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Action LVMH : analyse technique, perspectives et niveaux clés avant le T3

Par Dailyforex équipe Dailyforex .

L'équipe de DailyForex.com est composée de traders, d'analystes et de rédacteurs du monde entier, chacun apportant une perspective unique sur le marché Forex et utilisant différentes stratégies pour vous aider à améliorer votre trading Forex. ...

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L'action LVMH aborde une semaine décisive. Le numéro un mondial du luxe dévoilera lundi 12 octobre, après la clôture de la Bourse de Paris, son chiffre d'affaires du troisième trimestre. Le rendez-vous intervient alors que le titre termine à 380 euros, tout près de son plus bas annuel, sur fond de ralentissement de la consommation de luxe en Chine et aux États-Unis.

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Cette publication dépasse le seul cas de LVMH. Elle donnera une première indication sur la santé du secteur européen du luxe, confronté à la pression sur les dépenses des ménages aisés, à l'incertitude géopolitique et à l'impact de l'inflation sur les coûts. Pour les actionnaires, les épargnants exposés au CAC 40 et les investisseurs suivant les actualités financières, la question est désormais de savoir si le groupe parvient à stabiliser ses ventes après plusieurs trimestres difficiles.

Le marché attend surtout des informations sur Louis Vuitton, Dior et la demande asiatique. À ce stade, les ventes du troisième trimestre ne sont pas encore publiées : les chiffres présentés ci-dessous sont les derniers résultats disponibles et les attentes précédant l'annonce.

Le ralentissement du luxe ramène LVMH près de son plus bas annuel

La pression sur l'action LVMH s'est accentuée depuis septembre.

Le 10 septembre, le titre clôturait à 406,50 €. Il atteignait ensuite 417,45 € le 14 septembre, avant d'entamer une baisse progressive.

Le 18 septembre, l'action reculait de 2,30 %, à 402,80 €. Elle passait ensuite sous 400 € le 23 septembre, puis terminait le mois à 390 €.

La baisse s'est poursuivie début octobre.

Le 1er octobre, LVMH perdait 2,69 %, à 379,50 €. Le lendemain, le titre touchait 376 € en séance, correspondant au plus bas sur 52 semaines indiqué dans les données fournies.

Un rebond s'est ensuite dessiné : l'action remontait à 388,45 € le 7 octobre, avant de céder 1,94 % le lendemain.

Vendredi 9 octobre, LVMH termine finalement à 380 €, en baisse de 0,24 % sur la séance.

Depuis le 10 septembre, le recul atteint 6,52 %. En revanche, sur la semaine du 2 au 9 octobre, le titre gagne légèrement 0,38 %.

Ce contraste montre que les vendeurs dominent toujours à l'échelle du mois, mais que le marché hésite désormais à proximité de 376 €.

La Chine et les États-Unis alimentent les inquiétudes

La faiblesse du titre reflète d'abord celle de la demande mondiale de produits de luxe.

En Chine, les consommateurs aisés font face à un environnement moins favorable. Reuters rapportait le 9 octobre qu'une campagne de contrôle fiscal visant les particuliers fortunés accentuait les inquiétudes du secteur. Les contribuables concernés doivent notamment régulariser certaines obligations avant le 22 octobre.

Cette situation risque de peser sur les achats discrétionnaires de produits haut de gamme.

Aux États-Unis, les dernières données de cartes bancaires analysées par Citi montrent également un ralentissement.

Les dépenses américaines consacrées au luxe ont reculé de 6 % sur un an en septembre, après des baisses de 4 % en juillet et en août. Il s'agit du troisième mois consécutif de contraction.

Ces chiffres ne correspondent pas directement aux ventes de LVMH, mais ils constituent un signal défavorable avant la publication.

Le groupe doit également composer avec les tensions au Moyen-Orient, qui perturbent les flux touristiques et entretiennent la volatilité des coûts.

Les ventes du T3 devront confirmer la reprise amorcée au printemps

La publication de lundi sera d'autant plus importante que LVMH avait montré quelques signes d'amélioration au deuxième trimestre.

