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BNP Paribas : analyse technique, chute du cours et niveaux clés

Par Dailyforex équipe

L'équipe de DailyForex.com est composée de traders, d'analystes et de rédacteurs du monde entier, chacun apportant une perspective unique sur le marché Forex et utilisant différentes stratégies pour vous aider à améliorer votre trading Forex. ...

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BNP Paribas accélère brutalement sa baisse. L'action abandonne 3,64 % le 1er octobre et près de 8 % depuis le 24 septembre, alors que les banques européennes sont rattrapées par l'envolée des rendements obligataires et les inquiétudes concernant les finances publiques françaises. Le mouvement intervient sans détérioration comparable des derniers résultats publiés par la banque.

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Cette pression est importante car BNP Paribas est l'une des principales valeurs financières du CAC 40 et l'une des plus grandes banques de la zone euro. La remontée des rendements peut soutenir certaines marges bancaires, mais une hausse trop rapide augmente aussi les coûts de financement, la volatilité des portefeuilles obligataires et les préoccupations concernant la qualité du crédit.

Pour les investisseurs qui suivent les actualités financières, le mouvement actuel résulte donc d'un mélange de risque souverain français, d'inflation persistante et de tensions généralisées sur les marchés obligataires. Le contexte économique devient moins confortable pour les valeurs bancaires malgré des fondamentaux opérationnels encore solides.

La baisse s’accélère avec le stress sur les obligations françaises

Le mois de septembre avait commencé autour de 102-104 euros pour BNP Paribas.

Le titre clôturait encore à 104,54 euros le 7 septembre, avant d'entamer une baisse progressive. Après un rebond à 103,78 euros le 17 septembre, la pression s'est accentuée : 100,74 euros le 18 septembre, 98,43 euros le 24, puis 97,40 euros le 29 septembre.

La baisse a ensuite brutalement accéléré.

BNP Paribas perd 2,46 % le 30 septembre et termine à 95 euros. Le 1er octobre, une nouvelle chute de 3,64 % ramène l'action à 91,54 euros, pratiquement sur son plus bas quotidien de 91,14 euros.

Depuis le 24 septembre, le recul atteint environ 7 %. Depuis le sommet de clôture de début septembre à 104,54 euros, la perte dépasse 12 %.

Cette dernière accélération s'inscrit surtout dans un mouvement touchant l'ensemble du secteur financier européen.

Le 1er octobre, l'indice européen des banques a perdu environ 3,2 %, tandis que le STOXX 600 reculait de 1,4 % jusqu'à un plus bas de trois mois. Les rendements obligataires ont fortement progressé sous l'effet des inquiétudes concernant l'inflation et les finances publiques.

La France se trouve particulièrement exposée.

Le rendement des obligations françaises à dix ans a atteint son niveau le plus élevé depuis 2002. Les investisseurs demandent une prime de risque plus importante face au niveau du déficit, à la dette publique et à l'incertitude politique précédant l'élection présidentielle de 2027.

Reuters souligne également que la Banque centrale européenne paraît peu susceptible d'intervenir actuellement pour contenir cette hausse des rendements, notamment parce que les tensions reflètent en partie les fondamentaux budgétaires français et que le pays fait déjà l'objet d'une procédure européenne pour déficit excessif.

Le mouvement est international : le rendement du Treasury américain à dix ans a brièvement atteint 5,34 %, son plus haut niveau depuis 2002. La hausse des coûts énergétiques et les préoccupations concernant l'inflation contribuent à entretenir la pression sur les obligations mondiales.

Pour BNP Paribas, ce contexte crée une situation ambiguë.

Des taux plus élevés peuvent améliorer les revenus d'intérêt dans certaines activités bancaires. Mais une hausse rapide des rendements augmente également les risques de marché, peut freiner la demande de crédit et pèse sur la valorisation des actifs financiers.

Le titre entre dans une zone de survente

Les analyses techniques montrent une détérioration rapide de la configuration.

BNP Paribas termine à 91,54 euros après avoir atteint 91,14 euros en séance. Le titre a désormais perdu les seuils successifs de 100, 98 puis 95 euros.

Le RSI à 14 jours ressort à 29,19 dans le dernier relevé disponible d'Investing.com. Une valeur inférieure à 30 correspond généralement à une situation de survente, ce qui traduit l'intensité de la dernière vague vendeuse.

