette dépréciation ne devrait pas affecter l'EBITDA du groupe, même si des pertes sectorielles restent possibles aux troisième et quatrième trimestres. La réduction de l'offre ukrainienne pourrait également soutenir certains prix européens de l'acier.

L'environnement mondial reste néanmoins complexe.

La Chine continue d'importer des quantités considérables de minerai de fer : ses importations ont atteint 870 millions de tonnes selon les dernières données disponibles, malgré la faiblesse persistante de l'immobilier. Cette situation traduit une activité industrielle toujours élevée mais maintient aussi les interrogations sur les capacités de production chinoises et leurs conséquences pour les marchés mondiaux des métaux.

Le passage sous 60 euros fragilise encore le titre

Les analyses techniques montrent une dégradation nette depuis le sommet de début septembre.

Le signal le plus visible est la perte successive de 64, 62 puis 60 euros. La clôture à 59,82 euros place désormais le titre sous tous les cours de clôture observés dans l'historique fourni depuis le 31 août.

Les derniers relevés disponibles d'Investing avant la séance de mardi confirmaient déjà cette détérioration. Le 26 septembre, sur la cotation Tradegate, le RSI à 14 périodes ressortait à 40,45 et le MACD à -0,28. La synthèse des moyennes mobiles comme celle des indicateurs était alors orientée vers « vente forte ».

Il faut toutefois souligner que ces valeurs datent du 26 septembre et concernent Tradegate : elles ne constituent donc pas un relevé exact de la clôture d'Amsterdam du 29 septembre. Après la baisse supplémentaire observée depuis, je ne dispose pas d'une valeur RSI et MACD de clôture suffisamment récente et vérifiable pour publier un chiffre différent sans risque de l'inventer.

Niveau
Zone
Lecture
Résistance supérieure
63,80 €
ancien pivot de septembre
Résistance immédiate
62,00 €
ancien support devenu obstacle
Clôture du 29/09
59,82 €
plus bas de la séance
Support immédiat
59,50 €
première zone sous 60 €
Support majeur
58,00 €
prochain seuil important
Support inférieur
56,00 €
scénario d'extension

La première difficulté se situe maintenant autour de 62 euros. Ce seuil correspond à la clôture du 24 septembre et à une zone travaillée à plusieurs reprises au cours du mois.

Une reprise au-dessus de 62 euros permettrait de viser 63,80 euros, puis la région des 65 euros.

À l'inverse, la perte des 60 euros place immédiatement 59,50 euros sous surveillance.

Si ce niveau ne tient pas, 58 euros constituerait le prochain support important. Une accélération sous 58 euros exposerait ensuite la région des 56 euros.

La volatilité récente doit aussi être intégrée par les investisseurs utilisant des CFD ou d'autres produits à effet de levier. Comparer les spreads, les frais et les protections proposées par les meilleurs brokers devient particulièrement important lorsque le titre enchaîne des variations quotidiennes supérieures à 2 %.

Les prochaines séances dépendront de la défense des 59,50 euros

À l'horizon de quelques séances à une semaine, trois configurations principales peuvent être suivies.

Le premier scénario repose sur une stabilisation au-dessus de 59,50 euros.

Après une baisse de près de 13 % depuis le sommet intraday du 8 septembre, une réaction acheteuse permettrait de viser d'abord 62 euros. Une reconquête de 63,80 euros améliorerait plus nettement la configuration et replacerait ensuite 65 euros à portée du marché.

Le deuxième scénario correspond à une phase d'attente comprise entre 59,50 et 62 euros. Les investisseurs pourraient chercher à mesurer plus précisément les conséquences financières de la fermeture ukrainienne avant de prendre de nouvelles positions importantes.

Le troisième scénario apparaîtrait sous 59,50 euros.

La perte de cette zone exposerait directement 58 euros. Une clôture sous 58 euros augmenterait ensuite le risque d'une extension vers 56 euros.

Les signaux de trading resteront néanmoins fortement dépendants des nouvelles fondamentales.

Le premier risque est géopolitique. Le groupe a clairement indiqué que la reprise de Kryvyi Rih n'était actuellement plus possible dans des conditions sûres et durables.

Le deuxième concerne l'énergie. L'Europe fait actuellement face à une nouvelle flambée des prix énergétiques liée aux perturbations des marchés pétrolier et gazier. Pour une industrie aussi énergivore que l'acier, une hausse durable des coûts constitue un risque important pour les marges.

Le troisième facteur concerne la Chine et le commerce mondial. Une augmentation des exportations asiatiques peut peser sur les prix européens, même si l'Union européenne renforce progressivement ses dispositifs de protection.

Points clés pour les traders

  • 59,50 euros constitue le premier support après la clôture du 29 septembre sous le seuil psychologique des 60 euros.

  • 62 puis 63,80 euros forment les premières résistances à reconquérir pour atténuer la pression vendeuse.

  • L'Ukraine, les coûts énergétiques et les mesures européennes de protection commerciale constituent les principaux catalyseurs fondamentaux des prochaines séances.

