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DAX 40 : analyse technique, perspectives et niveaux clés

Par Dailyforex équipe

L'équipe de DailyForex.com est composée de traders, d'analystes et de rédacteurs du monde entier, chacun apportant une perspective unique sur le marché Forex et utilisant différentes stratégies pour vous aider à améliorer votre trading Forex. ...

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Le DAX 40 reste sous pression alors que la hausse des rendements obligataires, la remontée du pétrole vers 100 dollars et le retour des inquiétudes inflationnistes durcissent rapidement les conditions financières. L’indice allemand a terminé la séance du 8 septembre autour de 26 005 points après avoir passé une grande partie de la journée dans le rouge.

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Cette situation est importante pour les investisseurs particuliers car des taux obligataires plus élevés augmentent le coût du financement des entreprises et rendent simultanément les obligations plus compétitives face aux actions. La hausse des prix de l’énergie ajoute une difficulté supplémentaire en augmentant les coûts industriels et en menaçant de prolonger l’inflation et la pression sur le coût de la vie.

Les investisseurs exposés aux grandes entreprises allemandes sont particulièrement concernés. Le DAX concentre des groupes industriels, automobiles, technologiques, chimiques et financiers directement sensibles au coût du capital, au commerce mondial et à l’environnement économique européen.

Les rendements et le pétrole fragilisent la reprise allemande

Le cours du DAX 40 a perdu environ 1,2 % entre le 10 août et le 8 septembre, passant de 26 323,88 à 26 005,39 points d’après l’historique fourni.

Cette baisse paraît modérée sur l’ensemble de la période, mais elle masque un mouvement beaucoup plus marqué depuis le sommet atteint fin août. Le DAX avait touché 26 618,74 points en séance le 28 août avant de revenir sous 26 000 points dès le 2 septembre.

Le principal changement de contexte vient des marchés obligataires. La remontée des rendements mondiaux augmente le taux d’actualisation appliqué aux bénéfices futurs des entreprises et réduit mécaniquement l’attrait relatif des actions. Le rendement américain à 10 ans évoluait autour de 4,8 % le 8 septembre et le marché obligataire mondial reste sous tension à l’approche de plusieurs décisions de banques centrales.

En Europe, cette hausse des taux intervient alors que l’inflation repart. En Allemagne, l’indice harmonisé des prix a progressé de 2,9 % sur un an en août, contre 2,8 % en juillet. L’inflation énergétique a accéléré à 10,5 %, conséquence directe de la hausse des prix provoquée par les tensions autour de l’Iran. L’inflation sous-jacente est toutefois restée stable à 2,4 %, ce qui limite pour l’instant le risque d’une généralisation des tensions à l’ensemble de l’économie.

À l’échelle de la zone euro, l’inflation a atteint 3,3 % en août. La BCE est désormais largement attendue en hausse de 25 points de base lors de sa réunion du 10 septembre, ce qui porterait son taux de dépôt à 2,50 %. La majorité des économistes interrogés par Reuters considère encore ce mouvement comme la dernière hausse du cycle, mais Deutsche Bank anticipe désormais une nouvelle hausse en décembre si les tensions énergétiques persistent.

Le pétrole amplifie cette pression. Le Brent évoluait autour de 98 dollars le 8 septembre, à proximité immédiate du seuil des 100 dollars, après une nouvelle escalade au Moyen-Orient. Cette hausse renchérit les coûts de transport et de production et pèse particulièrement sur une économie allemande fortement industrialisée.

Les données allemandes publiées le 8 septembre apportent également une note de prudence. Les exportations ont diminué de 0,8 % en juillet par rapport à juin alors que les économistes anticipaient une hausse de 0,1 %. Les expéditions vers l’Union européenne ont reculé de 1,6 % et celles vers la Chine de 9,5 %. Les exportations vers les États-Unis ont toutefois rebondi de 19,1 %.

La situation économique n’est donc pas uniformément négative. L’institut Ifo a relevé sa prévision de croissance allemande à 1,4 % pour 2026, contre 0,8 % auparavant, grâce notamment aux investissements publics dans les infrastructures, la défense et la transition énergétique. Le secteur manufacturier a également connu en août sa meilleure progression de production depuis janvier 2022.