Au premier semestre 2026, le groupe a réalisé 38,64 milliards d'euros de chiffre d'affaires, soit une croissance organique de 2 %.

Cette performance masque toutefois une accélération entre les deux trimestres :

  • Premier trimestre : 19,12 milliards d'euros de ventes et croissance organique de 1 %.

  • Deuxième trimestre : 19,52 milliards d'euros de ventes et croissance organique de 3 %.

  • Premier semestre : résultat opérationnel courant de 8,7 milliards d'euros, en recul de 4 %, avec une marge opérationnelle de 22,5 %.

Ces données proviennent du communiqué semestriel publié par LVMH le 27 juillet.

L'amélioration du deuxième trimestre avait suscité l'espoir d'une reprise plus durable.

Mais les informations disponibles depuis septembre invitent à la prudence.

Louis Vuitton et Dior seront au centre de l'attention

La division Mode et Maroquinerie constitue le principal moteur économique de LVMH.

Elle regroupe notamment Louis Vuitton, Christian Dior, Celine, Loewe et Loro Piana.

Au deuxième trimestre, son chiffre d'affaires s'élevait à 8,90 milliards d'euros, avec une croissance organique de 1 %, après une baisse de 2 % au premier trimestre.

Ce retour à une croissance légèrement positive avait été accueilli avec prudence.

Reuters soulignait en juillet que cette progression restait inférieure aux attentes des analystes, estimées à environ 1,7 %. Plusieurs établissements financiers avaient ensuite réduit leurs objectifs de cours.

Pour le troisième trimestre, les investisseurs surveilleront particulièrement trois éléments : la croissance organique de la division, la demande chinoise et l'accueil des nouvelles collections.

La question centrale n'est pas seulement de savoir si les ventes progressent, mais si Louis Vuitton et Dior retrouvent suffisamment d'attractivité pour soutenir les marges du groupe.

Le marché anticipe une croissance limitée

À l'approche de la publication, les attentes se sont nettement modérées.

Reuters indiquait le 9 octobre que les analystes anticipaient une croissance annuelle très faible des ventes de LVMH, dans un environnement difficile pour l'ensemble du luxe.

Le chiffre d'affaires du troisième trimestre 2025 constituera une base de comparaison importante.

LVMH avait alors réalisé 18,28 milliards d'euros de ventes, dont 8,50 milliards d'euros pour la Mode et Maroquinerie.

Il faudra cependant distinguer deux mesures :

La croissance publiée intègre les effets de change et les variations de périmètre.

La croissance organique neutralise ces effets pour mieux mesurer l'évolution réelle de l'activité.

Cette distinction est essentielle.

Au premier trimestre 2026, LVMH affichait par exemple une croissance organique de 1 %, mais un chiffre d'affaires publié en baisse de 6 %, notamment en raison d'un effet de change négatif.

Les investisseurs pourraient donc réagir davantage à la croissance organique et aux commentaires de la direction qu'au seul montant des ventes.

À 380 €, le marché reste dominé par les vendeurs

Les analyses techniques réalisées à partir de l'historique communiqué montrent une tendance défavorable depuis la mi-septembre.

L'action a successivement perdu les zones des 410 €, 400 € et 390 €.

Elle évolue désormais près du support annuel des 376 €.

Niveau
Valeur
Interprétation
Résistance majeure
400 €
Ancien seuil de cotation de septembre
Résistance immédiate
390 €
Premier obstacle après le rebond avorté
Dernière clôture
380 €
9 octobre 2026
Moyenne mobile 20 séances
395,28 €
Tendance récente défavorable
Support principal
376 €
Plus bas annuel indiqué
Support inférieur potentiel
360 €
Objectif conditionnel en cas de nouvelle baisse

Le support des 376 € concentre les risques

Le seuil des 376 € est particulièrement important.

Il correspond au point bas atteint le 2 octobre et au plus bas sur 52 semaines de la série communiquée.

Le titre n'a pas encore clôturé sous cette zone durant la période étudiée.

Un maintien au-dessus de 376 € pourrait favoriser une nouvelle tentative de rebond.