L’Europe offre un contrepoids aux mauvaises nouvelles ukrainiennes

La situation fondamentale d'ArcelorMittal n'est pas uniformément négative.

Au deuxième trimestre, le groupe a généré un EBITDA de 2,064 milliards de dollars, contre 1,679 milliard au premier trimestre et 1,860 milliard un an auparavant. Le chiffre d'affaires s'est établi à 16,761 milliards de dollars et le bénéfice net attribuable aux actionnaires à 683 millions.

La marge d'EBITDA par tonne a atteint 155 dollars, contre 131 dollars au premier trimestre et 135 dollars un an plus tôt. La direction considère cette progression comme le reflet des investissements stratégiques, de l'optimisation des actifs et de la diversification géographique du groupe.

Les performances avaient également légèrement dépassé les attentes. L'EBITDA trimestriel de 2,06 milliards de dollars était supérieur au consensus LSEG d'environ 2,01 milliards.

L'Europe constitue surtout un élément à surveiller.

ArcelorMittal estime que le nouveau mécanisme européen de quotas tarifaires et le CBAM créent un environnement concurrentiel plus équilibré. L'EBITDA européen par tonne avait progressé de 28 dollars séquentiellement au deuxième trimestre, et la direction anticipait encore des bénéfices liés aux nouvelles protections commerciales.

Bruxelles continue d'ailleurs de renforcer certaines protections. Depuis le 25 septembre, l'Union européenne applique des mesures provisoires supplémentaires sur certains aciers électriques importés, avec des quotas et des prix minimums.

Ces mesures ne suppriment pas le risque lié aux importations asiatiques, mais elles peuvent contribuer à restaurer progressivement le pouvoir de fixation des prix des producteurs européens.

Pour les investisseurs français suivant le CAC 40 et plus largement les grandes entreprises industrielles européennes, ArcelorMittal constitue ainsi un baromètre particulièrement intéressant du cycle manufacturier, même si le titre lui-même n'est pas un composant actuel du CAC 40.

La valorisation intègre déjà une forte cyclicité

La correction récente réduit mécaniquement la valorisation d'ArcelorMittal, mais les multiples doivent être interprétés avec prudence pour une entreprise sidérurgique.

Les données de MarketScreener disponibles le 29 septembre indiquaient un PER estimé 2026 proche de 15,9 fois et un PER 2027 d'environ 9,77 fois. Le ratio valeur d'entreprise sur chiffre d'affaires attendu en 2026 ressortait autour de 0,9 fois.

La forte différence entre les multiples 2026 et 2027 traduit l'anticipation d'une amélioration des bénéfices.

Mais cette amélioration reste sensible au cycle de l'acier.

Une baisse des prix, une augmentation des exportations chinoises, une récession industrielle ou une nouvelle hausse des coûts énergétiques peuvent rapidement modifier les bénéfices attendus.

À l'inverse, les protections commerciales européennes, le CBAM et une réduction de l'offre disponible peuvent soutenir les marges.

ArcelorMittal disposait par ailleurs de 10,4 milliards de dollars de liquidités à la fin du deuxième trimestre, tandis que sa dette nette atteignait 9,5 milliards. Le groupe avait généré 0,5 milliard de dollars de free cash-flow sous-jacent au premier semestre après 0,8 milliard d'investissements dans ses projets de croissance stratégique.

Conclusion : ArcelorMittal doit maintenant défendre les 59,50 euros

La chute d'ArcelorMittal ne repose pas uniquement sur une détérioration générale des marchés.

La fermeture de Kryvyi Rih constitue un choc propre à l'entreprise. Quatre frappes en cinq semaines ont rendu impossible un redémarrage sûr du site, et le groupe prévoit environ 1 milliard de dollars de dépréciation non monétaire.

Cette mauvaise nouvelle intervient au moment où le titre était déjà engagé dans une correction. Depuis son sommet intraday de 68,56 euros du 8 septembre, l'action a perdu près de 13 % et termine désormais sous 60 euros.

La situation opérationnelle du groupe offre néanmoins un contrepoids : l'EBITDA du deuxième trimestre a dépassé 2 milliards de dollars, les marges par tonne se sont améliorées et les nouvelles protections européennes commencent à soutenir l'activité régionale.

À très court terme, 59,50 euros constitue la première zone à défendre. Sa perte placerait 58 euros sous pression, puis potentiellement 56 euros.

À la hausse, un retour au-dessus de 62 euros serait le premier signe de stabilisation. La reconquête de 63,80 euros apporterait un signal plus convaincant et permettrait au marché de se rapprocher de nouveau de 65 euros.

Les prochaines séances permettront donc de déterminer si la dépréciation ukrainienne est désormais suffisamment intégrée dans le cours ou si l'incertitude géopolitique et énergétique justifie encore une prime de risque plus élevée sur ArcelorMittal.

L'équipe de DailyForex.com est composée de traders, d'analystes et de rédacteurs du monde entier, chacun apportant une perspective unique sur le marché Forex et utilisant différentes stratégies pour vous aider à améliorer votre trading Forex.

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