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TotalEnergies : analyse technique, chute du cours et niveaux clés

Par Dailyforex équipe

L'équipe de DailyForex.com est composée de traders, d'analystes et de rédacteurs du monde entier, chacun apportant une perspective unique sur le marché Forex et utilisant différentes stratégies pour vous aider à améliorer votre trading Forex. ...

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TotalEnergies décroche en Bourse alors même que les prix de l'énergie restent extrêmement élevés. L'action a perdu environ 8 % depuis le 24 septembre, dont 3,07 % mercredi et encore 1,57 % jeudi. Cette pression contraste avec un Brent revenu au-dessus de 100 dollars le baril et avec des annonces favorables aux actionnaires présentées lors de la journée investisseurs du groupe.

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Ce mouvement mérite l'attention car TotalEnergies représente l'un des poids lourds du CAC 40 et constitue une exposition directe aux prix mondiaux du pétrole, du gaz et de l'électricité. La flambée de l'énergie soutient potentiellement ses résultats, mais elle alimente parallèlement l'inflation, le coût de la vie et la remontée des taux obligataires, créant un contexte économique beaucoup plus volatil.

Pour les investisseurs qui suivent les actualités financières, le paradoxe est donc important : les fondamentaux énergétiques restent solides et TotalEnergies augmente les distributions aux actionnaires, mais le marché prend brutalement ses bénéfices après la forte progression enregistrée depuis le début de l'année.

Le sommet au-dessus de 81 euros a déclenché de fortes prises de bénéfices

TotalEnergies avait encore atteint 81,24 euros en séance le 24 septembre avant de clôturer à 81,05 euros.

Depuis, la dynamique s'est complètement retournée.

Le titre termine à 79,99 euros le 25 septembre, puis reste pratiquement stable à 80 euros le 28. La baisse accélère ensuite : -2,38 % le 29 septembre à 78,10 euros, -3,07 % le 30 septembre à 75,70 euros et -1,57 % le 1er octobre à 74,51 euros.

Entre les clôtures du 24 septembre et du 1er octobre, la perte atteint ainsi environ 8,1 %.

Cette correction est d'autant plus remarquable que les nouvelles propres à TotalEnergies sont loin d'être uniformément négatives.

Lors de sa présentation stratégique du 28 septembre, le groupe a confirmé viser une croissance annuelle de sa production totale d'énergie de 4 % jusqu'en 2030. La production de pétrole et de gaz doit progresser de plus de 3 % par an entre 2025 et 2030, tandis que la génération électrique doit augmenter de plus de 20 % par an.

TotalEnergies prévoit surtout une augmentation de son free cash-flow d'environ 10 milliards de dollars entre 2025 et 2030 à environnement de prix constant, soit plus de 4 dollars supplémentaires par action.

Les annonces concernant les actionnaires ont également été renforcées.

Le conseil prévoit une hausse du dividende supérieure à 5 % par an jusqu'en 2030. Les rachats d'actions doivent atteindre 2,5 milliards de dollars au quatrième trimestre 2026, contre 1,5 milliard lors des trimestres précédents, puis entre 2 et 2,5 milliards au premier trimestre 2027.

Le groupe maintient parallèlement son objectif de distribuer au moins 40 % de son cash-flow aux actionnaires tout en visant un ratio d'endettement inférieur à 10 % dès la fin de 2026.

Le marché ne sanctionne donc pas une réduction du retour aux actionnaires. La correction intervient au contraire après son renforcement.

Une partie du mouvement peut ainsi être interprétée comme des prises de bénéfices après un parcours très important : même après la baisse récente, les données de MarketScreener indiquaient encore une progression d'environ 34 % depuis le début de l'année au 1er octobre.

La chute sous 76 euros détériore fortement le momentum

Les analyses techniques montrent une dégradation rapide.

Le relevé quotidien disponible le 30 septembre à 15 h 40 GMT donnait un RSI à 14 périodes de 27,45. Le titre était donc déjà entré dans la zone généralement qualifiée de survente, sous 30.

Le MACD à 12 et 26 périodes ressortait parallèlement à -1,00 avec un signal vendeur. L'ADX atteignait 62,91, tandis que la synthèse des indicateurs comme celle des moyennes mobiles affichait « Strong Sell ».

La MM50 simple ressortait à 79,07 euros et la MM200 à 78,58 euros dans ce même relevé. Avec une clôture désormais à 74,51 euros, le titre se situe nettement sous ces deux références.

