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Brent : analyse technique, perspectives et niveaux clés

Par Dailyforex équipe

L'équipe de DailyForex.com est composée de traders, d'analystes et de rédacteurs du monde entier, chacun apportant une perspective unique sur le marché Forex et utilisant différentes stratégies pour vous aider à améliorer votre trading Forex. ...

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Le Brent repasse sous pression autour de 101 dollars après plusieurs semaines de mouvements extrêmes. La reprise des exportations de pétrole du Moyen-Orient et les annonces de libération de réserves stratégiques par les pays du G7 réduisent les craintes immédiates de pénurie, mais les tensions géopolitiques et les perturbations logistiques empêchent encore un véritable retour à la normale.

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Cette situation est importante bien au-delà du marché pétrolier. Un baril durablement supérieur à 100 dollars augmente les coûts du transport et de la production, avec un impact potentiel sur les prix, l'inflation et le coût de la vie. Pour les banques centrales, cette nouvelle pression énergétique complique également la conduite de la politique monétaire.

Les entreprises consommatrices d'énergie, les compagnies aériennes, les automobilistes mais aussi les investisseurs exposés aux matières premières sont directement concernés. Pour ceux qui suivent les actualités du trading, la question du mois d'octobre est désormais de savoir si l'amélioration des flux pétroliers permettra de faire retomber la prime géopolitique ou si les difficultés logistiques maintiendront durablement le Brent autour de 100 dollars.

Un mois marqué par des variations extrêmes du pétrole

Le cours du Brent fourni est passé de 97,00 dollars le 7 septembre à environ 101,09 dollars durant la séance du 5 octobre, soit une progression proche de 4,2 %.

Cette performance mensuelle relativement modérée masque pourtant une volatilité exceptionnelle.

Après 97 dollars le 7 septembre, le contrat décembre accélère à 101,21 dollars le 9 puis bondit de 6,34 % le 10 septembre, à 107,63 dollars.

Le mouvement se poursuit jusqu'à 108,75 dollars le 15 septembre, avec un sommet intrajournalier de 109,45 dollars.

La situation s'inverse ensuite brutalement.

Le Brent tombe à 103,87 dollars le 18 septembre avant de perdre 7,35 % le 21 septembre, à seulement 96,24 dollars.

Le point bas suivant intervient le 22 septembre à 93,68 dollars en séance.

Deux jours plus tard, nouveau retournement spectaculaire : le Brent gagne 8,64 % le 24 septembre, clôturant à 106,60 dollars.

Puis, dès le lendemain, il reperd 7,30 %.

La fin septembre reste extrêmement agitée, avant un nouveau bond de 4,37 % le 1er octobre.

Cette succession de mouvements montre que le marché réagit davantage aux nouvelles concernant le conflit et les flux physiques de pétrole qu'aux dynamiques traditionnelles d'offre et de demande.

Les exportations du Moyen-Orient se redressent

L'élément fondamental le plus important pour le début d'octobre est la reprise des flux pétroliers.

Selon les données rapportées par Reuters, les exportations de brut du Moyen-Orient ont dépassé leur niveau d'avant-guerre durant certaines journées de septembre. Les exportations régionales ont atteint plus de 18 millions de barils par jour pendant plusieurs séances.

Les flux passant par le détroit d'Ormuz ont également nettement récupéré.

Cette amélioration explique en partie pourquoi le Brent ne parvient plus à retrouver durablement les sommets proches de 110 dollars observés mi-septembre.

Le 5 octobre, le pétrole reculait encore après l'augmentation des exportations régionales et l'annonce par les pays du G7 de nouvelles mesures destinées à augmenter les disponibilités de pétrole sur le marché.

L'OPEP+ ne prévoit pas d'augmentation supplémentaire en novembre

L'autre actualité importante vient de l'OPEP+.

Le groupe a décidé le 4 octobre de maintenir inchangés ses objectifs de production pour novembre. De nouveaux ajustements importants de la politique de production semblent désormais peu probables avant 2027.

Cette décision réduit le risque d'un afflux supplémentaire de pétrole sur le marché.

Mais les quotas officiels ne racontent qu'une partie de l'histoire.

La capacité réelle de certains producteurs du Golfe à exporter leur production reste affectée par les infrastructures, la sécurité maritime et les coûts de transport.

Le Brent défend encore le seuil stratégique des 100 dollars

Les analyses techniques montrent un marché beaucoup plus équilibré que durant les fortes accélérations de septembre.

Le Brent évolue autour de 101 dollars pendant la séance du 5 octobre.

