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Schneider Electric : analyse technique, perspectives et niveaux clés

Par Dailyforex équipe

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Schneider Electric accélère en Bourse et revient au contact des 300 euros après une hausse de 4,48 % entre le 2 et le 8 septembre. Le mouvement reflète notamment l’enthousiasme persistant autour des investissements dans les data centers, l’intelligence artificielle et les infrastructures électriques, trois marchés sur lesquels le groupe français occupe une position stratégique.

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Cette progression est importante car Schneider Electric est devenue l’une des grandes valeurs européennes directement exposées à la croissance des besoins électriques générés par l’IA. Les centres de données nécessitent davantage de distribution électrique, de refroidissement, d’automatisation et de gestion énergétique, autant de domaines dans lesquels le groupe intervient.

Les investisseurs exposés au CAC 40 sont donc directement concernés. L’action bénéficie de perspectives de croissance solides, mais son niveau de valorisation devient également plus exigeant, ce qui peut amplifier la volatilité si les taux remontent ou si les investissements dans l’IA déçoivent.

Les data centers remettent Schneider Electric au premier plan

Le titre Schneider Electric a rebondi rapidement après son creux du début du mois. L’action est passée de 286,75 euros le 2 septembre à 299,60 euros le 8 septembre, soit exactement +4,48 %. Sur les deux dernières séances seulement, la progression atteint près de 4 %, avec une hausse de 2,60 % le 7 septembre puis de 1,39 % le lendemain.

Ce rebond intervient après une phase de correction importante. Schneider avait atteint 312,30 euros en séance le 13 août avant de tomber sous 287 euros début septembre. Le mouvement actuel ramène donc le titre près du seuil psychologique des 300 euros sans encore effacer totalement le recul observé depuis les sommets d’août.

Le principal argument fondamental reste la forte demande provenant des centres de données.

Schneider Electric a relevé ses objectifs annuels lors de ses résultats semestriels du 30 juillet. Le groupe prévoit désormais une croissance de l’EBITA ajusté comprise entre 14 % et 19 % en 2026, contre 10 % à 15 % auparavant, et une progression organique du chiffre d’affaires comprise entre 10 % et 13 %. Reuters souligne que cette révision est directement liée à l’accélération de la demande pour les infrastructures de data centers.

Les résultats du premier semestre ont également dépassé les attentes. Schneider a généré 21,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires, en hausse organique de 14 %, tandis que l’EBITA ajusté a atteint un record de 4,1 milliards d’euros, en progression organique de 22 %. La marge correspondante a atteint 19,3 %, tandis que le bénéfice net a progressé de 30 % à 2,5 milliards d’euros.

Au deuxième trimestre seul, le chiffre d’affaires a atteint 11,5 milliards d’euros, avec une hausse organique de 18 % dans la gestion de l’énergie et de 11 % dans l’automatisation industrielle. L’Amérique du Nord a progressé de 23 % et la Chine et l’Asie de l’Est de 20 %. La direction souligne que la demande des data centers reste particulièrement élevée.

La dynamique n’est d’ailleurs pas spécifique à Schneider. Siemens, autre grand fournisseur européen d’infrastructures électriques et d’automatisation, a récemment fait état d’une croissance record de ses commandes portée en partie par les centres de données et l’IA. Les investissements des cinq plus grands groupes technologiques devraient progresser de 75 % en 2026 par rapport aux plus de 400 milliards de dollars dépensés en 2025, selon des chiffres de l’Agence internationale de l’énergie cités par Reuters.

Nvidia a également renforcé ce scénario fin août en prévoyant une hausse de 70 % de son chiffre d’affaires sur son prochain exercice, signalant que les investissements dans les infrastructures d’intelligence artificielle pourraient rester élevés plusieurs années.

Ces éléments constituent actuellement l’un des thèmes majeurs des actualités financières autour de Schneider Electric.

Le groupe cherche parallèlement à renforcer sa composante logicielle. Schneider a conclu en juin un accord portant sur l’acquisition de Cognite pour 3,1 milliards de dollars. La société norvégienne développe des solutions d’IA et de gestion de données industrielles et doit être intégrée à AVEVA.

