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Schneider Electric : analyse technique, perspectives et niveaux clés

Par Dailyforex équipe

L'équipe de DailyForex.com est composée de traders, d'analystes et de rédacteurs du monde entier, chacun apportant une perspective unique sur le marché Forex et utilisant différentes stratégies pour vous aider à améliorer votre trading Forex. ...

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L’action Schneider Electric vient de connaître une séquence particulièrement agitée. Après avoir chuté de 6,54 % le 14 septembre jusqu’à 272,05 euros, le titre a progressivement récupéré et clôture le 21 septembre à 295 euros, en hausse de 3,24 % sur la seule séance. Le rebond efface ainsi une grande partie du choc subi une semaine auparavant.

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Cette volatilité est importante pour les investisseurs car elle intervient alors que le groupe reste l’un des principaux bénéficiaires européens de l’essor des centres de données, de l’électrification et des investissements liés à l’intelligence artificielle. Dans le même temps, la hausse des taux d’intérêt, les tensions géopolitiques et les préoccupations autour de la valorisation des valeurs exposées à l’IA créent un environnement économique nettement plus incertain.

Les détenteurs de Schneider Electric, mais aussi les investisseurs exposés au CAC 40, sont directement concernés : avec une capitalisation supérieure à 160 milliards d’euros et une valorisation exigeante, les variations du sentiment envers l’IA, les taux et les investissements dans les data centers peuvent provoquer des mouvements rapides du titre.

Du décrochage du 14 septembre au rebond vers 295 euros

Le mouvement le plus spectaculaire s’est produit le 14 septembre. Schneider Electric a terminé cette séance à 272,05 euros, soit une chute de 6,54 % par rapport aux 291,10 euros de la séance précédente. En intraday, le titre est même descendu jusqu’à 268,50 euros.

Aucune annonce négative propre à Schneider Electric n’avait alors été identifiée pour expliquer à elle seule cette chute. Le mouvement s’inscrivait dans un contexte beaucoup plus large de prudence sur les marchés : flambée du pétrole, tensions au Moyen-Orient, remontée des rendements obligataires et inquiétudes concernant les valorisations des sociétés liées au thème de l’intelligence artificielle.

Cette baisse était d’autant plus remarquable que Bernstein confirmait le même jour son opinion positive sur le dossier et son objectif de cours de 350 euros.

Quelques jours auparavant, Santander avait cependant abaissé son opinion sur Schneider Electric d’« Outperform » à « Neutral », tout en relevant son objectif de cours. Cette évolution rappelle que, même si les perspectives opérationnelles restent solides, la valorisation est devenue un sujet important pour les investisseurs.

Depuis le point bas du 14 septembre, le titre s’est rapidement redressé : 275,30 euros le 15 septembre, 279,40 euros le 16, 287,10 euros le 17 puis 295 euros à la clôture du 21 septembre. Entre la clôture du 14 septembre et celle du 21 septembre, la reprise atteint environ 8,4 %.

La séance de lundi a été particulièrement favorable. Schneider Electric a progressé de 3,24 %, terminant en tête des performances du CAC 40, qui a lui-même gagné 0,92 %.

Le contexte international s’est également amélioré lundi : le recul du pétrole a apaisé une partie des préoccupations inflationnistes tandis que les valeurs technologiques européennes ont profité du regain d'intérêt pour les semi-conducteurs et l'intelligence artificielle.

Le dossier conserve surtout des fondamentaux solides. Au premier semestre 2026, Schneider Electric a enregistré un chiffre d’affaires record de 21,226 milliards d’euros, tandis que la direction a relevé son objectif annuel, soutenue par une demande élevée dans les centres de données, l’électrification, l’automatisation et les solutions numériques. Le groupe évoque également un carnet de commandes record.

La dynamique autour de l’IA continue parallèlement de produire des annonces concrètes. Le 16 septembre, Schneider Electric a lancé de nouveaux modules électriques préfabriqués pouvant délivrer jusqu’à 2,5 MW, conçus notamment pour les infrastructures utilisant les dernières générations de GPU Nvidia. Selon l’entreprise, ces solutions peuvent ramener certains délais de déploiement à six mois.

Pour les investisseurs qui suivent les actualités financières, la baisse récente apparaît donc davantage liée à une brusque réévaluation du risque et des valorisations qu’à une détérioration annoncée des performances opérationnelles du groupe.

Le retour à 295 euros change la configuration du titre

La clôture à 295 euros du 21 septembre replace Schneider Electric au-dessus de plusieurs seuils importants après le décrochage observé une semaine auparavant.

Les analyses techniques publiées lundi situent la moyenne mobile à 20 jours autour de 290,19 euros, la MM50 à 286,55 euros et la MM200 à 264,04 euros. À 295 euros, le titre a donc récupéré ses trois principales moyennes mobiles. Le RSI à 14 jours ressort autour de 48, soit une configuration neutre qui ne traduit actuellement ni surachat ni excès baissier.

Niveau
Zone
Importance
Résistance majeure
311 €
Zone proche des récents sommets
Résistance intermédiaire
299,60-300 €
Seuil psychologique et sommet du 8 septembre
Cours au 21 septembre
295 €
Retour au-dessus des moyennes mobiles
Support immédiat
290,20 €
Proche de la MM20
MM50
286,55 €
Premier soutien dynamique important
Support majeur
268,50-272 €
Zone du décrochage du 14 septembre
MM200
264,04 €
Référence de tendance à long terme

La zone des 299,60-300 euros constitue désormais le premier obstacle. Elle correspond à la fois au seuil psychologique des 300 euros et au sommet atteint le 8 septembre.