La synthèse quotidienne des indicateurs disponible sur la même source est désormais classée « Strong Sell ».

Pour le MACD et les moyennes mobiles, les valeurs chiffrées accessibles dans la page technique détaillée sont antérieures à la chute actuelle : le relevé du 10 septembre donnait un MACD à -0,12, une MM50 simple à 103,39 euros et une MM200 à 105,97 euros. Je ne retiens donc pas ces chiffres comme valeurs actuelles du 1er octobre ; ils montrent seulement que la configuration était déjà fragilisée avant l'accélération récente.

Niveau
Zone
Lecture
Résistance supérieure
98,50 €
ancienne zone de soutien
Résistance immédiate
95,00 €
seuil perdu le 1er octobre
Clôture du 01/10
91,54 €
référence actuelle
Support immédiat
91,00 €
proximité du plus bas quotidien
Support suivant
88,00 €
prochaine zone graphique
Support inférieur
85,00 €
scénario d'extension

La zone des 91 euros devient immédiatement importante. Elle correspond au voisinage du plus bas de jeudi à 91,14 euros.

Une clôture sous 91 euros augmenterait le risque d'une poursuite vers 88 euros. Si la pression obligataire et bancaire s'intensifie, le seuil de 85 euros constituerait ensuite une référence psychologique.

À la hausse, 95 euros devient la première résistance. Ce niveau correspond à la clôture du 30 septembre et doit être reconquis pour atténuer la dernière accélération vendeuse.

La zone de 98-98,50 euros constitue un obstacle plus important. Elle correspond aux niveaux travaillés avant l'accélération des deux dernières séances.

Pour les investisseurs négociant les banques avec des produits à effet de levier, la comparaison des spreads et des mécanismes de protection proposés par les meilleurs brokers devient également plus importante dans cet environnement de volatilité élevée.

Les prochaines séances vont tester la solidité des 91 euros

À l'horizon de quelques séances à une semaine, trois configurations se dégagent.

Le premier scénario repose sur la défense des 91 euros.

Avec un RSI à 29,19, la baisse est déjà très étendue à court terme. Une stabilisation au-dessus de 91 euros pourrait donc provoquer une réaction en direction de 95 euros.

Une reconquête de 95 euros constituerait une première amélioration. Pour rendre le rebond plus convaincant, BNP Paribas devrait ensuite revenir au-dessus de 98-98,50 euros.

Le deuxième scénario correspond à une stabilisation entre 91 et 95 euros. Le marché pourrait digérer l'accélération récente tout en surveillant les rendements français et les annonces concernant le budget.

Le troisième scénario apparaîtrait sous 91 euros.

Une clôture sous ce seuil exposerait 88 euros. Si la pression sur les banques françaises se poursuit, une extension vers 85 euros ne pourrait alors plus être écartée.

Les signaux de trading dépendront cependant largement du marché obligataire.

Une détente des rendements français réduirait une partie de la pression actuellement exercée sur les actifs domestiques. À l'inverse, une nouvelle hausse du taux à dix ans et de l'écart de rendement avec l'Allemagne pourrait maintenir une prime de risque élevée sur les banques françaises.

L'inflation constitue le deuxième facteur.

La hausse des prix de l'énergie alimente les anticipations de taux durablement élevés. En Allemagne, l'inflation de septembre est ressortie supérieure aux attentes, renforçant les interrogations concernant la trajectoire de la BCE.

Enfin, les investisseurs surveilleront les prochains résultats de BNP Paribas, attendus fin octobre.

Points clés pour les traders

  • Le RSI à 29,19 place BNP Paribas dans une zone de survente, mais le signal quotidien reste très dégradé après la perte de 95 euros.

  • 91 euros constitue le support immédiat ; une clôture en dessous exposerait 88 euros, tandis que 95 puis 98,50 euros deviennent les résistances à reconquérir.

  • L'évolution des obligations françaises et du secteur bancaire européen constitue actuellement le principal catalyseur à court terme.

Les derniers résultats de BNP Paribas restent pourtant solides

La baisse récente ne correspond pas à un effondrement des performances opérationnelles de la banque.