Cette opération illustre le déplacement stratégique de Schneider vers une combinaison de matériel électrique, logiciels industriels, automatisation et intelligence artificielle.

Le contexte n’est cependant pas exempt de risques. Schneider prévoit un impact négatif de 400 à 500 millions d’euros sur ses revenus 2026 en raison des mouvements de change, notamment de la faiblesse du dollar et de la roupie indienne. Le groupe a également averti que les tensions au Moyen-Orient pourraient affecter les chaînes d’approvisionnement et accroître les pressions inflationnistes.

L’action teste désormais le seuil décisif des 300 euros

Schneider Electric a clôturé le 8 septembre à 299,60 euros, exactement au plus haut de sa séance et à quelques centimes seulement du seuil psychologique de 300 euros.

Les dernières analyses techniques disponibles chez Investing.com confirment l’accélération du momentum. Le relevé du 8 septembre à 01h12 GMT faisait ressortir un RSI(14) à 65,179, associé à un signal d’achat. Le RSI se rapproche de la zone de 70, sans être encore clairement en situation d’excès.

Le MACD(12,26) ressortait à +1,34, également associé à un signal d’achat. Huit indicateurs directionnels sur huit étaient positifs et la synthèse générale était classée « achat fort ».

Les moyennes mobiles apportent un signal particulièrement intéressant. La MM50 simple se situait à 290,20 euros, nettement sous la clôture, tandis que la MM200 simple ressortait à 298,73 euros. Schneider vient donc de repasser au-dessus de sa référence longue autour de 299 euros.

Niveau
Zone
Lecture
Résistance immédiate
300 €
seuil psychologique actuellement testé
Résistance majeure
312,30 €
sommet sur 52 semaines et sommet d’août
MM200
298,73 €
référence longue récemment reconquise
MM50
290,20 €
soutien intermédiaire
Support immédiat
290 €
zone de pivot récente
Support majeur
286,50 €
proximité du creux de septembre

Le seuil de 300 euros est donc le premier test majeur. Une clôture durable au-dessus renforcerait les signaux de trading positifs et pourrait replacer 303-306 euros puis le sommet de 312,30 euros dans le viseur.

À l’inverse, un rejet sous 300 euros ne constituerait pas nécessairement un retournement. Tant que le titre reste au-dessus de la MM200 proche de 298,73 euros, la récente amélioration reste intacte.

Une baisse sous 290 euros serait plus préoccupante et replacerait 286,50 euros au centre de l’attention.

Les traders utilisant les meilleurs brokers doivent également surveiller la volatilité autour des 300 euros : le retour sur un seuil psychologique majeur après une progression rapide de près de 4,5 % en une semaine peut provoquer une augmentation des prises de bénéfices.

Quels scénarios pour Schneider Electric au cours des deux prochaines semaines ?

À très court terme, le scénario principal dépend du comportement du titre autour de 300 euros.

Une clôture confirmée au-dessus de ce seuil permettrait d’envisager un retour vers 303-306 euros. Cette zone correspond aux cours observés avant la chute du 18 août. Au-delà, le sommet de 312,30 euros deviendrait la principale cible graphique.

Le sentiment des analystes reste globalement favorable. Bernstein a réitéré sa recommandation « achat » le 3 septembre avec un objectif de cours maintenu à 350 euros.

Le 8 septembre, Bank of America a également relevé son objectif sur Schneider en invoquant notamment la forte demande provenant des clients de data centers. Dans le même temps, Santander a abaissé sa recommandation à « neutre » tout en relevant son objectif de cours, ce qui illustre un débat de plus en plus important entre potentiel de croissance et niveau de valorisation.

Cette distinction est essentielle. Le scénario industriel reste très favorable, mais une part importante de cette croissance est désormais intégrée dans le prix de l’action.

Le contexte global de l’IA représente aussi un risque. Reuters souligne que les conditions de financement des infrastructures liées à l’intelligence artificielle commencent à se durcir. Les émissions de dette liées à l’IA ont atteint près de 500 milliards de dollars en 2026, tandis que les investisseurs demandent davantage de garanties face aux retards de raccordement électrique, aux difficultés d’approvisionnement et aux coûts croissants des projets.