Niveau
Zone
Lecture
Résistance supérieure
78,00 €
ancienne zone de soutien
MM200*
78,58 €
tendance longue
MM50*
79,07 €
référence intermédiaire
Résistance immédiate
76,00 €
premier seuil à reconquérir
Clôture du 01/10
74,51 €
niveau actuel
Support immédiat
73,70 €
plus bas récent
Support majeur
72,00 €
prochaine zone psychologique

* MM50 et MM200 relevées le 30 septembre à 15 h 40 GMT.

Le premier niveau important est désormais 73,70 euros, pratiquement atteint durant la séance du 1er octobre avec un plus bas à 73,70 euros.

Sa perte exposerait la région des 72 euros.

À la hausse, 76 euros devient la première résistance. Ce niveau correspond également à une zone travaillée début septembre.

Une reconquête de 76 euros permettrait de viser 78 euros. Au-dessus, les MM200 et MM50 relevées autour de 78,58 et 79,07 euros constituent une zone de résistance supplémentaire.

Le RSI très bas augmente parallèlement la possibilité d'une réaction de court terme, mais une situation de survente ne constitue pas à elle seule un signal de retournement.

La forte volatilité récente rend aussi les conditions d'exécution importantes pour les investisseurs utilisant des CFD. Les spreads, frais de financement et protections contre les pertes proposés par les meilleurs brokers peuvent avoir davantage d'impact lorsque le titre enchaîne plusieurs séances de forte amplitude.

Les prochaines séances devraient se jouer autour de 73,70 euros

À l'horizon de quelques séances à une semaine, le comportement autour de 73,70 euros devrait être déterminant.

Le premier scénario repose sur la défense de ce niveau.

Après une chute supérieure à 8 % depuis le 24 septembre et avec un RSI déjà inférieur à 30 dans le dernier relevé disponible, une réaction pourrait permettre au titre de tester 76 euros. Une reconquête de ce seuil ouvrirait ensuite la voie vers 78 euros.

Un retour durable au-dessus de 78,50-79 euros serait beaucoup plus significatif puisque le titre retrouverait alors la région de ses MM200 et MM50.

Le deuxième scénario correspond à une stabilisation entre 73,70 et 76 euros. Le marché pourrait chercher un équilibre après trois séances de baisse rapide, tout en évaluant les nouvelles perspectives communiquées par la direction.

Le troisième scénario apparaîtrait sous 73,70 euros.

Une clôture sous ce niveau augmenterait le risque d'une poursuite vers 72 euros. En cas de nouvelle accélération vendeuse, la région des 70 euros deviendrait ensuite la prochaine référence psychologique.

Les signaux de trading devront toutefois être confrontés à une variable fondamentale extrêmement volatile : le pétrole.

Le Brent a terminé septembre à 103,50 dollars le baril, en hausse de 14 % sur le mois, alors que les négociations entre Washington et Téhéran restent difficiles.

Le 1er octobre, le Brent évoluait encore autour de 101 dollars après la décision de raffineurs chinois de suspendre leurs exportations de produits pétroliers en octobre, renforçant les tensions sur l'offre mondiale de carburants.

Des incidents dans le détroit d'Ormuz entretiennent également une prime géopolitique : trois pétroliers ont été touchés par des projectiles alors qu'ils traversaient le détroit.

Pour TotalEnergies, des prix élevés du pétrole et du gaz sont généralement favorables aux flux de trésorerie de l'amont et aux marges de certaines activités. Mais une hausse excessive peut aussi dégrader l'environnement macroéconomique en alimentant l'inflation et les taux.

Points clés pour les traders

  • 73,70 euros constitue le premier support après la chute de plus de 8 % depuis le 24 septembre ; sa perte exposerait 72 euros.

  • 76 puis 78 euros sont les premières résistances, tandis que les MM200 et MM50 ressortaient respectivement à 78,58 et 79,07 euros dans le dernier relevé disponible.

  • Le RSI à 27,45 signalait déjà une situation de survente le 30 septembre, mais le MACD négatif et la position sous les principales moyennes mobiles maintiennent un momentum fragile.

TotalEnergies renforce pourtant ses promesses aux actionnaires

Le contraste entre la baisse boursière et les dernières annonces stratégiques est particulièrement marqué.

TotalEnergies vise désormais une croissance annuelle de 4 % de sa production globale d'énergie jusqu'en 2030 et prévoit une augmentation du free cash-flow de 10 milliards de dollars entre 2025 et 2030 à prix constants.