Niveau
Zone
Lecture
Résistance majeure
110 $
sommets de septembre
Résistance immédiate
104 $
zone testée début octobre
Cours du 05/10
≈ 101,09 $
séance en cours
Support immédiat
98 $
pivot de court terme
Support majeur
95 $
zone basse de septembre
MM50 simple
101,18 $
équilibre intermédiaire
MM200 simple
100,69 $
tendance longue

Le relevé technique disponible le 5 octobre à 07:37 GMT affiche un RSI(14) de 48,36. L'indicateur se trouve donc pratiquement au centre de son échelle, sans situation de surachat ou de survente.

Le MACD(12,26) ressort à +0,08, conservant un signal positif très faible. Le momentum haussier n'a donc pas complètement disparu, mais il est devenu fragile.

Les moyennes mobiles donnent une lecture intéressante.

La MM50 simple se situe à 101,18 dollars, presque exactement au niveau du marché, tandis que la MM200 ressort à 100,69 dollars. Le Brent reste donc au voisinage immédiat de ses deux grandes références.

La MM100 simple, à 99,37 dollars, reste également sous le marché.

À très court terme, la situation est moins favorable : les MM5, MM10 et MM20 sont situées autour de 101,50 à 101,74 dollars et génèrent des signaux de vente sur le relevé consulté.

Cette divergence résume bien la configuration : la tendance de fond reste soutenue par le maintien du pétrole autour de 100 dollars, tandis que le momentum immédiat s'affaiblit.

104 dollars constitue la première résistance

La première zone à reconquérir se situe autour de 104 dollars.

Le Brent a atteint 103,96 dollars le 1er octobre avant de revenir sous cette région.

Au-dessus, 106-107 dollars formerait une zone intermédiaire avant la résistance majeure des 110 dollars, qui correspond aux sommets atteints en septembre.

À la baisse, 98 dollars constitue le premier support.

Cette région a été travaillée à de nombreuses reprises fin septembre.

Sous 98 dollars, la zone des 95 dollars devient déterminante. Le contrat est descendu à 95,08 dollars le 21 septembre et jusqu'à 93,68 dollars le lendemain.

Une perte durable de 95 dollars modifierait donc sensiblement la structure mensuelle.

Les investisseurs utilisant des CFD ou des contrats dérivés devront également tenir compte de l'ampleur exceptionnelle des variations quotidiennes. Dans cet environnement, comparer les spreads, appels de marge et protections proposés par les meilleurs brokers devient particulièrement important.

Le prochain mois dépendra surtout d’Ormuz et des flux physiques

À l'horizon d'un mois, trois scénarios peuvent être envisagés.

Le premier correspond à une stabilisation entre 98 et 104 dollars.

Il s'agit de la zone la plus cohérente avec les indicateurs techniques actuels : RSI neutre, MACD légèrement positif et cours pratiquement confondu avec les MM50 et MM200.

Une amélioration progressive des exportations du Moyen-Orient pourrait maintenir le Brent dans cette région malgré la persistance d'une prime géopolitique.

Le deuxième scénario apparaîtrait avec un dépassement durable de 104 dollars.

Dans ce cas, le Brent pourrait revenir vers 106-107 dollars, puis tester de nouveau la région de 110 dollars.

Une telle accélération nécessiterait probablement un nouveau choc sur les infrastructures pétrolières, les tankers ou le détroit d'Ormuz.

Le troisième scénario serait déclenché par une baisse sous 98 dollars.

Le marché pourrait alors revenir vers 95 dollars. Sous ce niveau, la zone de 93-94 dollars observée en septembre redeviendrait accessible.

Le problème n'est plus seulement la quantité de pétrole

L'un des changements les plus importants du marché pétrolier actuel concerne la logistique.

Selon Reuters, les flux physiques se sont nettement améliorés, mais les coûts de transport et d'assurance restent extrêmement élevés. Les tarifs de certains pétroliers reliant le Moyen-Orient à l'Asie sont passés d'environ 30 000 dollars à jusqu'à 1,2 million de dollars par jour.

Les problèmes touchent également les raffineries.

Les attaques contre des infrastructures russes et les perturbations au Moyen-Orient ont réduit la flexibilité du système mondial de raffinage, particulièrement pour le diesel.

Cette situation explique pourquoi la reprise des exportations de brut ne provoque pas automatiquement un retour du pétrole aux niveaux observés avant le conflit.

Le directeur général de Saudi Aramco a d'ailleurs estimé le 5 octobre que les perturbations du transport, la baisse des capacités de raffinage et la reconstitution des stocks pourraient continuer d'influencer le marché pendant une période prolongée.