Une baisse des investissements des hyperscalers constituerait un risque important pour Schneider. À l’inverse, la confirmation d’un cycle d’investissement de plusieurs années dans les réseaux électriques et les centres de données renforcerait son scénario de croissance.

Les scénarios à deux semaines peuvent être résumés ainsi :

  • Au-dessus de 300 €, Schneider pourrait progresser vers 303-306 €.

  • Au-dessus de 306 €, le sommet de 312,30 € redeviendrait la principale cible.

  • Entre 290 et 300 €, le titre resterait dans une phase d’équilibre après son rebond rapide.

  • Sous 290 €, la pression pourrait revenir vers 286,50 €.

  • Sous 286,50 €, le scénario de rebond récent serait nettement fragilisé.

La publication des prochains résultats trimestriels n’est prévue que le 29 octobre 2026. À court terme, les variations devraient donc davantage dépendre du sentiment autour des dépenses liées à l’IA, des taux d’intérêt et des recommandations d’analystes.

Une valorisation devenue exigeante

À 299,60 euros, Schneider Electric affiche une capitalisation boursière d’environ 166 milliards d’euros. MarketScreener estime actuellement son PER 2026 à environ 31,1 fois les bénéfices attendus, contre environ 25,7 fois pour 2027.

Cette valorisation montre que le marché accorde déjà une prime importante aux perspectives de croissance liées à l’électrification et aux data centers.

Elle constitue probablement le principal risque du dossier. Un groupe valorisé plus de 30 fois ses bénéfices prévisionnels peut continuer à progresser si ses résultats dépassent régulièrement les attentes, mais il devient aussi plus sensible à une hausse des rendements obligataires ou à une révision à la baisse des investissements dans l’IA.

Schneider dispose néanmoins d’arguments fondamentaux pour justifier une partie de cette prime : croissance organique à deux chiffres, amélioration de la marge, génération de trésorerie élevée et carnet de commandes record.

Points clés pour les traders

  • Schneider Electric a gagné 4,48 % entre le 2 et le 8 septembre, passant de 286,75 à 299,60 euros.

  • La résistance immédiate se situe à 300 euros, avant 306 puis 312,30 euros.

  • Le RSI à 65,179 montre un momentum puissant mais qui se rapproche progressivement d’une zone tendue.

  • Le MACD à +1,34 reste favorable aux acheteurs.

  • L’action vient de repasser au-dessus de sa MM200 autour de 298,73 euros.

  • Les principaux supports se situent à 290 puis 286,50 euros.

  • La croissance des data centers reste le principal moteur fondamental, tandis que la valorisation constitue le principal risque.

Conclusion

Schneider Electric revient rapidement au centre de l’attention après une progression de 4,48 % en une semaine et une clôture presque exactement sur le seuil des 300 euros.

Le rebond est soutenu par des fondamentaux solides. Le groupe a publié des résultats semestriels records, relevé ses objectifs 2026 et continue de profiter de la croissance des investissements dans les data centers, l’électrification et l’automatisation industrielle.

La configuration de marché s’est également améliorée : le RSI évolue autour de 65, le MACD est positif et le titre a reconquis sa MM200 proche de 299 euros.

Le principal test se situe maintenant à 300 euros. Une installation durable au-dessus ouvrirait la voie à 303-306 euros puis au sommet de 312,30 euros. En revanche, un retour sous 290 euros remettrait en question l’accélération de la dernière semaine.

Le potentiel reste donc étroitement lié à une question : la croissance des investissements dans l’IA et les infrastructures électriques sera-t-elle suffisamment forte pour continuer à justifier une valorisation supérieure à 30 fois les bénéfices attendus ? À court terme, la réaction autour des 300 euros devrait fournir le premier élément de réponse.

L'équipe de DailyForex.com est composée de traders, d'analystes et de rédacteurs du monde entier, chacun apportant une perspective unique sur le marché Forex et utilisant différentes stratégies pour vous aider à améliorer votre trading Forex.

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