La première résistance se situe à 390 €.

Ce niveau correspond à la clôture du 30 septembre et se trouve à proximité du sommet du 7 octobre, à 389,05 €.

Au-delà, les 400 € constituent un obstacle plus important.

À l'inverse, une baisse durable sous 376 € ouvrirait une zone de prix moins documentée par l'historique récent.

Dans ce cas, 360 € représente un objectif de risque hypothétique, et non un support historique confirmé par les données fournies.

Le RSI signale une faiblesse persistante

Le RSI à 14 séances, calculé selon la méthode de Wilder à partir des 22 clôtures disponibles, ressort à environ 35,4.

Ce résultat reste indicatif : un historique plus long permettrait de stabiliser davantage le calcul.

Un RSI proche de 35 traduit un momentum défavorable, sans signaler nécessairement une situation de survente extrême.

La moyenne mobile simple à 20 séances ressort à 395,28 €.

L'action se situe donc environ 3,9 % sous cette référence, ce qui confirme la pression vendeuse récente.

En revanche, les 22 séances fournies ne permettent pas de calculer des moyennes mobiles fiables à 50 et 200 jours.

Une valeur actualisée et vérifiable du MACD, calculée sur un historique suffisamment long et arrêtée au 9 octobre, n'a pas pu être confirmée. Elle n'est donc pas présentée comme un signal chiffré certain.

Pour les investisseurs, le message reste clair : la tendance récente demeure négative tant que l'action ne reconquiert pas 390 €, puis 400 €.

Après les ventes du T3, trois scénarios pour l'action LVMH

La publication est prévue lundi 12 octobre après la clôture de Paris. LVMH a programmé sa présentation à 18 h, heure française.

La réaction boursière la plus significative pourrait donc intervenir à partir du mardi 13 octobre.

Les scénarios suivants concernent principalement la semaine du 12 au 16 octobre 2026.

Scénario favorable : un retour vers 400 €

Si les ventes dépassent les attentes et si la direction signale une amélioration de la demande chinoise, le marché pourrait revoir ses anticipations.

Un franchissement des 390 € permettrait alors d'envisager un retour vers 400 €.

Au-delà de 400 €, une reprise vers 410 € deviendrait possible, mais elle nécessiterait une amélioration plus convaincante du sentiment des investisseurs.

La qualité des commentaires sur Louis Vuitton et Dior sera déterminante.

Scénario intermédiaire : une stabilisation entre 376 et 390 €

Si le chiffre d'affaires ressort globalement conforme aux attentes, sans amélioration notable des perspectives, l'action pourrait rester comprise entre 376 et 390 €.

Dans ce cas, la publication ne suffirait pas à modifier la perception du marché.

Les investisseurs pourraient attendre des signes plus nets de reprise de la demande chinoise ou des résultats annuels.

Scénario défavorable : une baisse vers 360 €

Une déception sur la Mode et Maroquinerie pourrait provoquer une nouvelle vague de ventes.

Le risque serait particulièrement élevé si les commentaires de la direction confirmaient une dégradation des achats en Chine et aux États-Unis.

Une perte durable des 376 € exposerait alors l'action à une extension de la baisse vers 360 €.

Ce niveau représente un scénario de stress, pas une prévision certaine.

Autour d'une publication financière, les écarts d'ouverture peuvent également rendre les niveaux intermédiaires moins efficaces.

La valorisation reflète déjà une partie du pessimisme

À 380 €, LVMH présente une valorisation sensiblement inférieure à celle observée lorsque le secteur du luxe bénéficiait d'une croissance plus dynamique.

Selon les estimations FactSet relayées par Boursorama au 10 octobre, le bénéfice net par action attendu pour 2026 ressort à 22,52 €, contre 25,59 € pour 2027.

Sur la base du dernier cours fourni, ces estimations correspondent à :

Indicateur
Valeur
Cours de référence
380 €
BPA estimé 2026
22,52 €
PER prospectif 2026 recalculé
16,9 fois
BPA estimé 2027
25,59 €
PER prospectif 2027 recalculé
14,8 fois

Ces multiples sont calculés à partir du cours du 9 octobre et des estimations de bénéfices mentionnées ci-dessus. Ils peuvent donc différer des PER affichés par les fournisseurs sur la base d'autres cours.