Points clés pour les traders

  • Le Brent reste autour de 101 dollars, quasiment au niveau de sa MM50 à 101,18 dollars et de sa MM200 à 100,69 dollars ; le RSI à 48,36 confirme un marché proche de l'équilibre.

  • 104 dollars constitue la première résistance importante ; un franchissement ouvrirait un espace vers 106-107 puis 110 dollars.

  • 98 dollars reste le premier support mensuel, avant 95 dollars ; une perte de cette zone signalerait un affaiblissement plus profond.

La reprise des exportations ne supprime pas le risque géopolitique

Le marché doit désormais arbitrer entre deux forces opposées.

D'un côté, la disponibilité du pétrole s'améliore.

Les exportations du Moyen-Orient ont fortement rebondi et ont même dépassé leurs niveaux d'avant-guerre pendant certaines journées de septembre.

L'OPEP+ a parallèlement choisi de ne pas modifier ses objectifs de novembre.

Le G7 intervient également sur le marché via des réserves stratégiques afin d'atténuer les tensions sur les prix des carburants.

De l'autre côté, le risque géopolitique reste exceptionnellement élevé.

Reuters rapportait début octobre une augmentation des attaques contre des tankers dans la région, tandis que le détroit d'Ormuz reste indispensable au commerce énergétique mondial. Environ un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de GNL transitent par ce passage stratégique.

Le résultat est un marché où la prime de risque peut disparaître ou réapparaître en quelques heures.

Les variations observées en septembre le montrent : -7,35 % le 21 septembre, +8,64 % le 24 puis -7,30 % dès le lendemain.

La demande reste un facteur secondaire face au choc géopolitique

Dans un environnement normal, les perspectives de demande mondiale joueraient un rôle beaucoup plus important.

Actuellement, elles sont éclipsées par les contraintes logistiques et géopolitiques.

La faiblesse éventuelle de la croissance mondiale pourrait théoriquement limiter la consommation de pétrole et exercer une pression baissière sur les prix.

Mais tant que les infrastructures du Moyen-Orient et les routes maritimes restent exposées, les traders accordent davantage d'importance à la disponibilité immédiate des barils qu'aux projections de demande à plusieurs trimestres.

C'est ce qui explique le maintien du Brent au-dessus de 100 dollars malgré la reprise spectaculaire des exportations régionales.

La décision inattendue de Saudi Aramco de réduire ses prix de vente officiels pour l'Asie en novembre à leur plus bas niveau depuis six ans constitue néanmoins un signal à surveiller. Les acheteurs asiatiques expliquent notamment cette réduction par l'explosion des coûts de fret.

Cette décision montre que les producteurs doivent désormais ajuster leurs prix pour compenser les coûts extraordinaires du transport.

Conclusion : les 100 dollars deviennent le pivot du Brent

Le cours du pétrole reste proche de 101 dollars le 5 octobre après un mois d'une volatilité exceptionnelle.

Depuis le 7 septembre, le contrat décembre progresse d'environ 4,2 %, mais cette performance masque des séances ayant enregistré des variations supérieures à 7 % dans les deux directions.

Fondamentalement, la situation est devenue plus équilibrée.

Les exportations du Moyen-Orient se redressent, l'OPEP+ maintient ses objectifs de production et le G7 mobilise des réserves. Ces facteurs réduisent la pression immédiate sur l'offre.

Mais le marché reste loin d'une véritable normalisation.

Les attaques contre les infrastructures et les navires, l'explosion des coûts de fret et les contraintes de raffinage maintiennent une prime géopolitique importante.

La configuration graphique reflète parfaitement cet équilibre.

Le RSI est neutre à 48,36, le MACD reste légèrement positif et le Brent évolue presque exactement sur ses MM50 et MM200.

Pour octobre, 98 et 104 dollars constituent donc les premières frontières.

Au-dessus de 104 dollars, le risque d'un retour vers 110 augmenterait.

Sous 98 dollars, 95 dollars redeviendrait le principal test.

Entre ces deux zones, le seuil psychologique des 100 dollars devrait rester le pivot central d'un marché pétrolier où la géopolitique et la logistique continueront probablement de provoquer une volatilité supérieure à la normale.

L'équipe de DailyForex.com est composée de traders, d'analystes et de rédacteurs du monde entier, chacun apportant une perspective unique sur le marché Forex et utilisant différentes stratégies pour vous aider à améliorer votre trading Forex.

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