Ce mélange de croissance plus solide, d’énergie chère et d’inflation persistante domine actuellement les actualités financières : une économie qui résiste réduit le besoin d’assouplissement monétaire au moment même où les marchés espéraient une stabilisation des taux.

Le DAX 40 reste coincé sous une zone de résistance importante

La clôture du 8 septembre se situe autour de 26 005 points, quasiment inchangée par rapport à la veille. L’indice avait pourtant reculé jusqu’à environ 25 801 points en séance avant de rebondir.

Les dernières analyses techniques disponibles chez Investing.com montrent une configuration fragile. Un instantané relevé le 8 septembre à 09h12 GMT donnait un RSI(14) à 37,517, soit une zone dégradée mais pas encore clairement survendue. Le MACD(12,26) ressortait à -19,360, avec un signal vendeur et une synthèse globale classée « vente forte ».

Les moyennes mobiles montraient au même moment une MM50 simple proche de 25 940,60 points et une MM200 simple à 26 204,96 points. Le rebond de fin de séance permet au DAX de revenir au-dessus de la MM50 relevée dans cet instantané, mais il reste sous sa MM200, qui constitue une barrière importante.

Niveau
Zone
Lecture
Résistance immédiate
26 070 pts
zone travaillée lors des dernières séances
Résistance majeure
26 260 pts
ancien pivot de fin août
MM200
26 205 pts
référence longue de l’instantané Investing.com
MM50
25 941 pts
référence intermédiaire
Support immédiat
25 800 pts
plus bas de la séance du 8 septembre
Support majeur
25 725 pts
proximité des plus bas récents

La zone de 26 070 points constitue le premier test. Le DAX a échoué à s’installer durablement au-dessus de ce niveau lors des dernières séances.

Un passage au-dessus de 26 070 points permettrait de viser la zone des 26 200-26 260 points, où se situe également la MM200 relevée. Le franchissement de cette région serait nécessaire pour réduire réellement la pression observée depuis le sommet du 28 août.

À l’inverse, 25 800 points représente le premier niveau défensif. Une baisse sous ce seuil remettrait rapidement 25 725 points sous surveillance. En dessous, la zone psychologique des 25 500 points deviendrait plus pertinente.

La volatilité pourrait également provenir des devises. Un euro plus fort peut pénaliser les recettes converties des grands exportateurs allemands, tandis qu’un euro faible renchérit certaines importations énergétiques libellées en dollars. Cette interaction est particulièrement importante pour un indice aussi internationalisé que le DAX.

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Quels scénarios pour le DAX 40 au cours des deux prochaines semaines ?

Le premier catalyseur est imminent : la Banque centrale européenne rend sa décision le 10 septembre.

Le marché attend largement une hausse de 25 points de base à 2,50 %. Cette décision seule pourrait donc avoir un impact limité. Le véritable enjeu sera le discours accompagnant la réunion : Christine Lagarde devra indiquer si la BCE considère cette hausse comme une mesure d’assurance temporaire ou comme le début d’un cycle de resserrement plus long.

Une BCE relativement modérée après la hausse pourrait détendre les rendements européens et offrir un soutien aux actions. Dans ce cas, un dépassement de 26 070 points remettrait 26 200-26 260 points en ligne de mire. Au-dessus de 26 260 points, l’indice pourrait progressivement revenir vers 26 470 puis vers son récent sommet proche de 26 620 points.

Le scénario défavorable repose sur une nouvelle poussée du pétrole et des rendements. Si le Brent franchit durablement 100 dollars, les anticipations d’inflation pourraient encore progresser et renforcer les paris sur de nouvelles hausses de taux. Les entreprises industrielles, chimiques, automobiles et technologiques allemandes seraient alors confrontées simultanément à des coûts énergétiques élevés et à un financement plus cher.