La direction prévoit également des investissements nets compris entre 14 et 17 milliards de dollars par an sur la période 2027-2032.

Le groupe veut continuer à développer simultanément ses deux piliers.

Dans le pétrole et le gaz, il dispose de projets en Namibie, au Nigeria, en Libye, en Malaisie, au Mozambique et en Papouasie-Nouvelle-Guinée. TotalEnergies estime disposer de plus de douze années de réserves prouvées et ambitionne une croissance de sa production Oil & Gas de 2 % à 3 % par an entre 2030 et 2035.

Dans l'électricité, le groupe vise une génération annuelle de 100 à 120 TWh en 2030, contre une part encore plus limitée aujourd'hui. L'électricité devrait alors représenter environ 20 % du mix énergétique de TotalEnergies.

La stratégie d'expansion se poursuit également géographiquement.

Le 1er octobre, Patrick Pouyanné a annoncé que TotalEnergies prévoyait d'investir 10 milliards de dollars en Argentine dans différents projets, notamment de nouveaux puits en Terre de Feu et une augmentation de la production gazière à Neuquén.

Quelques jours auparavant, le groupe avait également pris avec SOCAR et XRG la décision finale d'investissement concernant le développement complet du champ gazier et de condensats d'Absheron en Azerbaïdjan.

Ces investissements augmentent la capacité de production future, mais impliquent aussi d'importants besoins en capitaux et une exposition durable au cycle énergétique.

Une valorisation redevenue plus modérée après la correction

La chute récente a mécaniquement réduit les multiples de valorisation.

Au 1er octobre, MarketScreener estimait le PER 2026 de TotalEnergies autour de 7,53 fois les bénéfices, contre 8,30 fois pour 2027 et 8,86 fois pour 2028. Le ratio cours/actif net ressortait autour de 1,51 fois pour 2026.

Ces multiples doivent toutefois être interprétés en tenant compte du caractère cyclique des résultats pétroliers.

Avec un Brent autour de 100 dollars, les bénéfices peuvent bénéficier d'un environnement particulièrement favorable. Une normalisation rapide du pétrole réduirait mécaniquement cette contribution.

À l'inverse, TotalEnergies a renforcé son mécanisme de redistribution.

Les rachats d'actions atteindront 2,5 milliards de dollars au quatrième trimestre et entre 2 et 2,5 milliards au premier trimestre 2027. Le dividende doit progresser de plus de 5 % par an jusqu'en 2030 et le groupe confirme un retour aux actionnaires représentant au moins 40 % du cash-flow.

TotalEnergies considère d'ailleurs lui-même que son action reste sous-évaluée par rapport aux grandes compagnies pétrolières britanniques et américaines, argument avancé par le groupe pour justifier la poursuite de ses rachats d'actions. Cette appréciation reste naturellement celle de la société, et non une conclusion indépendante sur la valorisation.

Conclusion : TotalEnergies doit maintenant défendre 73,70 euros

La correction de TotalEnergies présente une configuration inhabituelle.

Le titre abandonne environ 8 % depuis le 24 septembre alors que le Brent reste proche de 100 dollars, que le groupe relève ses rachats d'actions et qu'il promet une croissance annuelle du dividende supérieure à 5 % jusqu'en 2030.

Cette divergence suggère que le marché digère surtout un parcours boursier auparavant très favorable, dans un environnement global où la flambée de l'énergie alimente simultanément les inquiétudes sur l'inflation et les rendements obligataires.

La situation de court terme reste néanmoins fragile.

À 74,51 euros, le titre se rapproche du support de 73,70 euros. Sa perte exposerait 72 euros puis potentiellement 70 euros.

À l'inverse, un retour au-dessus de 76 euros constituerait une première stabilisation. La zone de 78-79 euros représente un obstacle beaucoup plus important, puisqu'elle correspond à d'anciens niveaux de soutien et à la région des principales moyennes mobiles dans le dernier relevé disponible.

La prochaine phase dépendra donc de deux forces opposées : une configuration de marché profondément détériorée à court terme et des fondamentaux énergétiques qui restent, pour l'instant, soutenus par des prix élevés et une politique généreuse de retour aux actionnaires.

L'équipe de DailyForex.com est composée de traders, d'analystes et de rédacteurs du monde entier, chacun apportant une perspective unique sur le marché Forex et utilisant différentes stratégies pour vous aider à améliorer votre trading Forex.

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