Au deuxième trimestre 2026, BNP Paribas a publié un bénéfice net de 4,35 milliards d'euros, en progression de 33 % sur un an et supérieur aux attentes du marché. Les revenus ont augmenté de 12 % pour atteindre environ 14,1 milliards d'euros.

La banque de financement et d'investissement a enregistré une croissance de 13 % de ses revenus. Les activités actions et prime services ont progressé de 43 % et atteint un niveau record, même si les revenus obligataires sont restés pratiquement stables.

BNP Paribas a également atteint avec avance son objectif de ratio CET1 de 13 %, un élément important pour évaluer la solidité de son bilan. La banque avait confirmé ses objectifs financiers 2026 et 2028.

Le groupe cherche parallèlement à améliorer sa rentabilité structurelle.

Jean-Laurent Bonnafé vise à terme un coefficient d'exploitation proche de 50 %, notamment grâce aux réductions de coûts, à l'intelligence artificielle et à une simplification de l'organisation. À partir de 2027, BNP Paribas prévoit une amélioration d'environ deux points par an, avec un ratio inférieur à 56 % en 2028.

Un autre dossier apparaît également : CaixaBank étudie une éventuelle offre sur les activités Cetelem de crédit à la consommation en Espagne et au Portugal. Il s'agit à ce stade d'une réflexion rapportée par la presse espagnole, et non d'une transaction conclue.

Ces éléments suggèrent que la chute actuelle est davantage liée au changement brutal de l'environnement de marché qu'à une détérioration soudaine des comptes de BNP Paribas.

La chute ramène la valorisation à moins de huit fois les bénéfices

La correction a fortement réduit les multiples de BNP Paribas.

Les données disponibles le 1er octobre donnent un bénéfice par action sur douze mois d'environ 11,55 euros et un ratio cours/bénéfice proche de 8 fois. Le ratio cours/actif net ressort autour de 0,81 fois, pour une valeur comptable par action de 120,04 euros.

Le rendement du dividende affiché est proche de 5,95 %.

Ces multiples sont faibles en valeur absolue, mais leur interprétation dépend directement du risque macroéconomique.

Une banque peut se négocier durablement sous sa valeur comptable lorsque le marché anticipe une rentabilité insuffisante, une hausse du coût du risque ou des contraintes réglementaires et macroéconomiques plus importantes.

Le contexte français joue donc un rôle essentiel.

Une hausse durable des coûts de financement souverains peut peser sur les banques domestiques à travers les portefeuilles obligataires, les conditions de crédit et la perception générale du risque français.

À l'inverse, les résultats du deuxième trimestre montrent que BNP Paribas conserve une rentabilité élevée et un niveau de capital solide.

Conclusion : BNP Paribas arrive sur un premier test majeur à 91 euros

BNP Paribas traverse une correction particulièrement rapide.

Le titre est passé de 98,43 euros le 24 septembre à 91,54 euros le 1er octobre et abandonne plus de 12 % depuis son sommet de clôture de début septembre.

La dernière accélération ne semble pas provenir d'une nouvelle détérioration propre aux comptes de BNP Paribas. Elle accompagne surtout une correction généralisée des banques européennes et une hausse spectaculaire des rendements obligataires, particulièrement sensible en France.

Les fondamentaux récents restent plus solides : bénéfice trimestriel en hausse de 33 %, revenus en progression de 12 % et ratio CET1 de 13 %.

Mais à court terme, le marché se concentre sur le risque macroéconomique.

Le seuil de 91 euros constitue désormais la première défense. Une perte de ce niveau exposerait 88 euros puis, en cas de nouvelle accélération, 85 euros.

À l'inverse, un retour au-dessus de 95 euros constituerait le premier signe de stabilisation. La zone de 98-98,50 euros représente ensuite l'obstacle nécessaire à franchir pour commencer à neutraliser la dernière vague de baisse.

Avec un RSI proche de 29, BNP Paribas entre dans une zone de marché très tendue. Le comportement des rendements français devrait maintenant déterminer si cette situation provoque une stabilisation ou si la prime de risque appliquée aux banques françaises continue d'augmenter.

L'équipe de DailyForex.com est composée de traders, d'analystes et de rédacteurs du monde entier, chacun apportant une perspective unique sur le marché Forex et utilisant différentes stratégies pour vous aider à améliorer votre trading Forex.

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