Au-dessus, le marché pourrait de nouveau se concentrer sur la zone de 311 euros. Le plus haut sur 52 semaines communiqué actuellement se situe à 312,30 euros, ce qui renforce l’importance de cette résistance.

À la baisse, le premier niveau à surveiller se situe autour de 290 euros, à proximité de la MM20. La MM50 à 286,55 euros constitue ensuite une deuxième référence. Un retour durable sous cette zone affaiblirait sensiblement le rebond observé depuis le 14 septembre.

Les signaux de trading sont donc devenus plus constructifs qu’au lendemain du décrochage, sans pour autant éliminer le risque de volatilité. Le RSI reste neutre et le titre arrive désormais face à la zone psychologique des 300 euros, qui avait déjà provoqué plusieurs hésitations depuis la fin août.

Quels scénarios pour Schneider Electric à court terme ?

À l’horizon des prochaines séances et des prochaines semaines, 300 euros apparaît comme le premier test majeur.

Un passage durable au-dessus de 299,60-300 euros permettrait au titre de s’éloigner davantage de ses moyennes mobiles et replacerait 311-312,30 euros au centre de l’attention. Cette dernière zone correspond aux sommets récents et constitue donc une résistance beaucoup plus importante.

Le scénario inverse commencerait par un retour sous 290 euros. Dans ce cas, la MM50 située autour de 286,55 euros constituerait le prochain niveau à surveiller. Une baisse sous cette moyenne rendrait possible un retour vers 279-280 euros, puis vers 268,50-272 euros en cas de nouvelle poussée d’aversion au risque.

Les investisseurs passant par les meilleurs brokers devront également surveiller les facteurs macroéconomiques. La hausse récente des taux directeurs et des rendements obligataires peut peser sur les multiples de valorisation des entreprises de croissance. Schneider Electric n’échappe pas à cette logique : son PER estimé pour 2026 ressort autour de 30 fois les bénéfices, contre environ 24,8 fois les bénéfices attendus pour 2027 selon les estimations FactSet publiées le 21 septembre.

Morningstar évaluait de son côté le ratio cours/bénéfices anticipé autour de 24 fois avant le récent rebond, contre une moyenne sur cinq ans de 21,7 fois. La valorisation reste donc supérieure à sa référence historique récente, même si la croissance attendue des résultats explique une partie de cette prime.

Le prochain rendez-vous financier majeur de Schneider Electric est fixé au 29 octobre, avec la publication du chiffre d’affaires du troisième trimestre 2026. Cette échéance permettra au marché d’évaluer si la demande très élevée des centres de données et la croissance de l’électrification continuent de justifier les attentes intégrées dans le cours.

Points clés pour les traders

  • 300 € constitue la première résistance à franchir après le rebond jusqu’à 295 €.

  • 290,20 € puis 286,55 € forment les principaux supports à court terme.

  • Le RSI autour de 48 reste neutre, ce qui ne traduit pas encore de situation de surachat.

  • Un dépassement de 300 € remettrait la zone 311-312,30 € au centre de l’attention.

  • Une rechute sous 286,55 € fragiliserait le rebond et augmenterait le risque d'un retour vers 279-280 €.

  • Les taux obligataires, les investissements dans l’IA et la demande des centres de données restent trois catalyseurs déterminants.

Une valorisation qui laisse peu de place aux déceptions

À 295 euros, Schneider Electric se traite autour de 30 fois les bénéfices estimés pour 2026 selon les données FactSet disponibles le 21 septembre. Le BPA est attendu à 10,21 euros en 2026 puis 12,37 euros en 2027, ce qui ramènerait le PER à environ 24,8 fois sur la base des bénéfices de l’exercice suivant.

Cette valorisation traduit les attentes élevées entourant la croissance des centres de données, l’électrification et l’automatisation. Elle explique également pourquoi le titre peut réagir brutalement lorsque le marché remet en question les valorisations liées à l’IA ou lorsque les rendements obligataires progressent.

Le consensus reste néanmoins soutenu. Les données disponibles avant la séance du 21 septembre plaçaient l’objectif moyen des analystes autour de 329,51 euros, tandis qu’un autre échantillon faisait ressortir une médiane de 340 euros. Ces objectifs constituent des estimations d’analystes et non des garanties sur l’évolution future du cours.

Conclusion

Schneider Electric a effacé en quelques séances une grande partie du choc du 14 septembre. Après être tombée à 272,05 euros, l’action retrouve 295 euros et repasse au-dessus de ses MM20, MM50 et MM200. La séance du 21 septembre, marquée par une hausse de 3,24 %, confirme que les acheteurs sont revenus sur le dossier.

Le rebond ne signifie toutefois pas que la période d’incertitude est terminée. Le seuil des 300 euros constitue désormais le premier test. Son dépassement replacerait les sommets de 311-312,30 euros dans le viseur, tandis qu’un retour sous 290 puis 286,55 euros signalerait un essoufflement de la reprise.

Fondamentalement, Schneider Electric continue de bénéficier d’un carnet de commandes record, de la demande liée aux centres de données et des investissements dans l’électrification et l’IA. En contrepartie, un PER proche de 30 fois les bénéfices attendus en 2026 rend le titre sensible aux taux d’intérêt, aux changements de perception concernant l’IA et à toute déception sur la croissance.

Après le décrochage spectaculaire de septembre, la question des prochaines séances est donc moins de savoir si Schneider Electric a rebondi (ce rebond est désormais établi ) que de déterminer si le titre dispose de suffisamment de momentum pour reconquérir durablement les 300 euros et se rapprocher de ses sommets annuels.

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