À titre de comparaison sectorielle, Barron's indiquait le 8 octobre que les valeurs du luxe se négociaient autour de 21 fois les bénéfices anticipés, contre une moyenne historique supérieure à 23 fois. Cette comparaison reste indicative, car les méthodologies et les périodes de prévision peuvent différer.

Le recul de la valorisation peut attirer les investisseurs de long terme.

Mais un multiple plus faible n'est pas nécessairement synonyme de sous-évaluation.

Si les bénéfices futurs sont révisés à la baisse, le PER peut remonter sans que le cours progresse.

Le véritable enjeu est donc la capacité de LVMH à stabiliser sa croissance et à préserver ses marges.

Les points que les investisseurs devront examiner lundi soir

La publication du chiffre d'affaires permettra d'évaluer plusieurs dimensions de l'activité.

La première sera la performance de la Mode et Maroquinerie, qui reste essentielle pour la rentabilité du groupe.

La deuxième concernera la demande en Asie hors Japon, particulièrement en Chine.

La troisième portera sur les États-Unis, où les données récentes de consommation de luxe sont préoccupantes.

Enfin, les investisseurs suivront les performances des autres divisions.

Au deuxième trimestre, les Montres et Joaillerie avaient enregistré une croissance organique de 11 %, tandis que la Distribution sélective progressait de 6 %.

Ces activités, notamment Tiffany, Bvlgari et Sephora, peuvent contribuer à amortir la faiblesse de la Mode et Maroquinerie.

Mais elles ne suffiraient pas nécessairement à compenser une dégradation prolongée des principales marques de mode.

Pour les traders, les signaux de trading observés avant la publication doivent être interprétés avec prudence.

Un résultat très différent des attentes peut provoquer une variation brutale du cours dès l'ouverture suivante.

Les investisseurs qui utilisent des produits à effet de levier doivent notamment tenir compte du risque de gap, des spreads et des conditions d'exécution.

La comparaison des meilleurs brokers doit donc inclure les frais, la protection contre les soldes négatifs lorsque celle-ci s'applique et le statut réglementaire de l'intermédiaire.

Points clés pour les traders

  • 376 € constitue le support décisif avant les résultats. Une baisse durable sous ce niveau augmenterait le risque d'un repli vers 360 €.

  • 390 € représente la première résistance. Son franchissement ouvrirait la voie vers 400 €, à condition que les ventes du T3 rassurent le marché.

  • RSI indicatif autour de 35 et cours sous la moyenne mobile à 20 séances : la dynamique reste fragile avant la publication du 12 octobre après clôture.

Conclusion : LVMH doit rassurer sur Louis Vuitton et la Chine

L'action LVMH termine le 9 octobre à 380 €, soit une baisse de 6,52 % depuis le 10 septembre.

Le titre reste proche de son plus bas annuel à 376 €, signe d'une défiance persistante des investisseurs.

La publication du chiffre d'affaires du troisième trimestre, prévue lundi 12 octobre après la clôture, constitue un rendez-vous majeur.

Le marché attend avant tout des preuves de stabilisation de la demande, particulièrement pour Louis Vuitton et Dior.

Des ventes supérieures aux attentes et des commentaires encourageants sur la Chine pourraient favoriser un rebond vers 390 €, puis 400 €.

À l'inverse, une nouvelle déception ferait peser un risque sur le support des 376 €, avec une extension possible vers 360 €.

La valorisation du groupe paraît moins exigeante qu'auparavant, mais le redressement durable du titre dépendra surtout du retour de la croissance organique et de la capacité de LVMH à préserver ses marges.

L'équipe de DailyForex.com est composée de traders, d'analystes et de rédacteurs du monde entier, chacun apportant une perspective unique sur le marché Forex et utilisant différentes stratégies pour vous aider à améliorer votre trading Forex.

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