Les inquiétudes énergétiques allemandes dépassent d’ailleurs le seul pétrole. L’association allemande du stockage gazier INES a averti le 8 septembre que les stocks pourraient n’atteindre qu’environ 77 % de leur capacité début novembre, un niveau potentiellement insuffisant en cas d’hiver extrêmement froid.

Dans ce scénario, une perte de 25 800 points pourrait déclencher un mouvement vers 25 725 puis 25 500 points.

Les deux prochaines semaines peuvent donc être organisées autour de trois scénarios :

  • Au-dessus de 26 070 points, le DAX pourrait viser 26 200-26 260 points.

  • Au-dessus de 26 260 points, la pression vendeuse diminuerait et les zones de 26 470 puis 26 620 points redeviendraient accessibles.

  • Entre 25 800 et 26 070 points, l’indice resterait dans une zone d’hésitation dominée par les rendements et la BCE.

  • Sous 25 800 points, le risque d’un test de 25 725 points augmenterait.

  • Sous 25 725 points, un retour vers 25 500 points deviendrait envisageable.

La politique budgétaire allemande peut néanmoins limiter les risques à moyen terme. Berlin prévoit de mobiliser d’importantes sommes pour la défense et les infrastructures, notamment via un fonds de 500 milliards d’euros et un assouplissement de certaines contraintes d’endettement. Ces dépenses devraient soutenir des secteurs représentés dans le DAX, même si elles participent aussi aux inquiétudes des marchés obligataires concernant l’offre future de dette publique.

Une valorisation encore raisonnable, mais plus sensible aux taux

Une valorisation parfaitement comparable et actualisée du DAX 40 lui-même n’était pas disponible dans les sources institutionnelles consultées au 8 septembre. Il est donc préférable de ne pas attribuer à l’indice un PER non vérifié.

À titre de référence pour le marché allemand, le MSCI Germany affichait au 31 août 2026 un PER de 16,32 fois les bénéfices réalisés et de 14,80 fois les bénéfices anticipés. Cet indice couvre environ 85 % de la capitalisation boursière allemande et constitue donc un proxy utile, mais il ne correspond pas exactement au DAX 40.

Cette valorisation n’apparaît pas extrême en elle-même. Le problème vient plutôt de la concurrence des obligations : lorsque les rendements augmentent, le niveau de valorisation acceptable pour les actions tend à diminuer, toutes choses égales par ailleurs.

Points clés pour les traders

  • Le DAX a perdu environ 1,2 % entre le 10 août et le 8 septembre, mais reste près de 2,3 % sous son sommet intrajournalier du 28 août.

  • Le RSI relevé le 8 septembre à 37,517 traduit une pression vendeuse déjà importante.

  • Le MACD à -19,360 reste orienté négativement sur l’instantané technique consulté.

  • 26 070 puis 26 260 points constituent les principales résistances immédiates.

  • 25 800 puis 25 725 points forment les premiers supports à surveiller.

  • La BCE devrait relever ses taux de 25 points de base le 10 septembre.

  • Le Brent proche de 100 dollars et la hausse des rendements sont les principaux risques immédiats.

Conclusion

Le DAX 40 résiste autour de 26 000 points, mais la pression actuelle ne vient pas d’un seul facteur. La remontée du pétrole nourrit l’inflation, les banques centrales maintiennent une politique plus restrictive et les rendements obligataires augmentent le coût du capital tout en offrant aux investisseurs une alternative plus rémunératrice aux actions.

L’économie allemande montre parallèlement des signes contradictoires : les perspectives de croissance ont été relevées et l’industrie s’améliore, mais les exportations ont reculé en juillet et les risques énergétiques restent élevés.

À très court terme, 26 070 points constitue le premier seuil à reconquérir. Un passage au-dessus permettrait de viser 26 200-26 260 points. En sens inverse, une perte des 25 800 points ferait peser un risque de retour vers 25 725 puis 25 500 points.

La réunion de la BCE du 10 septembre devrait donc déterminer si le rebond observé depuis le plus bas du 2 septembre peut se prolonger ou si la hausse des rendements déclenche une nouvelle phase de pression sur l’indice allemand.

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